Grossesse

Accoucher selon ses valeurs

Accoucher selon ses valeurs

iStockphoto.com Photographe : iStockphoto.com Auteur : Coup de Pouce

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Accoucher selon ses valeurs

Votre test de grossesse est positif? C'est déjà temps de se demander qui vous accouchera dans neuf mois. Est-ce ce sera un obstétricien-gynécologue, un médecin de famille ou une sage-femme? Survol des différentes possibilités qui s'offrent à vous.

Obstétriciens-gynécologues
Au Québec, on compte 312 obstétriciens-gynécologues: ils assurent le suivi médical de 60% des accouchements se déroulant dans les hôpitaux. À titre de spécialistes en périnatalité, ils sont formés pour suivre les femmes qui ont une grossesse à risque. Ils agissent également comme consultants-experts auprès des autres professionnels de la santé, et ils sont les seuls médecins pouvant pratiquer des césariennes. Leur formation est davantage axée sur l'accouchement avec complications que sur l'accouchement physiologique.

Des femmes enceintes non à risque font appel à eux pour le suivi de leur grossesse. Elles ne savent pas toujours que des médecins de famille ou des sages-femmes peuvent aussi le faire.

Omnipraticiens
Au Québec, on compte 392 omnipraticiens: ils assurent le suivi médical de 38,5% des accouchements se déroulant dans les hôpitaux. Ils accompagnent des femmes enceintes à moyen risque ou non à risque, et privilégient généralement une approche médicale holistique. Parfois, ils deviennent le médecin de famille, une fois que le bébé est né.

Accoucher avec une sage-femme
Au Québec, moins d'une centaine de sages-femmes assurent le suivi médical de 1,5% des accouchements se déroulant dans les hôpitaux, les maisons de naissance et aux domiciles des parents accompagnés. Leurs services sont couverts par la Régie de l'assurance maladie du Québec (RAMQ). Elles suivent des femmes enceintes non à risque et leur formation est axée sur l'accouchement physiologique. Lors des rencontres prénatales, elles disposent davantage de temps que les médecins.

Elles effectuent les examens médicaux habituels de la femme enceinte et, puisque la plupart d'entre elles accompagnent leurs patientes dans des maisons de naissance, elles proposent des accouchements sans anesthésie péridurale. Lors de complications, elles sont habilitées à intervenir, ont les compétences, de l'équipement et des médicaments pour affronter certains problèmes.

Quel lieu de naissance choisir?
Encore une fois, chaque lieu comporte ses avantages et ses inconvénients. Des études ont déjà montré que la sécurité est la même quel que soit l'endroit de naissance. Quel sera votre coup de coeur?

Accoucher à l'hôpital
Au pays, plus de 98 % des accouchements se font dans ce type d'établissement au pays; un médecin effectue en moyenne 600 accouchements par année. À moins d'être présent à l'hôpital pendant son tour de garde, il arrive à l'hôpital seulement en phase active avancée. Entre-temps, les infirmières et les résidants universitaires suivent la maman de près.

Au cours d'un accouchement, il y a souvent plusieurs intervenants différents, qui travaillent en équipe. Un nombre grandissant d'hôpitaux se montrent ouverts aux demandes particulières des parents. Toutefois, certaines infirmières et médecins demeurent interventionnistes pendant l'accouchement.

Si vous vous sentez incapable de faire face à la douleur pendant le travail, vous pouvez avoir une anesthésie péridurale. En cas de complications, vous êtes déjà hospitalisée. Fait à noter: la femme et le bébé peuvent être exposés à des microbes comme la bactérie C. difficile.

Accoucher dans une maison de naissance
Selon un sondage SOM réalisé pour le ministère de la Santé et des Services sociaux, en juillet 2005, 15% des Québécoises accoucheraient en maisons de naissance, s'il y avait davantage d'établissements du genre disponibles.

Le gouvernement Charest devait déposer une nouvelle politique en périnatalité au printemps 2007, puis reportée en janvier 2008. Elle devrait prévoir l'ouverture de 20 maisons de naissance, en 10 ans. À ce jour, on compte neuf maisons de naissance au Québec. Un nouvel établissement devrait être inauguré prochainement à Limoilou, dans la région de Québec.

Une dizaine de sages-femmes travaillent dans une maison de naissance. En moyenne, chacune d'entre elle effectue une quarantaine d'accouchements par année et assiste une collègue pour une quarantaine d'autres accouchements.

Les parents bénéficient d'installations particulières comme de grands bains de naissance, et la mère subit moins d'interventions médicales comme les inductions, les forceps et la césarienne. Lors de certaines complications en cours d'accouchement (environ 15% des cas), la mère et le bébé sont transférés dans un hôpital.

Accoucher à la maison des parents
Toujours selon le même sondage, 9% des Québécoises désireraient donner vie à leur enfant auprès d'une sage-femme, dans le confort de leur foyer. Depuis le printemps 2005, cette pratique est permise au Québec.

Les parents se sentent en confiance puisqu'ils se trouvent dans un contexte d'intimité familier. La mère subit moins d'interventions médicales comme les inductions, les ventouses et la césarienne. Si des complications surviennent en cours d'accouchement (environ 15 % des cas), la mère et le bébé sont transférés dans un hôpital.

Naissances et interventions, en chiffres
- En 2006-2007, 352 800 enfants sont nés au Canada. C'est le nombre de naissances le plus élevé enregistré au pays depuis dix ans.

- Plus précisément, il y a eu 82 100 naissances au Québec, comparativement à 76 341 naissances l'année précédente (hausse de 8%), ce qui représente une moyenne de 1,62 enfant par Québécoise.

- En 2005-2006, les Québécoises ont davantage eu recours à l'anesthésie péridurale (68%) que leurs consoeurs canadiennes (54%). Ce taux était moindre (60%) au Québec, quatre ans auparavant.

- Toujours selon la même période, 23% des Québécoises ont vécu une césarienne, une donnée légèrement plus basse que l'ensemble des Canadiennes (26%).

- Le taux d'accouchement vaginal après césarienne (AVAC) s'est pour sa part situé à 18%, au Québec. Or, cette donnée s'élevait à 38,5%, en 1997.

- Les Québécoises ont également subi davantage d'épisiotomies (31%) que l'ensemble des Canadiennes (24%).

- Mais, bonne nouvelle: les médecins canadiens ont davantage fait appel à la ventouse qu'aux forceps. Près de 10% d'entre eux utilisaient la ventouse et 3,7% les forceps.
  

Lire notre dossier sur la grossesse.

Sources
Donner naissance au Canada
 

Statistiques Canada

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