Loisirs et culture

Entrevue avec Lisa Leblanc

Entrevue avec Lisa Leblanc

Entrevue avec Lisa Leblanc

Photographe : John Londono Auteur : Élise Jetté Source : Coup de pouce, octobre 2016

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Entrevue avec Lisa Leblanc

L’auteure-compositrice-interprète originaire du Nouveau-Brunswick, Lisa Leblanc, lance son deuxième album Why you wanna leave, runaway queen? cet automne

En 2012, elle a écrit l’hymne de nos journées grises, Aujourd’hui, ma vie c’est d’la marde. C’est l’esprit enveloppé par ses voyages et ses rencontres des quatre dernières années que la jeune Néo-Brunswickoise nous revient cet automne avec Why You Wanna Leave, Runaway Queen?, un album aux influences folk, bluegrass, cajun et blues.

Il y a souvent une part d’humour dans tes chansons. Qu’est-ce qui te fait le plus rire dans la vie? Beaucoup de choses! Ma famille est très drôle, mais j’aime aussi l’humour en général. Je trouve que ma vie est tellement ridicule et drôle à la fois. Je l’ai toujours vue de même. J’aime mieux rire que brailler... même si je braille aussi. J’aime beaucoup la simplicité et la joie de vivre.

Ton nouvel album est principalement en anglais. Te sens-tu affectée par tous les débats en lien avec l’importance du français en chanson? Je suis écoeurée de c’t’affaire-là. Je viens du Nouveau-Brunswick, donc, le débat, je le vis depuis que je suis née. J’ai grandi en français mais, obviously, je suis bilingue. Quand je chante en français, c’est pas parce que je suis en train de faire un débat politique, c’est parce que ça me tente à ce moment-là.

Tu as vendu plus de 140 000 albums dans ta jeune carrière, à une époque où les ventes de disques sont en déclin. Te considères-tu comme chanceuse? Je me sens tellement privilégiée! Même à l’âge d’or des CD, dans les années 1990, ce n’était pas tout le monde qui vendait des albums. Donc, vendre des disques quand on fait de la musique, c’est toujours un privilège. Mais je dois dire que j’ai travaillé en criss. Y’a une part de chance, mais aussi une grosse part de travail. Je ne tiens jamais rien pour acquis: dans cinq ans, ça se pourrait que je fasse un shitty album et que j’en vende trois.

Qu’est-ce qui a changé entre la Lisa de 2012 qui chantait que sa vie «c’est d’la marde» et celle d’aujourd’hui? Dans le temps, j’avais 21 ans. À cet âge, y’a beaucoup d’affaires qui se passent. La première année (après la sortie de l’album) a été intense. J’étais en semi-burnout. C’est là que j’ai appris à dire non, à connaître mes limites, puis mes forces. Si on m’avait dit, quand j’étais plus jeune, «tu vas vivre des affaires débiles avec tes instruments», je ne pense pas que je l’aurais cru.

CV

2010. Gagnante du Festival international de la chanson de Granby

2012. Sortie de son premier album éponyme et lauréate du Félix de la Révélation de l’année à l’ADISQ

2014. Sortie de son EP en anglais Highways, Heartaches and Time Well Wasted

Sur son radar: Les Hôtesses d’Hilaire

«C’est mon band préféré, à voir en show. Ils apportent quelque chose de carrément cool à la scène musicale. Faites-vous plaisir et allez les voir! Tu ne sors pas de là en disant “je sais pas”. T’as adoré ou détesté.»

Elle a dit

«Ma mère m’a suivie comme une soccer mom, mais version bar mom [...] Quand j’ai commencé à chanter dans les bars, ma mère était là avec moi. Elle me “drivait” au bar, elle restait avec moi de 10 h du soir à 2 h du matin.» (Tout le monde en parle, 2014).

Une oeuvre mémorable: la chanson Katie Cruel

«C’est une vieille toune folk, et personne ne sait qui l’a écrite. Karen Dalton, l’une des chanteuses préférées de Bob Dylan, l’a reprise. La chanson parle d’une personne qui a une vie très dure, et c’est son histoire, à Dalton aussi. J’en ai fait une version. Joe Dassin en a aussi fait une excellente!»

 

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