4. Pourquoi veux-tu devenir avocat, vétérinaire, plombier?

Pour choisir une profession, il faut savoir ce qu'il en est réellement. Qu'est-ce que ça fait, au juste, un actuaire? un inhalothérapeute? Quels sont les débouchés, les conditions de travail, le salaire moyen, les horaires, le degré d'autonomie, le niveau de stress? Les avantages et les inconvénients? Travaille-t-on seul ou en équipe? On encourage notre jeune à s'informer par des lectures, à questionner des gens qui font carrière dans le domaine, à faire un stage d'un jour. C'est le temps de faire jouer nos contacts! On l'incite aussi à s'imaginer pratiquer ce métier. «Es-tu à l'aise avec tel ou tel aspect?» Puis, on l'aide à se donner des critères pour évaluer les professions qui l'intéressent (conciliation travail-famille, besoin de sécurité financière, taux de chômage, localisation des emplois, salaire, stress, employeurs potentiels, travail individuel ou en équipe, etc.).

Elle veut être chirurgienne, mais elle a peur du sang. Il veut être cuisinier, mais il ne sait même pas se faire cuire un oeuf. «L'écart entre la perception des jeunes et la réalité est parfois immense, remarque Isabelle Falardeau. Ces temps-ci, plusieurs rêvent d'être enquêteurs sur des scènes de crime, comme dans la série CSI. Mais ils ignorent qu'il faut être policier et que très peu d'enquêteurs travaillent aux homicides.» Que faire lorsque le choix de notre jeune nous semble fantaisiste? On évite de rire de lui. On l'amène plutôt à approfondir sa réflexion pour déterminer lui-même si c'est réaliste. On l'invite à décrire les tâches qu'un dentiste accomplit, ce qui l'attire vers cette profession ou encore les étapes à franchir pour y arriver. Il réalisera peut-être que son choix est trop ambitieux en regard de ses résultats scolaires, qu'il ne correspond pas à ses goûts véritables ou que la réalité est différente de l'idée qu'il s'en fait.

Son choix nous déçoit? On doit le respecter. «La destination choisie par notre enfant correspond à ses intérêts, insiste Isabelle Falardeau. C'est à lui de décider.»