Loisirs et culture
15 août 2016

Stéphanie Labbé: son histoire

Par Annie-France Charbonneau
Stéphanie Labbé: son histoire

Stéphanie Labbé Auteur : Annie-France Charbonneau Crédits : Procter&Gamble

Loisirs et culture
15 août 2016

Stéphanie Labbé: son histoire

Par Annie-France Charbonneau
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Elle a 29 ans et ce sont ses premiers Jeux Olympiques avec l’équipe de soccer féminine nationale. Fière d’avoir gagné sa place, elle a la preuve que, peu importe ce que les autres pensent, elle avait bien raison d’y croire.
 

«J’ai gagné beaucoup de confiance en moi, je sais que je suis capable et je ne laisse plus l’opinion des gens m’affecter.»

Stéphanie, quand as-tu commencé à rêver de participer aux Jeux Olympiques?

C’est définitivement un rêve d’enfance pour moi. Je me suis toujours intéressée aux sports et je suivais les athlètes canadiens, je voulais connaître leur histoire. Mais c’est lorsque j’ai eu 17 ans que j’ai vraiment commencé à croire en moi et pensé que je pouvais me rendre là un jour.

De puis ce temps, j’ai tout de même vécu des hauts et des bas. Ça a été un long voyage, ponctué d’obstacles. Je suis tellement heureuse d’être là, maintenant. Je le savoure tous les jours.

As-tu déjà pensé abandonner?

Bien sûr. Il m’est arrivé souvent de ne pas faire la sélection pour diverses équipes à mes débuts. Je trouvais très difficile de subir le rejet, de me faire dire que je n’étais pas assez bonne ou que je n’étais pas prête. J’ai eu beaucoup de support de la part de mes parents et ils m’ont toujours encouragée à continuer. Je me souviens de la fois où j’ai été coupée lors de la sélection pour l’équipe canadienne U-16. Je me suis dirigée directement vers le coach en lui disant qu’il commettait une erreur et que j’allais lui prouver. Je ne sais pas, ça a allumé quelque chose en moi, une motivation incroyable et une détermination à prouver à tout le monde que j’étais capable. Même aujourd’hui, rendue à ce niveau, il y a encore des gens qui ont des doutes sur moi, qui croient que je ne suis pas assez bonne, qui me critiquent. Mais maintenant, ça ne m’affecte plus autant. J’ai gagné beaucoup de confiance en moi, je sais que je suis capable et je ne laisse plus l’opinion des gens m’affecter.

Est-ce qu’on t’a déjà fait sentir que ce n’était pas un sport de filles?

Très souvent. Il y a toujours des gens qui te disent ce que tu dois ou ce que tu ne devrais pas faire. Que tu ne peux pas vivre de ça, que tu devrais t’habiller plus féminine, davantage agir en fille. Jeune, à l’école, j’avais l’impression que tout le monde autour de moi essayait de me dire quoi faire. Mais mes parents m’ont toujours encouragée à être moi-même, à accepter d’être unique et spéciale, de ne pas essayer d’être quelqu’un d’autre, ou d’essayer de «fitter» à tout prix dans un moule. J’ai appris à ne pas me laisser influencer par les autres, à m’écouter.

C’est ce que je traîne comme bagage aujourd’hui. Je suis fière de qui je suis et j’ai confiance en  moi. Et c’est ce que je veux transmettre comme message. Je trouve ça très excitant d’avoir l’occasion de dire aux jeunes femmes: GO! Ayez confiance en vous et tenez-vous debout! Suivez vos convictions et croyez en vous. C’est comme ça qu’on crée son identité.

Et même d’essayer de se mettre dans des situations risquées, de prendre des risques et de faire des erreurs.  Je suis tombée souvent et ce qui compte, c’est le nombre de fois que tu te relèves qui compte, et de continuer à croire en soi, peu importe ce qu’il arrive.

Qu’est-ce que tu considères que le sport t’apporte?

De la confiance et de la détermination. À mieux communiquer et à travailler en équipe.

Dans les échecs comme dans les bons coups, on apprend à surmonter les épreuves et ça donne de la force. En fait, ça te fait constamment en grandir tant que personne. J’en ai mangé des coups! J’ai pourtant continué à croire en moi, à croire en mes rêves, et là… je le vis mon rêve! C’est ça que j’ai envie de dire aux jeunes femmes: que c’est possible!

Quel est ton objectif personnel pour Rio?

Rester dans le moment présent, ne pas avoir hâte à la victoire, ne pas me laisser distraire et performer à mon meilleur. Je veux me coucher tous les soirs et ressentir que j’ai donné tout ce que je pouvais. Je veux vraiment savourer chaque jour de cette aventure et la vivre à fond.

Qu’est-ce qui t’aide à te centrer avec les matchs?

Je fais beaucoup de yoga et de méditation. C’est quelque chose que j’ai intégré dans mon entrainement depuis quelques années et ça m’a beaucoup aidé dans la pratique de mon sport. Ça m’a définitivement aidée à être plus attentive à ce que je ressens, à avoir un meilleur contrôle sur mes émotions et à me concentrer. Quand je fais une erreur sur le terrain, plutôt que de me fâcher, j’arrive maintenant à mieux revenir dans la partie sans m’en faire et me «taper dessus».

Tu auras du support de tes proches tout au long des Jeux?

Ma mère y sera et mon frère. Mais ils ne resteront pas jusqu’à la finale.

 

J’ai rencontré Beverly aujourd’hui, la mère de Stéphanie, et elle m’a raconté à quel point elle se déplace à travers le Brésil pour suivre sa fille. L’équipe de soccer a joué à Sao Paolo, à Brasilia, à Rio, et se déplace constamment. C’est toute une aventure à vivre pour la famille!

 

Stéphanie Labbé est porte-parole de la campagne #CommeUneFille de Always.

 

 

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