Loisirs et culture

À lire cet été: les romans qu'on a aimés

IStock Photographe : IStock Auteur : Coup de Pouce

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À lire cet été: les romans qu'on a aimés

Ode à la vie

Alice et Jules vivent des journées marquées par la danse des habitudes: tous les matins, Jules prépare le café et dresse la table du déjeuner pendant qu'Alice se réveille tout doucement. Un certain matin enneigé, Alice rejoint son mari des cinquante dernières années au salon et s'assoit à ses côtés. Il vient de lui préparer son café pour la dernière fois. Il est mort, serein, encore en pyjama. S'ensuit une journée hors du temps qu'Alice souhaite partager une dernière fois avec son Jules - et avec le petit voisin qui joue tous les jours aux échecs avec Monsieur Jules - pour se remémorer de doux ou durs souvenirs, le sermonner, l'aimer un peu, encore une fois, avant que la vie suive son cours. Un récit très touchant sur la force de l'amour, l'usure du temps et tous les petits gestes qui composent nos vies.

Une journée avec Monsieur Jules, par Diane Broeckhoven, NiL, 2011, 109 p., 16,95 $.

 


Vues intérieures

C'est l'histoire d'un jeune médecin accidenté de la route qui ne peut plus pratiquer et qui s'assoit tous les jours dans un parc de la Petite Italie pour voir passer les heures. L'histoire d'une grand-mère dont la relation amour-haine avec le roman Docteur Jivago enseigne à son petit-fils la notion de vie et de mort. L'histoire d'un homme dont le lunch chaque jour révèle un peu de sa vie personnelle. Au fil d'un tout petit recueil de nouvelles, on rencontre dix personnages en quête de morceaux d'euxmêmes. Des nouvelles qui se lisent en un instant, mais qui nous habitent longtemps.

Intimité et autres objets fragiles, par Marie-Ève Sévigny, Triptyque, 2012, 100 p., 18$ 

Flirt anglais

Le major Pettigrew, un veuf âgé et seul, partage son temps entre le club de golf, le thé, la lecture... et madame Ali, une jeune veuve pakistanaise qui tient l'épicerie du coin. Ensemble, ils se baladent tranquillement, discutent Kipling et se découvrent une amitié singulière. Autour d'eux virevoltent quelques intrigues parfois simples, souvent très drôles, qui donnent le ton à ce portrait indulgent d'un petit village anglais où commérages et rumeurs font bon ménage. Le livre parfait pour ralentir le rythme et s'offrir une paisible lecture de vacances.

La Dernière Conquête du Major Pettigrew, par Helen Simonson, NiL, 2012, 496 p., 29,95 $.

 

 

Une famille foldingue

Ici, on plonge dans l'univers de Hazel, la jeune narratrice, qui porte un regard singulier sur sa famille, plutôt atypique. Les excentricités de ce clan fou sont présentées sous forme de nouvelles, mais se lisent comme un roman. La mère qui couche le petit dernier dans le tiroir d'une commode, le père dont le passe-temps préféré est de refaire l'électricité de la maison, le grand-père qui se balade avec un chien mort, des oncles tellement étranges... Des personnages invraisemblables qui apportent un vent de fraîcheur et d'absurdité à nos vacances.

À l'aide, Jacques Cousteau, par Gil Adamson, Boréal, 2012, 169 p., 22,95 $.

 

 

Bienvenue dans mon cauchemar

Penelope Fernandez, une militante pour la paix, est traquée sans relâche par un tueur professionnel. Le motif? Mystérieux. Carl Palmcrona, l'homme qui valide les contrats d'armement de la Suède, est retrouvé pendu dans son appartement. Suicide ou meurtre? Mystère. C'est en remontant le cours de chacune des histoires et en établissant entre elles des liens improbables que l'inspecteur Joona Linna mettra à jour le Pacte Paganini qui, une fois conclu, fait trembler même les plus coriaces. Plutôt lent en début de récit, le rythme de cette enquête, écrite à quatre mains par le couple d'écrivains se cachant sous le pseudonyme de Lars Kepler, s'accélère en seconde partie, tout comme notre rythme cardiaque!

Le Pacte, par Lars Kepler, Actes Sud, coll. Actes noirs, 2011, 506 p., 36,95 $.

 

Nouvelle identité?

Un petit voleur paumé est inculpé pour un meurtre qu'il n'a pas commis. Quand un mystérieux personnage lui offre une nouvelle vie et un nouveau visage, il accepte. Dans une ville dévastée par des inondations et où règne la terreur, on lui donne une nouvelle chance, mais il se retrouve dans un complot où sa vie est menacée. Un polar bien ficelé, riche en rebondissements et en personnages vraiment méchants! À traîner au bord de la piscine.

Un tout autre homme, par Andrew Klavan, Calmann-Lévy, 2011, 336 p., 29,95 $.

 

 

Le goût du bonheur

Clarence Paradis a 19 ans. Du haut de ses 6 pieds, elle voudrait être invisible. Son éternel combat avec la nourriture la mène au fond du gouffre. Malgré le soutien de son père et de sa grand-mère, elle part à l'autre bout du monde, en Nouvelle-Zélande, convaincue qu'elle y trouvera le chemin de la réconciliation. Difficile de rester indifférente à son cri de détresse. Un récit à la fois rempli de désespoir et de tendresse, de la plume d'une jeune auteure québécoise très prometteuse.

Le Goût du paradis, par Julie Balian, La courte échelle, 2012, 480 p., 24,95 $

 

 

Bonjour tristesse

Tandis que Samuel, profondément bouleversé, se prépare aux funérailles de son fils unique, Laura égrène les dernières heures de son existence fadasse, bien décidée à y mettre un terme, le soir venu. Ils ne se connaissent pas, sont chacun d'un côté de la vie: celle qui part, celui qui reste. D'une plume fine et sobre, s'attardant aux menus détails, l'auteur entrecroise les fils de leurs pensées, de l'aube au crépuscule, vers une issue où pointera un peu de lumière. Un beau texte qui donne espoir qu'après les périodes de grande noirceur, il y a toujours de la lumière.

Une bonne raison de se tuer, par Philippe Besson, Julliard, 2012, 321 p., 29,95 $.

 

 

Histoires de flics

Si on n'a pas affaire ici à un chef-d'oeuvre du calibre de Seul le silence, R.J. Ellory réussit, encore une fois, à nous captiver avec l'histoire de Frank Parrish, policier new-yorkais au bord de la crise de nerfs qui enquête sur des meurtres de jeunes filles en même temps qu'il lutte avec les démons de son passé. Un roman policier inusité où l'humanité et la souffrance du protagoniste occupent autant la scène que son enquête.

Les Anges de New York, par R.J. Ellory, Sonatine, 2012, 560 p., 34,95 $.

 

Allons au bois

Jones Cooper est un jeune policier à la retraite. Il voit un psy, travaille le bois et, franchement, s'emmerde un peu. Quand une voyante le visite pour lui annoncer un drame imminent, il refuse de s'en mêler... pour cinq minutes. Il commence à s'intéresser à une affaire classée qui revient hanter le village: la disparition d'une femme, il y a plusieurs années, qu'on avait crue partie avec un autre, mais qui serait enterrée dans le bois juste à côté. En enquêtant sur plusieurs pistes, il découvre des liens qu'on avait oublié de faire. Une intrigue bien menée, un polar sympathique, pas hyper violent, mais tout de même mystérieux. Les fans de Mary Higgins Clark apprécieront sûrement!

Les Voix du crépuscule, par Lisa Unger, Toucan, 2012, 488 p., 29,95 $.

 

 

Fratrie perdue

L'histoire débute en 1895, au Texas. L'épouse de Vaclav meurt en donnant naissance à leur quatrième fils, Karel. Enfermé dans sa peine, le père se transforme en tyran et force ses fils à entretenir sa terre en travaillant pratiquement sans relâche comme des bêtes. Le sort des quatre frères prend un virage inattendu quand un Espagnol fraîchement débarqué dans la région fait le pari de donner ses trois filles en mariage lors d'une course de chevaux. D'une écriture riche et généreuse, ce roman aborde avec brio les grands thèmes de la famille, de l'amour et de la trahison.

Le Sillage de l'oubli, par Bruce Machart, Gallmeister, 2012, 344 p., 32,95 $.

 

 

Mariée obligée?

Journaliste touche-à-tout, Anne quitte son amoureux quand elle découvre qu'il en aime une autre. Comme elle a de la difficulté à rencontrer l'âme soeur, elle se tourne vers une entreprise qui offre de trouver le mari idéal moyennant une rondelette somme. Curieuse, elle teste la méthode, histoire de voir si cela fonctionne. Se fera-t-elle prendre au jeu? Le concept, absolument farfelu, est signé par une plume anglophone montréalaise peu connue, mais qui n'a rien à envier aux auteures américaines de chick lit.
Le bouquin tout indiqué pour un club de lecture estival entre copines.

Sur mesure, par Catherine McKenzie, Goélette, 2012, 480 p., 26,95 $.

 

 

 

 

 

Maudits enfants!

Vivianne, mère de deux grands enfants, éprouve une haine profonde envers les bébés. Pour le temps des fêtes, elle décide de s'éclipser en simulant un voyage dans le Sud pour se retirer en ermite dans une cabane sur le bord de l'eau, à Percé. Durant la nuit de Noël, quelqu'un abandonne à la porte de sa cabane un panier... dans lequel se cache un bébé. Débute alors l'élaboration d'un plan complexe pour se débarrasser de l'enfant afin de le soustraire aux souffrances de notre monde. Ce court roman, qui a toute l'apparence d'un film d'horreur, nous permet une incursion pourtant drôle dans la tête d'une femme psychotique et paranoïaque à souhait. Les amateurs d'humour noir en redemanderont.

J'haïs les bébés, par François Barcelo, Coups de tête, 2012, 132 p., 14,95 $.

 

 

Histoire d'honneur

En convalescence depuis qu'il a été blessé lors d'une enquête, Jérôme Marceau s'apprête à partir se ressourcer sur la côte ouest. Or, les choses se compliquent. La voiture qu'il achète contient des traces de sang séché, une indiscrétion met toutes les polices du pays à ses trousses et sa mère reçoit un diagnostic de maladie terminale. Après une entrée en matière hésitante, Jacques Savoie nous accroche pour de bon et nous entraîne avec son héros jusqu'aux confins du Nouveau-Brunswick. Un polar habilement mené où se mêlent crime d'honneur et intrigue politique.

Une mort honorable, par Jacques Savoie, Libre Expression, 2012, 312 p., 24,95 $.

 

 

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