13 ans et plus

VIH: ce que nos ados devraient savoir

VIH: ce que nos ados devraient savoir

Auteur : Coup de Pouce

13 ans et plus

VIH: ce que nos ados devraient savoir

Il n’y a pas si longtemps, on entendait sans cesse parler du VIH et de ses victimes. Aujourd’hui, on a presque l’impression qu’il a disparu. Grave erreur! Petit tour d’horizon sur cette maladie encore bien présente.

C'est quoi?

Le VIH (virus de l'immunodéficience humaine) est le virus à l'origine du sida (syndrome d'immunodéficience acquise). Il attaque le système immunitaire et rend l'organisme incapable de combattre certaines infections. C'est lorsqu'une personne porteuse du VIH contracte l'une de ces infections qu'on parle de sida.

Un virus en progression

Le VIH est en progression constante au Québec, et les personnes infectées sont de plus en plus jeunes. À la clinique montréalaise L'Actuel, spécialisée dans le traitement des infections transmissibles sexuellement (ITS), on indique qu'en 2011, 34% des nouveaux séropositifs avaient moins de 30 ans, comparativement à 20% l'année précédente. On estime que 18 000 personnes sont atteintes du VIH dans la province. Ce sont principalement des hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes, des utilisateurs de drogues par injection, des personnes originaires d'un pays où le VIH est endémique et des gens qui ont eu des rapports hétérosexuels non protégés.

Comment se transmet-il?

L'infection se transmet par le sang, les sécrétions vaginales, le sperme et le lait maternel. On peut donc être infecté lors de relations sexuelles orales, vaginales ou anales non protégées, ou en partageant des seringues, rasoirs ou brosses à dents contaminés par du sang. Par ailleurs, une femme peut transmettre le virus à son bébé pendant la grossesse et en allaitant. Les baisers sans échange de salive, les caresses, les poignées de main, l'utilisation des mêmes ustensiles et les piqûres de moustiques n'entraînent cependant aucun risque de transmission.

 

Symptômes

Environ 30% des gens atteints vont ressentir des symptômes semblables à ceux de la grippe ou de la mononucléose (fièvre, céphalées, maux de gorge, rougeurs sur la peau, fatigue, douleurs musculaires, etc.) deux à quatre semaines après l'infection. Ces derniers disparaissent d'eux-mêmes, puis la maladie passe en phase deux, asymptomatique, qui peut durer des années (la moyenne est de cinq à sept ans). À la phase trois, la personne commence à ressentir des symptômes reliés au VIH (fièvre, sueurs nocturnes, perte de poids, gonflement des ganglions, diarrhées persistantes, etc.). En phase quatre, ou sida, les signes sont plus apparents et constants, et des infections se déclarent.

Complications

Le VIH affaiblit le système immunitaire, ce qui favorise l'apparition d'infections comme la pneumonie et la tuberculose, de l'herpès, de l'envahissement du système digestif par les champignons, d'un sarcome de Kaposi et de lymphomes.

Dépistage

La seule façon de détecter le VIH est par un test sanguin. Avant de passer celui-ci, il faut attendre 12 semaines après le dernier comportement à risque, le temps que le corps fabrique des anticorps, pour obtenir un résultat exact.

Comment le traite-t-on?

Un traitement antirétroviral comprenant trois médicaments (trithérapie) peut retarder ou empêcher l'apparition du sida en restaurant le système immunitaire. Depuis sa découverte, en 1996, on observe une baisse du taux de mortalité de plus de 80% chez les séropositifs. Le traitement doit cependant être pris avec assiduité et s'accompagne souvent d'effets secondaires éprouvants (problèmes intestinaux et rénaux, maladies cardiovasculaires, etc.).

Si ces médicaments permettent aux personnes porteuses du VIH de vivre plus longtemps et de jouir d'une meilleure qualité de vie, l'infection reste cependant incurable.

Références

  • Guide des maladies, Servicevie.com
  • Portrait des infections transmissibles sexuellement et par le sang (ITSS) au Québec - Année 2010 (et projection 2011), ministère de la Santé et des Services sociaux.
  • Les infections transmissibles sexuellement et par le sang: l'épidémie silencieuse, Quatrième rapport national sur l'état de santé de la population du Québec, ministère de la Santé et des Services sociaux et Institut national de santé publique du Québec.

 

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