A-t-on tendance à punir plus vite que notre ombre? Envoie-t-on notre enfant réfléchir ou lui retire-t-on un privilège chaque fois qu'il se comporte mal? Pourtant, dans plusieurs cas, il est préférable de ne pas punir.

«Les punitions n'apprennent pas à l'enfant à adopter des comportements acceptables, mais développent plutôt son sentiment d'être "méchant"», affirme l'infirmière et psychothérapeute Brigitte Racine, auteure de La Discipline, un jeu d'enfant (Éditions du CHU Sainte-Justine). Elle propose plutôt d'intervenir en misant sur la réparation et la responsabilisation. Quelques exemples.

1. Il insulte son frère.

L'intervention: On exige qu'il s'excuse et énumère trois qualités qu'il apprécie chez son frère, exemples à l'appui.

Pourquoi: «Lui enlever une heure de jeux vidéo ne réparera pas la peine qu'il a causée et ne lui apprendra pas le respect des autres, alors que complimenter son frère lui donne l'occasion de se comporter comme une bonne personne.»

2. Il nous fait attendre quand on va le chercher au service de garde.

L'intervention: On lui explique que dorénavant il devra nous redonner les minutes qu'il nous fait perdre en accomplissant des tâches le soir.

Pourquoi: «C'est une façon constructive de le responsabiliser. Mais attention: on doit lui donner des corvées. Sinon, il continuera à nous faire attendre.»

3. Il laisse traîner ses affaires.

L'intervention: On lui demande s'il a des idées pour être plus ordonné. S'il n'en a pas, on lui dit qu'on mettra ses traîneries dans une boîte au sous-sol (ou dans un autre endroit un peu difficile d'accès). Quand il en aura besoin, il devra aller les chercher. Pour éviter cela, il doit ranger ses choses. Il a le choix (et on insiste sur ce point).

Pourquoi: «Comme son désordre lui coûtera un effort, il jugera peut-être plus simple de ranger du premier coup.» Et si ce n'est pas le cas, on lui apprendra au moins à assumer les conséquences de ses choix.

 

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