Loisirs et culture

6 bouquins qui font voyager

6 bouquins qui font voyager

IStock Photographe : IStock Auteur : Coup de Pouce

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6 bouquins qui font voyager

Retracer l'histoire

New York, 1950. Maria Apron, une actrice juive native de Russie, est soupçonnée d'espionnage et de l'assassinat de son présumé mari, un agent de l'OSS. Alors que les membres de la commission qui l'interrogent la malmènent, un journaliste est envoûté par sa beauté et sa prestance. Il croit fermement que l'accusation ne tient pas la route et cherche à la faire blanchir. Au fil des témoignages livrés par Maria, on découvre la vie en Russie durant la Seconde Guerre mondiale, l'importance du théâtre et de la littérature, la méfiance constante qui y régnait et, par-dessus tout, l'existence d'histoires d'amour impossibles. Une bonne grosse brique, idéale pour décrocher, mais aussi pour en apprendre davantage sur un pan de l'histoire américaine.

L'Inconnue de Birobidjan, par Marek Halter, Laffont, 2012, 436 p., 29,95 $.

 

 

Pays imaginaire

Après avoir lu cette fable, on se sent un peu comme au sortir d'un spectacle de Fred Pellerin: on se doute bien que l'univers et les personnages dépeints par l'auteur n'existent pas vraiment, mais on a quand même envie de partir à leur rencontre pour y croire un peu plus. C'est donc une Acadie lyrique que nous présente Antonine Maillet dans cette oeuvre, une Acadie mise à mal par la dépression et qui n'a en apparence rien à offrir à son héros, Raphaël, un adolescent chétif dont la survie tient souvent à un fil... celui de son imagination.

L'Albatros, par Antonine Maillet, Leméac, 2011, 272 p., 26,95 $.

 

 

Saga familiale... en 100 pages

Madame Ming exécute avec grâce la pourtant minable tâche de «dame pipi» d'un hôtel de luxe de Yunhai, tout en dispensant les citations de Confucius et ses histoires abracadabrantes aux clients qui prennent le temps de lui adresser la parole. Elle se lie d'une étrange amitié avec le narrateur, un homme d'affaires français anonyme venu signer de gros contrats en Chine, qui force les négociations en s'éclipsant souvent aux toilettes. C'est ainsi qu'elle lui raconte tout au sujet de ses dix enfants... dans un pays où règne la loi de l'enfant unique depuis 1979. Qui est cette excentrique conteuse? Comme d'habitude, Eric-Emmanuel Schmitt nous peint, dans ce court récit, des personnages colorés et empreints d'humanité.

Les Dix Enfants que madame Ming n'a jamais eus, par Eric-Emmanuel Schmitt, Albin Michel, 2012, 115 p., 16,95 $.

 

 

 

Berlin, mon amour

Le roman s'ouvre en Nouvelle-Angleterre sur la vie solitaire de Thomas Nesbitt, un écrivain sur le point de divorcer. Une enveloppe postée d'Allemagne le ramène à un épisode de sa vie survenu quand il était dans la jeune vingtaine et qui le hante encore. On retourne avec lui en 1984, à Berlin, où il tombe amoureux fou de Petra, une traductrice estallemande. Sur une trame de fond historique qui décrit bien l'ambiance totalitaire qui régnait à l'époque en Allemagne, on se laisse entraîner dans leur histoire d'amour. Un bon gros roman bien dosé, facile à lire, qui plaira aux sentimentales.

Cet instant-là, par Douglas Kennedy, Belfond, 2011, 492 p., 29,95 $.

 

À l'italienne

Les polars italiens ont la cote, ces dernières années. Et l'auteur Donato Carrisi, un nouveau venu, ne fait pas dans la dentelle. Dans son second roman, il raconte l'histoire d'hommes du Vatican qui consignent dans une bibliothèque secrète les confessions pour des péchés abominables que reçoivent les prêtres partout dans le monde. Est-ce là qu'on trouvera la solution au mystère entourant la mort suspecte du mari journaliste de Sandra, une enquêteuse photo pour la police scientifique? Si on dévore les romans à bon rythme et qu'on ne frémit pas (trop) à la lecture de meurtres particulièrement violents, ce roman enlevant fera un excellent compagnon de vacances.

Le Tribunal des âmes, par Donato Carrisi, Calmann-Lévy, 2012, 460 p., 32,95 $.

 

Une mayonnaise bien montée

Gabriel Rivages, écrivain en devenir, voue un culte au poète et auteur américain Richard Brautigan. À travers ses récits, il nous raconte celui qui est connu comme le dernier des beatniks, une âme sauvage et tourmentée qui a connu la détresse et la gloire au cours d'une vie rocambolesque. Mayonnaise nous transporte, d'un court tableau à l'autre, sur les routes de l'Amérique, de la côte ouest des années 60, eldorado de hippies et de rêveurs, jusqu'en 1984, alors que Brautigan, déchu et alcoolo, se tire une balle dans la tête. Mais après, il y a la suite, une fin aussi surprenante que celles des romans qu'on décrit dans ce livre. Un auteur québécois à découvrir.

Mayonnaise, par Éric Plamondon, Le Quartanier, 2012, 214 p., 22,95 $.

 

 

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