Décoration

15 façons de rafraîchir sa façade

15 façons de rafraîchir sa façade

Auteur : Coup de Pouce

Décoration

15 façons de rafraîchir sa façade

On change la porte ($$)

Ce qu'on doit considérer:
  • Le matériau. Abordable et durable, l'acier est le plus couramment utilisé. La fibre de verre est le matériau le plus solide, mais elle est plus coûteuse. Nouveau sur le marché, le PVC offre un excellent rendement énergétique et résiste aux intempéries. Quant au bois, il a du caractère, mais c'est le matériau qui exige le plus d'entretien (on devra revernir la porte au moins tous les trois ans).
  • Les options. L'épaisseur de la porte est un indice d'une meilleure isolation et d'une plus grande solidité. La présence d'un vitrage ajoute du cachet, en plus de laisser pénétrer la lumière.
  • La couleur. On disait autrefois que la porte devait contraster avec le reste de la maison pour attirer le regard, mais, dans les nouvelles constructions, on l'harmonise plutôt à l'ensemble. Selon Marie-Ève Raymond, spécialiste en valorisation résidentielle, la tendance est au vert kaki, au beige et au noir.

 

On change la poignée de porte, la serrure et le heurtoir ($)

Ce qu'on doit considérer:
  • Les matériaux. Très élégants, les métaux noirs et le bronze foncé ont la cote. Les finis antiques sont aussi très prisés, de même que l'acier brossé. «On oublie le laiton brillant, qui est désuet», conseille Marie-Ève Raymond, qui recommande toutefois de conserver ce matériau si le vitrail des fenêtres comporte des dorures, pour créer un rappel.
  • Le type de poignée. On la choisit à clenche ou de type bec-de-cane, à la fois chic et facile à ouvrir... même du bout du coude, les bras chargés de paquets! Les poignées à tourner sont moins pratiques.
  • La sécurité. On privilégie une serrure à pêne dormant double, qui se verrouille à clé à l'extérieur et à l'intérieur (plutôt qu'avec une molette à l'intérieur). C'est le système le plus sécuritaire: un cambrioleur entré par une fenêtre ne pourra pas sortir par la porte sans la clé. 

$ = 200 $ ou moins
$$ = 200 $ à 500 $
$$$ = 500 $ et plus

On donne un coup de pinceau ($)

Ce qu'on doit considérer:
  • Les couleurs. On tient compte de nos goûts, bien sûr, mais aussi des couleurs environnantes (le toit, les accessoires, les maisons voisines). Nos choix doivent exprimer notre personnalité sans toutefois détonner dans le quartier. Les tons neutres et les couleurs inspirées de la nature sont très tendance: le beige des champignons, le gris des pierres, le bordeaux des feuilles d'automne, etc.
  • Les combinaisons. Pour un maximum d'effet et un minimum d'efforts, on se concentre sur la galerie et les accessoires (volets, cadrages), qu'on relève avec une couleur complémentaire à celle du revêtement de la maison. Au besoin, on consulte les brochures de tendances extérieures offertes dans les quincailleries, qui proposent des combinaisons sûres.

 

On illumine ($$)

Ce qu'on doit considérer:
  • Le style. Indémodables, les lanternes de métal existent en une grande variété de formes et de couleurs qui s'agencent à différents styles architecturaux. On évite les spots orientés vers le bas, qui projettent un éclairage agressif. «Ils éblouissent les visiteurs, alors que c'est le décor qu'il faut éclairer», note Carl Audet, paysagiste. On aimerait faire ressortir la texture de la brique ou de la pierre? On choisit de petits luminaires qui éclairent la façade de bas en haut.
  • L'emplacement. On répartit les luminaires sur la façade, en n'oubliant pas d'en placer un près de la porte (pour éclairer l'entrée et l'adresse). Dans les plates-bandes ou le long des allées, on installe un ensemble de luminaires sur pied, orientés vers le bas. Pour un coup d'oeil magistral, on illumine notre plus bel arbre en installant à sa base un projecteur orienté vers le haut.
  • Le type. On choisit des luminaires à basse tension (12 V). D'ici à ce que la technologie se perfectionne, on oublie les modèles à énergie solaire: «Leur lumière est si faible qu'ils arrivent tout juste à s'éclairer eux-mêmes», constate Carl Audet.

 

On change la boîte aux lettres et le numéro d'adresse ($)

Ce qu'on doit considérer:
  • Pour la boîte aux lettres: Les modèles en bois ont un look rustique indémodable, mais ils sont sensibles aux intempéries, et ceux en métal bon marché ont tendance à rouiller. Plus coûteux, l'aluminium est un bon choix, à la fois esthétique et durable, car il est inoxydable.
  • Pour l'adresse: Les chiffres individuels, qu'on trouve dans les grandes quincailleries, sont une solution abordable. Les plaques sont plus coûteuses, mais elles donnent du cachet et sont offertes en plusieurs styles, finis et couleurs, qu'on peut agencer à la maison. Certaines disposent même d'un éclairage intégré.

$ = 200 $ ou moins
$$ = 200 $ à 500 $
$$$ = 500 $ et plus

On fleurit le terrain ($$$)

Ce qu'on doit considérer:
  • L'emplacement. On ajoute des plates-bandes le long de la maison et en bordure des allées. Elles donnent de l'envergure au terrain, en plus de camoufler certains détails, comme les fondations. On peut aussi créer des massifs fleuris, mais il faut alors considérer tous les points de vue (avant, arrière, côtés) et garder à l'esprit qu'ils représenteront un obstacle à la tonte de la pelouse. On ne plante rien sous les corniches: les végétaux manqueront d'eau, et il faudra arroser manuellement.
  • Le style. Pour un effet naturel, on évite les lignes droites et la symétrie. On plante sur au moins 2 m de largeur et 3 m de longueur, et on tente de varier les périodes de floraison, la hauteur des végétaux, les formes et les couleurs. «Sans cette dynamique, la plate-bande aura l'air d'une tapisserie monotone», explique Carl Audet.
  • Les conditions. On choisit des végétaux adaptés à notre terrain, particulièrement à son degré d'ensoleillement et à sa zone de rusticité (on choisit des plantes capables de survivre sous notre climat).
  • La mise en place. On procède par étapes; on peut même échelonner les travaux sur plusieurs années. On commence par disposer les arbres, puis les arbustes (qui forment la toile de fond), et ensuite les vivaces. On relève le décor avec des annuelles.

 

On ajoute quelques grosses pierres et du paillis ($$)

Ce qu'on doit considérer:
  • La dimension. «On choisit les pierres les plus grosses possible, recommande Carl Audet. Si elles sont trop petites, cela ressemblera à un aménagement de fortune.» On peut se faire livrer des pierres d'environ 300 lb (env. 0,15 $/lb, dans les centres de jardinage) et utiliser un diable pour les déplacer.
  • Le positionnement. On évite la symétrie et les arrangements trop organisés, en procédant par nombres impairs pour créer du dynamisme. Les lignes à la surface des pierres doivent se trouver à l'horizontale.
  • Le style. Le paillis de cèdre naturel est un classique. Le paillis teint noir ressemble à de la terre fraîchement travaillée et donne l'impression que nos plates-bandes sont bien entretenues. On peut aussi opter pour des galets de rivière, mais ils sont plus coûteux. On les choisit de différentes grosseurs. Ils sont parfaits à l'arrière des plates-bandes, près des fondations de la maison: «On en ajoute sur une profondeur d'environ 1 m sous les corniches, là où on évite de planter. Ainsi, la terre des plates-bandes ne salira pas le parement», explique Carl Audet.

 

On plante un arbre ($)

Ce qu'on doit considérer :
  • La forme et la couleur. On cherche une variété qui rehaussera le décor par sa floraison (lilas, pommetier), par la couleur de son feuillage (érable de Namur ou amélanchier, magnifiques en automne) ou par sa forme particulière (chêne fastigiata, qui pousse en hauteur sans s'étaler).
  • L'orientation. Si le terrain fait face à l'ouest ou au sud, on privilégie les feuillus: ils procurent une ombre rafraîchissante en été et laissent le soleil réchauffer la maison l'hiver. Pour une orientation vers le nord ou l'est, on opte plutôt pour des conifères, qui protègent du vent hivernal et diminuent les pertes d'énergie.
  • L'emplacement. L'arbre ne doit pas dissimuler l'entrée: on souhaite que l'aménagement guide le regard vers l'accueil de la maison, sans l'obstruer.
  • La hauteur. Si le réseau électrique aérien passe devant la maison, on s'assure de choisir un arbre à faible déploiement (moins de 7 m de hauteur à maturité).

 

On ajoute quelques potées fleuries ($)

Ce qu'on doit considérer :
  • L'emplacement. Le paysagiste Carl Audet ne recommande pas les boîtes à fleurs sur la maison: «Le revêtement sera constamment éclaboussé de terre, et, si un jour on veut retirer les boîtes, les supports laisseront des marques. De plus, comme les boîtes sont protégées par les corniches, elles ne profitent jamais de la pluie.» Mieux vaut opter pour des pots, qu'on dispose de façon qu'ils bénéficient des arrosages de Dame Nature.
  • La grosseur. Pour un effet professionnel, on se procure quelques très gros pots (20 po et plus) plutôt que plusieurs petits. On appréciera la facilité d'entretien: plus les pots sont gros, moins vite la terre s'assèche.
  • L'aménagement. Les trucs de Carl Audet pour des potées réussies: «On place au centre un plant qui monte à la verticale, tout autour des fleurs qui prennent du volume pendant l'été, et en périphérie quelques plantes tombantes.»

 

$ = 200 $ ou moins
$$ = 200 $ à 500 $
$$$ = 500 $ et plus

On scelle l'asphalte ($$)

Ce qu'on doit considérer:
  • La fréquence. La détérioration de l'asphalte est principalement due aux infiltrations d'eau, qui créent des fissures. Non entretenue, notre entrée durera une dizaine d'années. Selon Carl Audet, en appliquant un scellant aux deux ans, on peut facilement doubler sa longévité.
  • La qualité. Les enduits à l'acrylique vendus en magasin font momentanément reluire l'asphalte, mais offrent peu de protection. On recherche plutôt une entreprise qui applique un enduit à base de bitume. On n'accepte pas le «prix d'ami» du premier vendeur venu; on demande plutôt des références à des voisins satisfaits du travail exécuté chez eux.

 

On pave les allées ($$$)

Ce qu'on doit considérer:
  • Le matériau. Les pas japonais - des pierres plates enfoncées dans le sol - font merveille dans un environnement champêtre. Le pavé uni est un choix sûr, qui convient à toutes les demeures. Si on en utilise déjà ailleurs (en bordure du stationnement, par exemple) ou si la devanture est en pierres, on s'assure d'harmoniser les couleurs et les formes. On peut réaliser nous-même un dallage économique en moulant du béton, qu'on utilise ensuite comme des blocs de pavé uni (26,50 $ le moule Walkway Mold, sur Lee Valley).

 

On remplace les clôtures défraîchies ($$$)

Ce qu'on doit considérer:
  • Le matériau. Les clôtures à mailles de chaîne («clôtures Frost») sont les moins chères et ne nécessitent aucun entretien particulier; on peut insérer des languettes pour plus d'intimité. La clôture de bois a un charme indéniable, mais il faut la peindre, la teindre ou la sceller aux deux ans environ. Une option intéressante: le PVC, qui est abordable et imite très bien le bois, sans les inconvénients. Dans le haut de gamme, le fer ornemental rehausse les demeures de style manoir; l'aluminium, résistant à la corrosion, est aussi apprécié.
  • La hauteur. On s'informe de la réglementation municipale.
  • Les voisins. On tente de créer une unité en choisissant un matériau qui ne détonnera pas dans le voisinage. À savoir: dans le cas d'une clôture mitoyenne (installée directement sur la ligne qui sépare deux propriétés), il faut s'entendre avec notre voisin pour partager les coûts d'installation et d'entretien. «Beaucoup préfèrent installer la clôture à quelques centimètres de la ligne, sur leur propre terrain, pour éviter d'éventuels conflits», remarque Carl Audet.

 

$ = 200 $ ou moins
$$ = 200 $ à 500 $
$$$ = 500 $ et plus

On installe des volets et des ornements ($$$)

Ce qu'on doit considérer:
  • Le type. Les volets, qui «meublent» la façade, sont offerts en une grande variété de modèles et de largeurs. Les moulures ornementales relèvent élégamment les éléments architecturaux: fenêtres, portes, corniches, poteaux de galerie...
  • Le style. On évite la surenchère et on respecte le style architectural de la maison et du voisinage: les nombreux détails ornementaux conviennent mieux aux demeures victoriennes qu'aux bungalows.

 

Si on a un balcon, on y ajoute un petit banc ou des chaises ($)

Ce qu'on doit considérer:
  • Le style. Les deux chaises et la petite table de style bistro sont parfaites pour l'heure du thé ou l'apéro. Pour faire un brin de lecture, le banc de parc est un bon choix. Avec ses larges appuis-bras et son dossier incliné, la chaise Adirondack invite au farniente estival.

 

On installe une tonnelle ($)

Ce qu'on doit considérer:
  • L'emplacement. «Surtout pas devant la maison», prévient Carl Audet, pour éviter d'ajouter une porte d'entrée avant la porte d'entrée. On l'installe plutôt sur le côté. «La tonnelle laisse deviner que l'arrière est aménagé et invitant.»
  • Le matériau. Les modèles en PVC ne nécessitent aucun entretien et ne jaunissent pas. Ceux en bois traité ont plus de cachet, mais devront être entretenus fréquemment. Le cèdre rouge de l'Ouest n'a pas besoin d'être entretenu, mais il est coûteux.
  • Le type de végétaux. Pour faire courir sur la tonnelle, la vigne est un classique, mais ce sont les clématites qui ont la faveur de Carl Audet. «On en trouve de toutes les couleurs, avec des périodes de floraison très variées.»

 

Pour aller plus loin

 

Merci à l'équipe de Botanix Les Grands Jardins de Laval.

 

$ = 200 $ ou moins
$$ = 200 $ à 500 $
$$$ = 500 $ et plus

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