Partys et évènements

Les 10 commandements d'un Noël réussi

Les 10 commandements d'un Noël réussi

istockphoto.com Photographe : istockphoto.com Auteur : Coup de Pouce

Partys et évènements

Les 10 commandements d'un Noël réussi

1. L'invitation tu ne négligeras pas

Comme hôtesse Dans certains agendas, les partys de Noël se succèdent dès la fin de novembre. D'où l'importance de lancer notre invitation le plus tôt possible. On y spécifie l'heure d'arrivée, le format (repas assis, buffet ou party) et l'heure approximative où la fête se terminera. «Ça permet aux invités de savoir à quoi s'en tenir, croit Kim Vallée, spécialiste de l'art de vivre et de recevoir. Les parents pourront réserver une gardienne, et les jeunes fêtards, accepter une autre invitation de fin de soirée, le cas échéant.» On en profite pour demander si certains ont des restrictions alimentaires (allergies, intolérances, interdits religieux, etc.) et, si c'est le cas, pour prévenir nos invités qu'on possède un animal domestique.

Comme invitée Pas question de faire languir ceux qui nous invitent. On répond à l'invitation dès que possible, peu importe qu'on accepte ou non. Même si l'hôtesse est une vieille amie, ce n'est pas à elle de présumer si on y sera ou non.

2. En retard tu ne seras pas

Comme hôtesse Une hôtesse non coiffée qui touille frénétiquement sa marmite dans une cuisine bordélique pendant que les premiers invités poireautent au salon, ce n'est pas l'idéal pour lancer une soirée! «Quand les gens arrivent, ils doivent sentir que vous les attendiez. Il faut que la table soit mise, qu'il y ait quelques décorations, un cocktail de bienvenue, de la musique d'ambiance...» explique Kim Vallée. Un petit truc pour se faciliter la tâche: «On ne prévoit jamais deux mets à réaliser au dernier moment, conseille Cendrine Chénel, consultante en étiquette. On peut, par exemple, prévoir une entrée froide qui attend au réfrigérateur, une entrée à réchauffer, un plat principal qui finit de mijoter et un dessert à terminer.»

Comme invitée Trente minutes devraient suffire pour se rendre chez tante Ursule. Mais oups! la circulation est plus dense que prévu. Résultat: on arrive 45 minutes en retard... «Il est primordial de respecter l'heure affichée sur le carton d'invitation, rappelle Cendrine Chénel. On peut accuser un retard de 10 à 15 minutes (le fameux fashionably late), mais, si on prévoit arriver passé ce délai, on téléphone à nos hôtes pour les prévenir. En contrepartie, on n'arrive jamais à l'avance. Autrement, on risque de trouver notre hôtesse à demi-maquillée!»

 

3. À pitou, congé tu donneras

Comme hôtesse Oui, on le trouve adorable et il fait partie de la famille, mais c'est loin d'être certain que tous seront enchantés de rencontrer notre quatre-pattes: certaines personnes ont des allergies ou entretiennent des craintes face aux animaux. Mieux vaut trouver un endroit à l'écart où loger Pitou ou Minette pour la soirée.

Comme invitée Comme une star, on ne sort jamais sans notre chihuaha? Il y a une première fois à tout! On n'a pas à imposer notre animal de compagnie à nos hôtes.

4. Aux enfants tu penseras

Comme hôtesse Quand les enfants sont heureux, tout le monde l'est aussi! Pas besoin de transformer la maison en parc d'attractions, mais leur offrir de quoi s'occuper contribuera à maintenir une ambiance harmonieuse et sera très apprécié des parents. «C'est toujours intéressant de prévoir une station pour les enfants», suggère Rachel St-Amand, organisatrice d'événements pour La Brigade. Dans une chambre ou au sous-sol, on installe une mini-station de bricolage, un petit coin lecture et une télé avec lecteur de DVD et quelques films. Au repas, on peut dresser une table spécifiquement pour les enfants. Ceux qui sont assez vieux pour bien se débrouiller seuls (5 ans et plus) pourront s'y asseoir, tandis que les tout-petits resteront à côté de papa et maman.

Comme invitée C'est élémentaire: on veille en tout temps à ce que nos rejetons se comportent bien et respectent autant les gens que les lieux. On évite aussi de leur promettre qu'ils pourront faire ceci ou cela durant la soirée, car cela pourrait compromettre les plans de nos hôtes. «Un de mes invités a déjà promis à son fils qu'il mangerait avec les adultes, se souvient Louise, habituée de recevoir sa famille à Noël. Or, ma table ne s'agrandissant pas, j'ai dû céder ma place au petit et aller manger au salon avec les enfants. Non seulement cela m'a compliqué la tâche, mais les enfants voulaient savoir pourquoi l'un d'entre eux avait droit à ce privilège. J'étais très en colère!»

5. À la bonne humeur ambiante tu contribueras

Comme hôtesse Notre devoir principal en tant qu'hôtesse est de veiller à ce que tout le monde passe un bon moment. On commence par donner l'exemple: peu importe qu'on ait passé la nuit à faire des desserts ou que les pépins se succèdent pendant la soirée, on affiche notre plus beau sourire dès l'arrivée du premier invité et on le garde jusqu'à la fin! Et si, au cours de la fête, l'atmosphère s'assombrit? Certaines situations sont délicates, la disparition récente d'un être cher, par exemple. «Il faut savoir respecter ce que vivent nos invités. Après tout, la mort et la maladie font partie de la vie, rappelle Cendrine Chénel. On peut vivre un petit moment d'émotion et accompagner nos invités là-dedans. Ensuite, on lève notre verre à la santé de la personne disparue et on ramène la conversation à quelque chose de plus léger.»

Comme invitée Tout le monde le dira: le succès d'une soirée tient en grande partie à la bonne volonté de ses convives. «Notre réveillon familial était toujours très joyeux, se souvient Louise. Une année, j'ai invité un lointain cousin récemment divorcé à se joindre à nous. Erreur! Sa mauvaise humeur et sa tristesse - qu'il mettait de l'avant pour se faire plaindre - ont complètement sapé l'atmosphère.» On laisse donc nos soucis et notre mauvaise humeur au vestiaire! On sourit, on s'intéresse aux autres et on se conduit avec respect, générosité et considération pour autrui.

6. Un menu varié tu honoreras

Comme hôtesse Notre cousine suit un régime strict, son frère est végétarien, et leur père est intolérant au lactose? Pour satisfaire tout le monde sans mettre personne dans l'embarras, on opte pour un menu équilibré et varié, où tous pourront trouver leur compte. «Pour chaque service, on dépose au centre de la table de grands bols contenant deux ou trois mets différents et les gens se servent», suggère Rachel St-Amand. Ceux qui n'aiment pas l'un choisiront l'autre. On est tentée d'en mettre plein la vue? Mauvaise idée. Mieux vaut prévoir des recettes qu'on a déjà expérimentées et qui ne nous garderont pas aux fourneaux toute la soirée. De cette façon, on évite le stress et les invités pourront profiter de notre présence!

Comme invitée Notre assiette arrive devant nous et... ouf! on se dit que notre amie Cindy devrait cesser de vouloir être à ce point créative! «C'est le devoir des invités de faire honneur au repas que l'hôtesse a pris le temps de leur cuisiner, insiste Kim Vallée. On n'aime pas? On prend au moins quelques bouchées, puis on complète avec les à-côtés qui sont offerts. De grâce, on ne passe pas de commentaires sur la nourriture et on refuse l'offre de l'hôtesse de nous préparer autre chose, le cas échéant.»

7. Les conversations agréables tu favoriseras

Comme hôtesse Oncle Adrien demande à son neveu pourquoi il a voté Québec solidaire. L'échange se corse, le ton monte. L'actualité québécoise des derniers mois contient tous les ingrédients pour un crêpage de chignon en règle. «Quand je vois qu'une discussion tourne au vinaigre, je me lève et je commence à ramasser des verres, des plats de service, etc., raconte Louise. Certains invités proposent leur aide, créant ainsi un mouvement qui détourne l'attention. Généralement, cela change l'atmosphère et induit un nouveau sujet de conversation.» Pour gérer les discussions pendant le repas, rien de mieux que de dresser un plan de table. «En prévoyant des places spécifiques pour nos invités, on peut parer à bien des situations délicates et favoriser la conversation, explique Cendrine Chénel. On alterne hommes et femmes, et on évite de placer côte à côte les joyeux lurons ou les personnes qui se connaissent très bien afin de ne pas créer de sous-groupe isolé. On essaie aussi d'éloigner les uns des autres les invités qui ont des caractères ou des opinions incompatibles.» Pour s'assurer que les invités respectent notre plan de table, on utilise de jolis marque-places.

Comme invitée On est entre gens de même allégeance politique? Entre copines connaissant tout de la vie intime de chacune? Dans ce cas, on est libre de clamer nos opinions sur le gouvernement ou de se lancer dans une description détaillée de nos frasques amoureuses. Mais autrement, on se tient loin des sujets à haut potentiel de discorde et de malaise (politique, argent, sexe). Et si on est du type verbomoteur, on prend garde de ne pas monopoliser la discussion ou de ne pas épiloguer sans fin sur notre réussite professionnelle fulgurante. Au contraire, on est timide et l'idée de prendre l'apéro avec des inconnus nous pétrifie? Un bon truc: on se contente de poser des questions et d'écouter en souriant; notre interlocuteur n'y verra que du feu.

8. Iglou-iglou tu ne feras pas

Comme hôtesse Bien qu'elle parle de plus en plus fort, tante Gilberte réclame un cinquième Cinzano? Pour éviter que les esprits ne s'embuent trop rapidement et que notre inventaire d'alcool ne s'amenuise avant le plat principal, mieux vaut ne pas laisser les bouteilles de vin en libre-service sur la table. «C'est à l'hôte de servir l'alcool, affirme Kim Vallée. Si on constate qu'un invité commence à être un peu éméché, on ne lui sert plus de vin et on lui propose plutôt une eau gazeuse.» Si au moment du départ, on doute de la capacité de quelqu'un à conduire son auto, on lui offre d'appeler un taxi ou Nez rouge, ou on demande à un autre invité de raccompagner le fêtard. «On peut aussi prévoir un espace pour héberger ceux qui ont trop bu», suggère Kim Vallée. De plus, on prévoit une bonne variété de rafraîchissements non alcoolisés pour que nos invités puissent se désaltérer sans s'enivrer. Une attention qui sera aussi appréciée par les invités ne consommant pas d'alcool.

Comme invitée «Qu'il est bon, ce punch d'accueil! Il est VRAIMENT très bon! Mmmmm! Un dernier petit verre avant le repas, juste pour être un peu plus feeling...» Suffit! Notre hôtesse a suffisamment de chats à fouetter. A-t-elle, en plus, envie de gérer nos comportements désinhibés induits par un verre de trop? Poser la question, c'est y répondre. Et on a déjà vu plus gracieux qu'un invité qui finit sa soirée la tête dans la toilette ou allongé sur le canapé. On boit avec modération, et on alterne les consommations d'alcool avec les verres d'eau.

9. Une p'tite gêne tu te garderas

Comme hôtesse Notre tante vit un divorce difficile? Notre soeur vient de démissionner de son boulot? Peut-être qu'elles ne veulent pas en discuter en groupe ni s'étaler sur leur vie personnelle. On veut que nos invités aient du bon temps, d'où l'importance de demeurer discrète sur leur vie personnelle, à moins que ceux-ci ne désirent en parler. On fait aussi preuve de respect quand une invitée refuse un deuxième dessert. «Allez, un p'tit morceau, c'est Noël, quand même!» Elle est peut-être au régime et ne désire pas tricher, même si c'est Noël. Même chose pour les célibataires, qui n'ont peut-être pas envie qu'on leur cherche un mari parmi les hommes présents à la fête.

Comme invitée Notre hôtesse a élaboré sa soirée et a tout prévu en fonction de son plan de base. Alors, on retient nos suggestions géniales («On tasse les meubles pour danser!») et on participe, autant que possible, au programme de la soirée. On se montre aussi attentive aux signaux non verbaux de nos congénères et hôtes. Par exemple si, en fin de soirée, nos hôtes démontrent des signes de fatigue et un entrain moindre, il serait inconvenant de s'attarder, même si la musique est bonne et qu'il reste du vin dans la bouteille! «Il faut toutefois savoir doser, nuance Cendrine Chénel. Il serait mal vu de quitter immédiatement après le repas. On prend le temps de discuter et de savourer café ou digestif, puis on remercie nos hôtes.»

10. Tes hôtes tu remercieras

Comme invitée Nos hôtes ont consacré mains efforts et énergies à nous concocter un délicieux repas. Le cadeau d'hôtesse (d'une valeur de 15$ à 30$) témoigne de notre reconnaissance à cet égard. On garde en tête qu'ils seront occupés à notre arrivée. On évite donc les bouquets de fleurs qui exigent une mise en vase immédiate ou la bouteille de vin achetée à la dernière minute. À moins qu'ils ne soient des amateurs de vin, auquel cas on leur choisit une bonne bouteille qu'ils dégusteront en tête-à-tête. En revanche, les produits faits maison (sucre à la crème, confitures), les cadeaux gourmands et les produits du terroir sont généralement appréciés. Le lendemain, un coup de fil ou un courriel à nos hôtes pour les remercier de cette belle soirée sera sûrement fort apprécié.

Pour en savoir plus

  • Recevoir en grand, par Cendrine Chénel, La Presse, 2011, 112 p., 18,95$.
  • athomekimvallee.com, on trouvera une foule d'idées déco et brico pour recevoir (en anglais seulement).

 

À LIRE: Pour un Noël en toute simplicité

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