Loisirs et culture

Les confidences de France Beaudoin

Auteur : Coup de Pouce

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Les confidences de France Beaudoin

Une revendication pour l'école? Le besoin de bouger de cer¬tains enfants et, donc, le retour de l'éducation physique.

Un avantage à être parent? Tu es obligé de décrocher de tes préoccupations, car les enfants te ramènent constamment à l'essentiel.

Et un désavantage? Le manque de sommeil!

Un mythe qui vous tape vraiment sur les nerfs et que vous aimeriez rétablir? Qu'une famille normale, ce n'est pas nécessairement deux adultes et deux enfants.

Que fait naître en vous l'idée de la campagne? La grosse paix!

Et celle de la ville? Le travail.

Qu'est-ce qui vous motive à ce moment de votre vie? Être heureuse, avoir un sentiment de liberté en dedans. Que les miens soient heureux, libres aussi.

Ce que vous ne tolérez plus, avec les années? Ceux qui passent leur vie à te dire non! «Ça s'peut pas, ça ne fonctionne pas de même, ça a toujours été fait de cette façon, donc, ça ne changera pas...» À ce moment-ci de ma vie, les «buckés» voient sortir ma limite en un rien de temps!Une personne qui vous a beaucoup influencée? Le journaliste Benoît Johnson. Il a été mon patron, il a cru en moi, plus que moi, avant moi.

Comment réagissez-vous face à un invité prétentieux? Ça me fait rire infiniment par en dedans. La prétention me fait le même effet que la caricature.

Vous avez une capacité d'écoute assez exceptionnelle. D'où vient-elle? Hum, je ne suis pas la mieux placée pour répondre à ça. Ça ne m'apparaît pas exceptionnel. Je pense que la préparation y est pour quelque chose. Bien préparée, on ne pense pas à la prochaine question qu'on veut poser, ce qui permet d'être plus présente. Surtout que j'ai toujours en tête que la prochaine question est peut-être dans la réponse que mon invité s'apprête à me donner. Je viens aussi d'une famille où on était écoutés. Ce qu'on avait à dire, à tout âge, était considéré.

Un truc, lorsque vous vous trouvez devant un invité très difficile à interviewer? Je ne m'en fais plus avec ça, et c'est une grande libération. J'ai compris qu'il y a une partie qui ne m'appartient pas. Chacun est responsable de sa personne. À partir du moment où mon intention est honnête, je donne tout ce que je peux.

Une valeur perdue que vous souhaiteriez remettre au goût du jour? Le temps. Perdre son temps, flâner, improviser avec le temps.

Un trait de votre meilleure amie qui vous impressionne? La très grande capacité de faire des folies et de s'émerveiller d'Isabelle et la présence indéfectible de Clémence.

Une cause qui vous tient à coeur? L'Institut Louis Braille, pour lequel j'ai animé un spectacle, l'automne dernier. J'ai été très touchée par le quotidien des gens atteints de cécité. On n'a pas idée de leur réalité.

Que vous reste-t-il d'essentiel à accomplir? Me taire! Souvent, on dit qu'on ne s'exprime pas assez. C'est vrai, mais l'idée de ne pas parler pour ne rien dire me plaît aussi. Finalement, je pense de plus en plus qu'on n'est pas obligé d'avoir une opinion sur tout!

Pour lire d'autres réflexions de France Beaudoin, consultez le numéro de mars 2008 du magazine Coup de pouce.
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