Junior, 4 ans, fait la sourde oreille ou s'oppose à nos demandes? «Pourquoi écouterait-il du premier coup? questionne Brigitte Racine, psychothérapeute et auteure de La Discipline, un jeu d'enfant (Éditions du CHU Sainte-Justine, 2008). Il sait qu'on répétera plusieurs fois (de trois à sept en moyenne) et qu'on ne mettra probablement pas nos menaces à exécution. De plus, il obtient de l'attention, ce qui est très important pour lui.»

Pour rendre notre petit contestataire plus obéissant, elle propose la stratégie suivante:

  • On annonce nos nouvelles couleurs: «À partir de maintenant, je vais faire mes demandes une fois. Si tu ne bouges pas dans les trois secondes, j'irai te chercher.»
  • La prochaine fois qu'il n'obtempère pas, on passe à l'action. On le prend par la main sans dire un mot, en affichant l'air le plus neutre possible, et on le conduit jusqu'à son bain, son lit, ses vêtements à enfiler, etc. «Il ne faut pas rire, chatouiller l'enfant ou en faire un jeu, avertit Brigitte Racine. Si c'est agréable de ne pas écouter, il continuera! On doit plutôt agir comme un robot, sans aucune expression.»
  • Inversement, chaque fois qu'il obéit rapidement, on ne ménage pas nos félicitations. «L'enfant finira par comprendre que les bons comportements sont plus payants», poursuit la psychothérapeute.
  • Pour répondre à son besoin de s'affirmer, on lui propose régulièrement des choix: «Le chandail bleu ou le vert? Tu veux dessiner ou jouer aux blocs?» Il se sentira valorisé d'avoir la mainmise sur certains aspects de sa journée.