On choisit d'abord un motif fort, c'est-à-dire imposant en termes de grosseur ou de couleur. C'est celui qui captera l'attention en premier. On choisit ensuite des motifs complémentaires, plus discrets. On les agence selon les principes suivants:
- La grosseur. Il doit y avoir une gradation dans la taille des motifs: on part d'un motif imposant, qu'on agence à un autre, de grosseur moyenne, puis à un autre, encore plus petit. «Il est important que les motifs ne compétitionnent pas entre eux», affirme la designer Brigitte Poitras, de idéco.ca. Par exemple, un gros cercle très graphique pourrait être associé à des petits cercles et à une rayure dans les mêmes tonalités; l'association risque d'être moins heureuse si on lui oppose de gros carrés.
- Le style. On joue des éléments d'esprit similaire: un motif de style pop art ne ferait pas bon ménage avec un fleuri très classique.
- Les couleurs. Attention de ne pas partir dans toutes les directions: les couleurs des motifs complémentaires doivent se retrouver dans le motif principal. Aussi, il est important de reprendre une des couleurs présentes dans les motifs sur un élément uni (un gros coussin, par exemple) pour faire le lien entre les divers éléments du décor.
- La texture. Elle est considérée comme un motif à part entière, dans la mesure où elle contribue à l'ambiance d'une pièce et enrichit le décor. Ainsi, pour donner une impression de confort, on introduira probablement des matières douces et douillettes, alors qu'un tissu soyeux donnera de l'élégance à la pièce.
Combien de motifs peut-on se permettre?
Tout est question de dosage. Si on décore pour la première fois ou qu'on préfère une ambiance épurée, mieux vaut limiter leur nombre. Généralement, on ne se trompe pas en utilisant un maximum de trois motifs différents dans une même pièce. On craint tout de même les faux pas? La designer Rollande Vachon, de Moutarde Décor, propose de jouer un seul motif et de l'accompagner d'un ou deux tissus unis de textures différentes pour le mettre en valeur.
On garde aussi en tête qu'il est plus facile de changer un coussin qu'un canapé. Il est peut-être plus sage de réserver le motif à grosses fleurs exotiques qui nous fait craquer pour un article facile à changer (papier peint, coussins, etc.), au cas où on s'en lasserait!
Le bon dosage
Pour une même pièce, le designer Scott Yetman, de Scott Yetman Design, propose la répartition suivante:
- 20 % de motifs aux accents forts;
- 30 % de motifs intermédiaires (des rayures, par exemple);
- 50 % de tissus unis, texturés ou non.
Un exemple: rideaux rayés; petite chaise dans les mêmes teintes avec un motif de grosses fleurs; coussin avec le même motif mais en plus petit; banquette ou pouf uni arborant une des couleurs présentes dans les motifs.













