Selon Michael Kramer, chercheur à l'université McGill et sommité en matière d'allaitement maternel, il n'y a aucun effet néfaste à l'allaitement. Toutefois, il nuance son propos sur un point. «Allaiter n'est pas plus important que de ne pas fumer, que de faire la lecture à bébé, que de l'attacher dans son siège d'auto ou que de lui mettre un casque quand on est à vélo», indique-t-il. L'allaitement fait partie d'un tout qui englobe plusieurs soins qu'un parent apporte à son bébé.

 

 

Allaiter: le vaccin miracle?

En 2005-2006, l'Institut de la statistique du Québec rapportait que 80 % des mères québécoises ont allaité un mois ou plus et que 46 % ont persévéré pendant plus de six mois!

 

Les nombreux bienfaits pour le bébé et la maman sont souvent des incitatifs convaincants qui amènent à choisir l'allaitement. Le discours ambiant les répète abondamment: l'allaitement préviendrait l'obésité et le diabète de type 1 chez les enfants, les protégerait des infections et influencerait positivement le développement de leur cerveau.

 

Un bémol? «Pour les effets de l'allaitement reliés à la réduction des maladies cardiaques ou de l'obésité chez l'enfant, les possibilités ne sont pas évidentes à long terme. Comme pour la leucémie et les allergies, non plus », note Michael Kramer. De plus, les effets contre les infections, la mort subite du nourrisson et le développement du cerveau ne concernent que la période d'allaitement du bébé. Donc, même si un enfant a été allaité pendant six mois, lorsqu'il entrera à la garderie à dix-huit mois, il ne sera plus protégé. «Toutefois, il est moins dangereux d'avoir un rhume ou une gastro chez un enfant plus vieux que chez un nourrisson», poursuit le médecin.