On a appris dans la première partie de cet article qu'on ne doit pas s'inquiéter de la présence d'un peu de mercure dans les fluocompactes et que ces ampoules ainsi que 98% de leurs composantes peuvent être récupérées. Voyons maintenant en détail l'impact du champ magnétique et des rayons UV.

Le champ magnétique

Rasoirs électriques, ordinateurs, fluocompactes... Entourés d'appareils qui fonctionnent à l'électricité, on se trouve exposé à des champs électriques et magnétiques (CÉM) de différentes fréquences qui sont omniprésents dans notre environnement.

Les CÉM sont à leur plus fort près de leur source. Leur force chute rapidement dès qu'on s'en éloigne. D'ailleurs, même à proximité d'une fluocompacte, les taux d'exposition aux CÉM sont largement inférieurs aux limites recommandées par Santé Canada et par des organismes internationaux tels que l'Organisation mondiale de la santé qui se veulent rassurants sur cette question.

On n'a donc rien à craindre si l'on se trouve à proximité d'une fluocompacte allumée. De plus, les taux d'exposition aux CÉM y sont très faibles comparativement à ceux d'autres appareils électriques. On en aura un aperçu en jetant un coup d'œil à des tableaux comparatifs des champs magnétiques moyens à très basse fréquence.

Peut-on être hypersensible à l'électricité?
Depuis quelques années, on entend parler d'hypersensibilité à l'électricité. Les personnes qui s'en disent atteintes attribuent leurs problèmes de santé à diverses formes de CÉM. Les premières plaintes ont mis en cause les écrans d'ordinateur et les téléphones cellulaires. Maintenant, les ampoules fluocompactes sont aussi pointées du doigt. Or, les nombreuses études réalisées auprès de personnes disant souffrir de cette hypersensibilité ont démontré que leurs symptômes n'étaient pas dus à l'électricité.

Y a-t-il un lien entre les CÉM et le cancer?
À ce jour, aucune des nombreuses études qui se sont penchées sur cette question n'a pu mettre en évidence un risque de cancer attribuable aux CÉM. Le Centre international de recherche sur le cancer a classé les CÉM de 50 et de 60 hertz comme source cancérigène possible, mais pour laquelle les preuves sont faibles. D'ailleurs, la classification qu'il leur a attribuée est la même que celle donnée au café et au dioxyde de titane (le pigment qui colore notre dentifrice). Il s'agit du plus bas niveau de risque.