13 ans et plus

Premier emploi: 10 conseils pour guider notre ado

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Premier emploi: 10 conseils pour guider notre ado

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Premier emploi: 10 conseils pour guider notre ado

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Occuper un premier emploi est une étape importante dans la vie de notre enfant. On le prépare à intégrer le marché du travail en discutant avec lui de ces 10 sujets.

1. Des conditions de travail claires dès l’embauche

L’employeur devrait d’emblée appliquer la Loi sur les normes du travail. On invite notre enfant à clarifier ses conditions de travail avec son nouvel employeur afin de s’assurer que ses droits sont respectés et qu’il n’y a pas de malentendus.

2. Des responsabilités partagées

Que son contrat de travail soit verbal ou écrit, notre jeune doit respecter certaines règles. Il devra, entre autres, accomplir ses tâches, respecter l’horaire de travail fourni par son employeur et les consignes de ses supérieurs en matière de santé et de sécurité. Pour en apprendre davantage sur les obligations de l’employeur et les responsabilités de l’employé, on consulte le site jeunesautravail.com/parents.

3. Toute heure travaillée doit être payée

Qu’il soit en période d’essai, en formation ou qu’il exécute des tâches avant ou après les heures d’ouverture, dès qu’il se présente au travail, notre enfant a généralement droit au moins au salaire minimum qui varie selon l’emploi, par exemple s’il est rémunéré aux pourboires. Il est à noter que si notre jeune est un étudiant employé dans un organisme sans but lucratif à vocation sociale et communautaire, comme un camp de vacances, il n'est pas tenu de recevoir au moins le salaire minimum.

4. Une indemnité pour les jours fériés

S’il travaille lors d’une journée fériée, notre jeune doit recevoir, en plus de son salaire, une indemnité compensatoire ou se voir accorder un jour de congé qui devra généralement être pris dans les trois semaines précédant ou suivant le jour férié. S’il n’est pas en fonction cette journée-là, il a droit à une indemnité compensatoire.

5. Le coût de l’uniforme et des équipements de protection individuelle pris en charge par l’employeur

Si notre enfant travaille au salaire minimum, il n’a pas à assumer les coûts de son uniforme. Dans ce cas, comme dans celui où l’employé doit porter une tenue avec le logo de l’établissement par exemple, le vêtement doit être mis à la disposition du jeune gratuitement. Également, avant de commencer à travailler, notre enfant doit avoir reçu son équipement de protection individuelle (ex. : chaussures de sécurité, casque, lunettes de protection, etc.) pour travailler en toute sécurité. Son employeur doit le lui fournir gratuitement. En retour, notre enfant doit obligatoirement le porter.

6. La compensation pour le temps supplémentaire

L’employeur est tenu de payer à temps et demi les heures travaillées par son employé au-delà de la semaine normale de travail (40 heures). Notre enfant peut demander à son employeur de troquer la rémunération de ses heures supplémentaires pour un congé. Si ce dernier accepte, le congé (pris dans les 12 mois suivants) sera d’une durée d’une fois et demie les heures supplémentaires travaillées (ex. : 2 heures supplémentaires travaillées = 3 heures payées ou en congé). Un outil existe pour calculer le temps supplémentaire (MonCalcul).

7. L’équité salariale

On s’informe de la nuance entre l’équité et l’égalité salariale. L’équité salariale consiste à attribuer à des emplois féminins le même salaire que celui des emplois masculins différents, mais de valeur équivalente dans l’entreprise. Cela signifie par exemple qu’un restaurateur doit attribuer à une hôtesse un salaire égal à celui du plongeur, si leur travail est de valeur équivalente dans le restaurant.

8. Les jeunes: une population à haut risque de blessures

Au Québec, chaque jour, 28 jeunes sont victimes d’un accident de travail. Ces accidents surviennent généralement au cours des premières semaines suivant l’obtention d’un nouvel emploi. C’est pourquoi l’employeur de notre enfant doit l’informer des risques présents dans son entreprise, lui donner de la formation en santé et sécurité du travail et le superviser pour qu’il puisse accomplir ses tâches de manière sécuritaire, et ce, dès le premier jour. On lui rappelle également qu’il ne doit pas hésiter à poser des questions ou à parler à son superviseur immédiat s’il n’a pas bien compris la tâche à faire.

9. Couvert par la CNESST

Qu’il soit à temps plein ou à temps partiel, syndiqué ou non, ou même stagiaire, notre enfant est automatiquement assuré par la CNESST dès son premier jour de travail. Ce qui signifie notamment que son revenu est protégé en cas d'accident du travail. Cette assurance ne lui coûte rien et il n’a pas à s’inscrire. Ce sont les employeurs qui financent le régime par le biais d’une prime d’assurance qu’ils paient à la CNESST.

10. S’informer et poser des questions

Certes, on peut aider notre enfant à préparer son entrée sur le marché du travail en consultant jeunesautravail.com/parents, par exemple. Mais c’est aussi à lui de s’informer pour connaître ses droits et responsabilités en matière de normes du travail, d’équité salariale et de santé et sécurité du travail. On l’encourage aussi à discuter avec son employeur lorsqu’il a des questions au sujet de son travail. On le guide vers des ressources comme le site de la CNESST ou leurs capsules vidéos Respect: le mode d’emploi.

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