Loisirs et culture
15 août 2016

Rio: une histoire de filles

Par Annie-France Charbonneau
Rio: une histoire de filles

L'équipe féminine de rugby Auteur : Annie-France Charbonneau Crédits : Annie-France Charbonneau

Loisirs et culture
15 août 2016

Rio: une histoire de filles

Par Annie-France Charbonneau
Cet article fait aussi partie des dossiers :

Aujourd’hui, je n’ai pas envie de m’étaler sur mon horaire chargé et bonifié de belles rencontres. J’ai plutôt envie de faire passer les beaux messages que j’ai entendus ces derniers jours. Particulièrement, des messages au féminin.
 

D’abord, les Jeux de Rio 2016, en date du 15 août, c’est:

Pour le moment, 12 médailles féminines…

- 60 % des athlètes de la délégation canadienne sont des femmes.

- 45 % des athlètes présents à Rio, tous sports confondus, sont des femmes, une augmentation constante. En 1996, elles étaient représentées à 36 %. En 1984, à 23 %. 1984… me semble que c’était hier…

- 51 % des employés sur le COI (Comité olympique international) sont des femmes.

- C’est 4 médailles pour Penny Oleksiak, une jeune Torontoise de 16 ans, qui a remporté une médaille d’or (notre seule jusqu’à maintenant), une d’argent et deux de bronze en natation, dont une en équipe au 4 X 100 m libre. Jamais une nageuse n’avait remporté quatre médailles aux mêmes Jeux. Ça sent le porte-drapeau de la cérémonie de fermeture…

- Une deuxième médaille d’or olympique pour Rosie MacLennan à l’épreuve de trampoline. Elle avait également remporté l’or à Londres, en 2012, et elle a été capable de défendre son titre cette année.

- Un record canadien pour Eleanor Harvey, 21 ans et originaire de Hamilton, qui devient la première Canadienne à se rendre en quart de finale à l’épreuve d’escrime. 

- Une médaille de bronze pour l’équipe canadienne en rugby à 7, un sport présenté pour la première fois aux olympiques dans cette formule et ouvert aux femmes. 

- L’équipe de soccer féminine en demi-finale.

Et les Jeux ne sont pas finis…

Lorsque j’ai assisté à la soirée hommage aux médaillés, mercredi soir, à la Maison du Canada, c’est ce qui ressortait. Bravo les femmes! Sans vous, le Canada n’aurait pas de médailles! 

J’ai eu l’occasion de discuter il y a quelques semaines avec Stéphanie Labbé, gardienne de but de l’équipe de soccer féminine du Canada. Son message le plus important: «J’ai grandi sans voir beaucoup d’athlètes féminines dans les médias. On nous présentait surtout des vedettes masculines du sport. J’ai toujours écouté beaucoup le hockey et mon idole était Patrick Roy. 

J’aimerais vraiment devenir un modèle inspirant pour les jeunes, un de ces modèles féminins que je n’ai pas eu la chance d’avoir dans mon enfance. Savoir que certaines vont suivre mes traces ou que je pourrai les inspirer dans leur rêve, que ce soit au soccer ou dans un autre sport. Tout ce qui m’importe c’est d’encourager des jeunes filles à croire en elle, à être actives, à bouger, d’être elle-même, et d’aller au bout de leur rêve.» Pour cette raison, Stéphanie a accepté d’être ambassadrice pour la campagne #Likeagirl, de Always. Le message lui parlait particulièrement. 

Ce matin, j’ai rencontré l’équipe de rugby féminine. J’avais eu la chance de discuter avec la Québécoise Natasha Watcham-Roy et sa maman, hier soir, en privé. Ce matin, j’en ai profité pour discuter avec Karen Paquin et avec la capitaine, Jen Kish. Karen (avec ses bleus sur la cuisse gauche, la trace des crampons de la chaussure d’une adversaire) est plus qu’heureuse d’avoir l’opportunité de passer son message au féminin. Ce même message. Celui d’inspirer les jeunes femmes à aller au bout de leur rêve sans se laisser influencer par ce que les autres pensent. Jen Kish, s’exprime avec une sagesse certaine pour ses 28 ans, avec l’expérience d’une fille qui a combattu les préjugés pour faire ce qu’elle aimait le plus au monde, pour être authentique et atteindre ses objectifs. «Avec cette médaille de bronze, j’espère qu’on a pu inspirer des jeunes filles à se dire «je veux jouer comme ces filles-là parce qu’elles sont fortes, qu’elles sont passionnées, parce qu’elles ont réussi». Qu’elles arrêtent de vouloir jouer comme les gars, pratiquer un «sport de gars». On a prouvé que le rugby, c’est aussi un sport de filles».  

Pssit! Vous regarderez cette publicité. C’est exactement le message que j’ai entendu de la bouche de ces athlètes. C’est beau et inspirant.

#CommeUneFille

 

 

Partage X
Loisirs et culture

Rio: une histoire de filles

Se connecter

S'inscrire