Loisirs et culture

Entrevue avec Benoit Brière

Entrevue avec Benoit Brière

  Photographe : Michel Pilon

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Entrevue avec Benoit Brière

Dès le 7 juin, Benoît Brière mettra son talent au service de l’humour britannique de Ray Cooney, au théâtre du Vieux-Terrebonne. Et ce n’est pas tout: il jouera pour une quatrième saison dans la télésérie Madame Lebrun et apparaîtra sur grand écran, à la fin du mois, dans le prochain Denys Arcand. Rencontre avec un grand parmi les grands.

La pièce s’intitule Pierre, Jean, Jacques. Lequel jouez-vous? Je suis Pierre, le personnage central. Souhaitant adopter un enfant avec sa conjointe, il se prépare à recevoir la visite de la représentante de l’agence. Ses deux frères, qui ne sont pas attardés mais qui n’ont pas trop d’avance non plus, veulent l’aider dans ses démarches par des stratagèmes douteux. Le pauvre va passer une journée cauchemardesque. Cette pièce présente une situation de base très contemporaine, que j’ai personnellement vécue en adoptant.

Vous partagez souvent la scène avec Martin Drainville et Luc Guérin, avec qui vous coproduisez vos pièces depuis six ans. Quel est le secret de votre trio? Martin et Luc sont les deux personnes les plus drôles du monde. Étonnamment, c’est un accident de parcours, soit le film Angelo, Frédo et Roméo, qui nous a liés. Après avoir travaillé comme des fous, chacun de notre côté, pendant 15 ans, nous nous sommes retrouvés. Notre admiration mutuelle est devenue une grande amitié, puis une association d’affaires. Notre but premier, avec notre compagnie, est de jouer ensemble.

Comment avez-vous réagi quand Denys Arcand vous a demandé de reprendre, avec Gaston Lepage, votre duo d’itinérants créé dans Joyeux calvaire pour La chute de l’empire américain? J’ai dit oui tout de suite, sans attendre de savoir si Gaston embarquait. Denys est un grand parmi les grands. Il sait ce qu’il veut et ce qu’il fait, mais il nous laisse une généreuse part de créativité. Nous étions tellement contents de nous retrouver que nous avons été un peu turbulents sur le plateau, alors que nous n’avions qu’une scène de figuration de sept minutes à livrer.

Passerez-vous de l’autre côté de la caméra, un jour? J’aimerais le faire, mais j’aurais d’abord besoin de raffiner mes connaissances techniques. La réalisation d’un court métrage serait un bon premier pas. Je travaille actuellement à un scénario du pédiatre Jean-François Chicoine.

 

Pierre, Jean, Jacques est à l’affiche à la salle Desjardins du théâtre du Vieux-Terrebonne, du 7 juin au 18 août 2018. theatreduvieuxterrebonne.com

 

EN CHIFFRES

26 ans depuis son premier rôle à la télé, dans L’amour avec un Grand A

140 publicités tournées pour Bell

12e été à la direction artistique du Théâtre Du Vieux-Terrebonne

SUR SON RADAR

John McGale: «Dans un voyage récent, j’ai rencontré par hasard John McGale, l’incroyable guitariste d’Offenbach. En tant que fan du groupe depuis toujours, j’attends avec hâte la sortie de son nouvel album.»

IL A DIT:

«Je crois fondamentalement que le jeu sur scène et à la caméra est un sport d’équipe. J’ai toujours eu plus d’admiration pour ceux qui savent faire une passe que pour ceux qui scorent.»

UNE ŒUVRE MARQUANTE

IL POSTINO de Michael Radford: «Il postino (Le facteur, en v.f.) est un film auquel je reviens tout le temps. Il s’y trouve une des plus belles relations père-fils du cinéma, et Massimo Troisi y sert une extraordinaire leçon de jeu.»

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