Elle nous énerve! Chaque fois qu'on la voit, c'est pareil. Elle raconte à notre fille de 13 ans tous les soucis qu'on lui a causés et ne manque jamais de souligner qu'à son âge on était bien pire qu'elle. Rigolo, peut-être, mais rien pour asseoir notre autorité! Que faire?

«Il n'y a pas plusieurs solutions, constate la psychologue Danielle Hémond. On doit discuter avec notre mère du malaise que provoquent ses remarques.» Pour la mettre de notre côté, on insiste surtout sur nos craintes en rapport avec notre autorité. Si on a eu une adolescence mouvementée, il est normal qu'on s'inquiète de ce que nous réserve notre fille... Notre mère devrait comprendre, elle qui a souffert de nos frasques de jeunesse! On en profite pour lui demander de nous épauler, vu sa bonne relation avec notre fille.

Notre objectif? Créer une complicité avec elle, et non la confronter. On peut aussi considérer la situation d'un autre oeil. «En racontant nos péripéties, notre mère nous ouvre la porte à un dialogue avec notre fille, dit Danielle Hémond. C'est une occasion d'aborder des sujets délicats comme la sexualité ou la consommation de drogues et d'alcool. Le non-dit ne protège pas les ados contre les expériences difficiles, bien au contraire. On obtient de meilleurs résultats en gardant la communication ouverte.» 

 

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