Grossesse

Histoires de prénoms

Histoires de prénoms

Thinkstock Photographe : Thinkstock Auteur : Coup de Pouce

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Histoires de prénoms

Comme dans le temps!

«Quand je suis devenue enceinte de mon premier enfant, mon chum m'a dit: "Si c'est un gars, je veux qu'il porte un nom de roi. Pourquoi pas Louis-Philippe?" Comme c'était le nom de mon grand-père, j'ai accepté. Pour le deuxième, on avait une liste de quatre ou cinq noms. Un jour, Louis-Philippe - qui avait à peine 2 ans - a décidé qu'il s'appellerait bébé Émile. Difficile de changer, mais ça me plaisait beaucoup. Pour le troisième, même manège: de notre liste, Louis-Philippe - qui allait avoir 4 ans - a choisi Léonard. Et les garçons se sont mis à l'appeller bébé Léonard. On pourra dire que mon petit roi a choisi lui-même le prénom de ses deux petits frères.»
Annie-France, mère de Louis-Philippe, Émile et Léonard (5, 3 et 1 an)

«Mon conjoint adorait le prénom Louis mais, pour moi, c'était trop commun. Je lui ai proposé Émile, que je trouvais doux, calme. "Non", qu'il m'a répondu... Nous avons négocié autant comme autant, sans arriver à nous entendre. Finalement, nous avons opté pour Louis-Émile! Un heureux mélange des deux prénoms qu'on aimait séparément et qui forment maintenant un superbe nom pour notre bébéloup!»
Élise, mère de Louis-Émile (1 1/2 an)


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Amical ou personnalisé

«Petite, j'avais un ami qui s'appelait Julien et que j'aimais beaucoup. Quand je suis devenue enceinte, j'ai eu envie d'appeler mon bébé ainsi même si je n'avais pas vu ce garçon depuis plus de 15 ans. Au secondaire, mon conjoint avait connu un Julien avec qui il ne s'entendait pas du tout. En parlant, nous nous sommes rendu compte que c'était le même gars! "Quand je vais voir notre bébé, je vais toujours penser à lui!", disait-il. Un million de discussions plus tard, nous avons décidé, malgré ses réticences, d'appeler notre bébé Julien. Mon amoureux n'a plus jamais pensé à notre "ami"!»
Sophie, mère de Julien, Étienne et Édouard (7, 5 et 2 ans)

«Nous étions d'accord pour le prénom d'une fille, soit Marianne. Pour un garçon, nous n'arrivions pas à nous entendre. Mon conjoint aimait Jules, car il voyait un marin à la barre de son voilier. Pour moi, c'était un nom de vieux monsieur, inapproprié pour un bébé. Nous en étions donc arrivés à un compromis: Julien. À l'accouchement, c'est un garçon qui est arrivé. Mais après lui avoir vu la "bette", d'un commun accord et sans discussion, nous l'avons appelé Guillaume.»
Thérèse, mère de Guillaume (22 ans)

Jeux de mots ou de hasard

«Quand j'étais enceinte de mes jumeaux, je pensais avoir une fille et un garçon. J'ai choisi le prénom du garçon en souvenir de l'émission Le roi Léo. Pour moi, ce lion était synonyme de force et de détermination. Pour la fille, le prénom Zoé m'avait toujours inspirée, et je voulais que les noms des deux bébés aient seulement une lettre de différence. Quand on a su qu'on attendait deux garçons, mon fils de 8 ans m'a proposé de tourner le Z pour en faire un N, ce qui donnerait Noé. En plus, l'arche de Noé représente un miracle à mes yeux. Souffrant d'anorexie, je n'étais pas supposée avoir d'autres enfants. Après deux fausses couches, la naissance des jumeaux était bien plus qu'un miracle dans ma vie.»
Véronique, mère de Jérémy, de Léo et de Noé (12, 4 et 4 ans)

«Quand nous avons su que nous attendions un garçon, nous avons commencé à chercher des prénoms, mais rien ne fonctionnait. J'ai donc pris le dictionnaire des noms propres et je l'ai ouvert au hasard. Je suis tombée sur un pape prénommé Félix. Voilà, son prénom était choisi!»
Julie, mère de Félix et de Jacob (3 et 1 1/2 an)

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Attention aux préjugés

«Notre choix est généralement influencé par les prénoms de gens qu'on a connus. Dans notre cas, cela était exacerbé par le fait que mon chum, étant enseignant, voit des centaines d'Alex tannants et de Florence tranquilles. Alors, chaque fois que je lui proposais un nom que j'aimais, j'avais droit à son analyse socio-scolaire... Finalement, on a choisi des prénoms qu'il n'avait pas eu dans ses classes, et on s'est bien entendus.»
Marie-Annick, mère de Raphaëlle et de Mathilde (5 et 1 1/2 an)

Le choix de papa

«Mon mari appelait notre bébé Alexandra depuis le début de ma grossesse, sans savoir si c'était un gars ou une fille. Quand nous avons su que nous attendions bien une petite fille, je lui ai dit que je trouvais ce prénom trop long. Il était très déçu. Puis, j'ai pensé que le plus beau cadeau que je pouvais lui faire était de lui permettre de s'approprier un peu ma grossesse en lui laissant choisir le prénom de sa fille. Depuis, il est beaucoup plus impliqué et parle sans arrêt de sa future princesse. Et moi, je suis remplie de bonheur de voir l'homme de ma vie se réjouir autant de devenir père.»
Chloé, future maman d'Alexandra

Question de culture

«Ma fille s'appelle Heidi Jassinger. Son père est un anglophone d'origine hongroise. On cherchait donc un nom qui se disait de la même façon en français et en anglais. Un jour, Tom m'a dit qu'il avait entendu le prénom Heidi et qu'il aimait bien ça. Joli, facile à prononcer dans les deux langues, il se mariait bien avec le nom de famille. Beaucoup de gens croient que ça vient de l'histoire de Heidi dans les montagnes, mais pas du tout!»
Brigitte, mère de Heidi (11 ans)

«On devait trouver un prénom qui marchait dans nos deux langues, le français et le hollandais. Ma belle-mère me suggérait des noms comme Yves ou Bernadette.... Elle ne comprend pas qu'ici il y a des modes et des époques pour les prénoms. Finalement, on a choisi Ludo. Pas Ludovic, parce que ça n'existe pas en hollandais (ce serait Lodewijk... trop compliqué au Québec!). Notre fils passera sûrement sa vie à dire "Pas Ludovic, juste Ludo! " mais tant pis! Au moins, ses grands-parents pourront prononcer son nom!»
Marie-Hélène, mère de Léonie et de Ludo (3 ans et 4 mois)

Entente cordiale

«Mon conjoint et moi ne nous entendons jamais sur rien! Ce n'est pas dramatique, c'est même souvent loufoque. Mais nous devions tout de même arriver à un consensus pour les prénoms de nos enfants. Pour notre fille, il voulait Alexa; moi, Alexia. Après l'accouchement, j'ai imposé mon choix... Il se sentait tellement mal de ne pas avoir pu souffrir un peu à ma place qu'il a accepté, à condition d'avoir le dernier mot pour notre deuxième bébé. Pour notre garçon, il avait une liste de prénoms en tête, j'avais la mienne. Un seul se trouvait sur les deux listes: Lucas. Ce n'était pas notre préféré, mais nous l'aimions tous les deux. Nous avons compris que nous devions mettre de l'eau dans notre vin tous les deux.»
Nadine, mère d'Alexia et de Lucas (3 1/2 ans et 8 mois)

C'est bébé qui choisit!

«À l'hôpital, on hésitait entre Morgane et Rosie pour notre seconde fille. Le deuxième jour, elle pleurait beaucoup, et mon mari la berçait en lui parlant doucement. Après un moment, on s'est rendu compte que, quand il chuchotait "Morgane, Morgane...", elle continuait de pleurer. Mais quand il disait "Rosie, Rosie...", elle se calmait. Alors, elle s'appelle Rosie. On peut presque dire que c'est elle qui a choisi son nom...»
Gabrielle, mère d'Arielle, d'Émeryck et de Rosie (7, 4 et 2 ans)

Témoignages recueillis par Claudine St-Germain

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