Étape 1: On fait l'état des lieux

Avant toute chose, on doit bien comprendre la dynamique du terrain où on jardine. Rien de compliqué: on récolte quelques données de base afin de déterminer le meilleur emplacement pour notre plate-bande et de choisir des végétaux qui y seront heureux.

  • L'ensoleillement. On observe la trajectoire du soleil au cours de la journée (et on n'oublie pas qu'elle se modifiera au fil de l'été): combien d'heures d'ensoleillement l'endroit choisi pour notre plate-bande reçoit-il? S'il reçoit plus de 6 heures de soleil direct par jour, on parle de «plein soleil». Entre 2 et 6 heures, de «mi-ombre». Et un secteur qui reçoit moins de 2 heures d'ensoleillement est considéré «à l'ombre». On choisit ensuite le meilleur emplacement en fonction du type de plate-bande qu'on veut: un massif ensoleillé accueille un plus vaste choix de plantes, mais on peut préférer le caractère intimiste d'un jardin d'ombre, sous les arbres.
  • La zone de rusticité. Le Québec est découpé en plusieurs zones qui partagent certaines caractéristiques climatiques. Par exemple, Montréal et ses environs sont en zone 5b, alors que Sept-Îles est en zone 3a. Si on veut que nos vivaces et arbustes puissent résister à l'hiver sans protection particulière, il faut choisir des espèces d'une zone égale ou inférieure à la nôtre, c'est-à-dire qui peuvent supporter les températures qu'il fait chez nous (ou de plus froides). Sur le site d'Horticlub, on trouve un outil pour déterminer la nôtre.
  • L'exposition aux vents. Dans un secteur très venteux, le sol se dessèche rapidement et la température est systématiquement plus basse. Si on tient à installer notre plate-bande dans un endroit exposé, mieux vaut installer un brise-vent pour la protéger: haie, treillis couvert de plantes grimpantes, etc.
  • La nature du sol. Il peut être argileux (il est lourd et reste longtemps gorgé d'eau) ou plutôt sableux (léger et drainant). Dans les deux cas, on pourra y incorporer du compost, qui rendra la terre argileuse plus meuble et améliorera la rétention d'eau du sol sableux. On peut aussi choisir nos végétaux en conséquence: en cherchant bien, on dénichera des plantes pour chaque type de sol, même le plus pauvre et sablonneux.
  • Le pH. Le sol peut être acide, alcalin ou neutre. La plupart des plantes apprécient un pH neutre (entre 6 et 7,5). On peut déterminer le pH de notre sol à l'aide d'une trousse d'analyse (McKenzie, 3,49 $, chez Rona). On peut aussi regarder ce qui pousse dans le voisinage: la présence de plantes acidophiles (azalées, rhododendrons, magnolias) ou de nombreux conifères est un indice de sol acide; à l'inverse, si les oeillets, les giroflées et les clématites prospèrent, on est en présence d'un sol alcalin. Une fois qu'on connaît le pH de notre sol, le plus simple est de choisir des plantes qui l'apprécient, mais on peut aussi le corriger en incorporant des amendements ou des engrais.