Loisirs et jeux

5 trucs pour survivre à un road trip avec jeunes enfants

5 trucs pour survivre à un road trip avec jeunes enfants

5 trucs pour survivre à un road trip avec jeunes enfants Auteur : Andrée-Anne Guénette

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5 trucs pour survivre à un road trip avec jeunes enfants

Petite, j'ai toujours fait de la route pour les vacances. On s'empilait dans notre Chrysler 1981 et plus tard, notre Grand Caravan 1987 et nous quittions les vastes forêts d'épinettes du nord, direction Midwest américain pour visiter nos grands-parents.

Quand tout se passait bien, c'était un bon 13 heures de route avec peu d'arrêts (t'avais affaire à ne pas rater ta chance de faire pipi, car peu de choses exaspéraient autant mon père qu'une petite voix qui annonçait, peu de temps après une halte, "J'ai envie!").

Quand tu viens "du Nord", t'as l'habitude des longues distances sur la route. Tu ne sourcilles même pas quand ton père t'annonce, un été, qu'il t'amène en voiture jusqu'aux Rocheuses... du Colorado. Pis que tant qu'à être là, qu'on poursuit jusqu'au Nouveau-Mexique, l'Arizona... et pourquoi pas revenir plutôt par la route du Sud pour traverser le Texas, l'Arkansas, faire un croche par Memphis pour visiter la maison d'Elvis ou passer une journée à Oklahoma City (bof, vraiment, vous pouvez vous en passer).

Depuis toujours, la route fait partie de ma vie, alors quand j'ai eu mes enfants, c'était tout naturel de continuer à faire des road-trips avec eux. Il n'y a de miracles quand on prend la route et le succès de la patente dépend beaucoup de variables qui sont hors de notre contrôle: la météo, le mal de transport, le bon fonctionnement de la mécanique automobile, les travaux ou accidents de la route. Mais il y a des choses qu'on contrôle aussi. Et c'est là-dessus qu'on peut agir pour mettre toutes les chances de notre côté.

Voici quelques perles de sagesse durement gagnées au fil des milliers de kilomètres de bitume avalés.

1.  Prévoir des pauses... délicieuses.  La 401, qui traverse l'Ontario d'Est en Ouest, de la frontière du Québec, jusqu'à la frontière américaine, c'est pas follement amusant comme route. 821 kilomètres de plat. Des champs surtout et environ 200 kilomètres de banlieue torontoise, le tout agrémenté d'environ 40 haltes identiques où on propose la même chaîne de café et les mêmes fast-food. Pour faire des découvertes culinaires, on a vu mieux. Si bien qu'on a compris que si on voulait manger un peu vert et ne pas succomber à la léthargie d'après fast-food en après-midi, il faut quitter la route. Maintenant, on note les villes et villages qu'on croisera autour de l'heure des repas et on s'aventure. Pas besoin d'être exotique ou de prendre un temps fou. Je vous conseille: de manger à l'épicerie! Avec ses bars à salades, ses fruits frais, ses cafés, poulet BBQ et tables intérieures et extérieures,  c'est parfait. En plus, on peut palier aux petits oublis (essuie-tout, mouchoirs, de l'eau ou des biscuits pour l'après-midi).

2. Partir vraiment tôt le matin. Si on a vraiment plusieurs heures de route à faire, on peut "prendre de l'avance" sur la journée en quittant tôt. Vraiment tôt. Il faut tout préparer les bagages le soir avant, tout placer sur le bord de la porte de la maison, et au matin, n'avoir qu'à préparer le café et empaqueter l'auto. À la dernière minute, on prend les enfants, encore en pyjama, on les met dans l'auto et on les laisse finir leur nuit dans l'auto (ça aide en plus avec mon #5!). En plus, on s'évite l'heure de pointe!

3. S'arrêter... et courir! La plupart des haltes routières comptent au moins un peu de gazon où petits et grands peuvent  s'étirer et se dégourdir les jambes (attention aux cacas de chien, par contre!). Ça fait tellement du bien de pouvoir courir, sauter, grimper aux arbres ou faire une petite partie de soccer impromptue. Si vous avez le temps de préparer, le soir avant, un pique-nique, rien de tel que de s'installer au grand air sur une couverture pour manger dehors.

4.  Se donner le temps. On ne peut pas faire ce que je propose en #1 et #3 si on doit arriver vite, vite, vite à destination. C'est vrai que la route n'est pas souvent la plus belle partie du voyage, mais puisqu'il faut la faire, aussi bien la rendre le moins désagréable que possible. Prendre quelques minutes pour rentrer dans un village qu'on a jamais visité et arrêter jouer dans les modules au parc, faire un petit croche par un site historique où on risque d'apprendre quelque chose d'intéressant, ou même savourer un cornet de crème glacée tout doucement dans le gazon, ça change toute l'allure d'une journée. Pour les bébés et les tout-petits, c'est aussi l'occasion de sortir de leur foutu siège d'auto où ils sont attachés si serrés.

5.  Faire n'importe quoi pour éviter un maximum de chicanes. Y'a rien qui casse un party comme "Maman, il m'a pincé" ou "Il a touché mon bord du siège!" Je ne fais qu'y penser et j'ai des frissons. Ainsi, dans l'espace exigu d'une voiture, des fois il faut acheter la paix. Certaines mamans ne jurent que par le DVD et les films Disney en boucle. D'autres par des CD-jeux qui proposent des comptines, chansons, et autres jeux de "trouver les autos rouges". Ma collègue m'a raconté avoir empilé un maximum de bagages entre ses deux filles pour qu'elles ne puissent ni se voir, ni se toucher. (Parce que, soyons francs: la ligne imaginaire qui divise le siège en deux et que personne n'est supposée franchir n'est pas très dissuasive!) Franchement, il faut ce qui faut. Et pas de honte à avoir d'avoir vos techniques bien à vous.

Sur ce, je vous souhaite d'excellentes vacances. Et je ne vous blâmerai pas une miette si vous décidez plutôt de prendre l'avion.

À lire :  notre dossier Vacances en famille

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