6-12 ans

Éducation: et si on choisissait l’école alternative?

Éducation: et si on choisissait l’école alternative?

Éducation: et si on choisissait l’école alternative? Éducation: et si on choisissait Photographe : iStock Auteur : Solène Bourque

6-12 ans

Éducation: et si on choisissait l’école alternative?

On cherche à offrir la meilleure éducation possible à ses enfants. Avec leur approche différente, les écoles alternatives séduisent un nombre grandissant de parents. Portrait de ces écoles à part.

À la fin août, comme tous les ans, près d'un million de jeunes Québécois se préparent à la rentrée. Parmi eux, 7 000 élèves fréquentent les écoles publiques alternatives de la province, dont 5 000 au primaire et 2 000 au secondaire.

Qu'est-ce qu'une école alternative?

Le Réseau des écoles alternatives du Québec regroupe 31 établissements scolaires répartis dans 9 régions. D'entrée de jeu, il est important de différencier l'école alternative des écoles dites « à vocation particulière », qui se centrent sur les arts, la musique, le sport, ou encore qui ont le statut d'écoles internationales. Ces deux types d'école ne font pas partie du réseau des écoles alternatives.

Les écoles alternatives se basent sur deux fondements principaux:

1. Les apprentissages qu'un élève peut faire sont illimités et sa réussite est calculée sur tout son parcours scolaire plutôt que sur une seule année. L'enfant apprend à son rythme et si ce rythme est plus lent ou plus rapide que la moyenne, l'école n'y voit aucun problème. Cette forme d'éducation plus globale considère l'élève comme le premier artisan de ses apprentissages.

2. L'école alternative se perçoit comme une communauté démocratique, où chaque acteur - parents, élèves, enseignants, direction - est invité à s'impliquer de façon active. D'ailleurs, la plupart des écoles alternatives exigent des parents de s'investir concrètement en étant présents à l'école quelques heures par mois.

Choisir une école alternative

Si l'expérience nous intéresse, deux critères principaux peuvent guider nos choix d'école alternative. D'abord, la proximité de notre domicile puisque pour la plupart de ces écoles, ce sont les parents qui doivent assurer le transport des élèves. Il faut ensuite s'assurer que l'école que l'on choisit corresponde à nos valeurs et à ce qu'on souhaite que nos enfants reçoivent comme modèle d'enseignement.

L'approche pédagogique diffère d'une école alternative à l'autre, chacune ayant sa personnalité propre. Mais elles ont en commun de favoriser ce qu'on appelle une pédagogie ouverte, qui privilégie la responsabilisation de l'élève dans sa démarche d'apprentissage et le développement de son autonomie. Le nombre d'élèves est aussi très variable d'une école à l'autre, allant de 40 à 500 jeunes selon les établissements.

La première étape est donc de faire une recherche afin de trouver l'école qui nous convient, notamment via le site du Réseau des écoles alternatives du Québec. La plupart des écoles alternatives ont aussi leur propre site sur lequel le processus d'admission est détaillé: rencontres d'informations, lecture de documentation, entrevue d'admission, etc.

Vivre l'école alternative au quotidien

Sébastien est professeur dans une école alternative depuis 9 ans et trouve son travail stimulant dans un milieu appliquant une pédagogie ouverte. L'enseignement y est varié, la collaboration avec les parents est enrichissante et permet une plus grande continuité entre la maison et l'école. Travailler avec les parents demande beaucoup de souplesse de la part de l'enseignant, mais tous en bénéficient, les enfants les premiers. Les parents s'impliquent dans le quotidien des ateliers de la classe, mais peuvent aussi être sollicités par le biais de l'agenda pour prendre part à la planification, la recherche, la réalisation ou la présentation de projets.

C'est pour cette raison que Louis-Simon et sa conjointe ont choisi l'école alternative pour leur fils il y a deux ans. Parce qu'ils souhaitaient vivre l'aventure scolaire avec leurs enfants et ne pas être déconnectés de ce qui s'y passe. Comme Louis-Simon a un horaire flexible au travail, cela lui permet de s'impliquer chaque semaine dans l'école. « J'aime côtoyer ces élèves si allumés, si créatifs, et savoir que ma présence peut aider les profs dans ce beau projet éducatif. C'est un très bon contact avec le monde de l'éducation, qui n'est pourtant pas mon domaine de carrière. »

De son côté, Sophie a été séduite par la stabilité des groupes multi-âges, par l'entraide et la coopération que cette approche pédagogique inculque aux enfants. Elle a aussi senti une grande ouverture des enseignants face à ses fils, qui vivent certaines difficultés à l'école. « Ils ont été bien guidés et cela leur a permis d'aller plus loin dans leurs apprentissages ». Elle considère que ce ne sont pas que les enfants, mais aussi les parents qui cheminent dans une école alternative. « Mes enfants ne sont pas conscients de la chance qu'ils ont de fréquenter une aussi belle école. J'ai fait le choix pour eux, et ce fut le bon choix! » conclut Sophie.

Pour plus d'information, visitez le site web du Réseau des écoles alternatives du Québec.

 

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