Normal d'être envahie par un tourbillon d'émotions quand notre jeune de 17-18 ans quitte le nid, même temporairement. Ces sentiments, il est sain de les partager... avec notre conjoint et nos amies. Pas avec notre fille. «Elle pourrait se sentir coupable et à la longue, cela risque de l'éloigner de nous», soutient Marcel Bernier, psychologue à l'Université Laval. Plutôt que de s'épancher, on l'encourage en lui disant combien on est fière d'elle et on l'aide à s'installer dans son nouveau logement.

Comment préserver le lien en son absence? «En lui laissant un espace de liberté. Il ne faut surtout pas s'accrocher, lui envoyer des courriels et lui téléphoner tous les jours, ou lui reprocher de ne pas donner de nouvelles», répond Suzanne, qui a vécu cette situation il y a quelques années. «Les jeunes n'aiment pas se sentir contraints, explique Marcel Bernier. Il vaut mieux lui rappeler que la maison lui sera toujours ouverte que d'exiger qu'elle vienne tous les week-ends.» Donc, on a des attentes raisonnables (ex.: un coup de fil par semaine, deux courriels). Mais que cela ne nous empêche pas de lui préparer un ou deux petits plats à emporter quand elle viendra à la maison!

 

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