Loisirs et culture

Les confidences de Valérie Blais

Les confidences de Valérie Blais

Auteur : Coup de Pouce

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Les confidences de Valérie Blais

Une rencontre déterminante? Paul Buissoneau, lorsque nous avons joué Les Précieuses ridicules. Bon, il gueule, mais je n'ai jamais pris ça au premier degré! C'est sa façon de communiquer. Paul, c'est mon homologue, nous sommes des enfants, tous les deux. Je comprends tout de son langage. Je le comprends de l'intérieur. Je sais pourquoi il est gourmand, pourquoi il pogne les nerfs. Je peux l'appeler à 10 h le matin, on va parler de théâtre jusqu'à midi. Avec lui, il n'y a pas d'heure pour parler d'art. Nos conversations sont totale¬ment inutiles et totalement riches. J'haïs ça qu'il ait 80 et moi 40. On aurait pu jaser pendant toute notre vie. Le savoir des gens comme lui m'intéresse.

Une inquiétude? À la fin de ma vie, réaliser que j'ai été à côté de mes pompes. Je fais tout, chaque jour, pour éviter que ça m'arrive.

C'est quoi, «tout»? Si je prends un café avec une amie, je suis toute là, dans mon coeur, dans ma tête, parce que ce moment ne reviendra pas! Des gens se suicident, d'autres ont le cancer. La vie peut nous être retirée d'un moment à l'autre. Il ne faut pas la gaspiller, il faut en jouir.

Le plus beau cadeau que vous a fait la vie? La vie, justement!

La pensée qui vous envahit lorsque survient la mort? Le poète Pierre Morency l'a dit avant moi, c'est «ce qu'il faudra quitter».

 

Pour lire d'autres confidences de Valérie Blais, consultez le numéro de mai 2009 du magazine Coup de pouce. 

 

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