Style et matériaux: les valeurs sûres
Une cuisine fraîchement rénovée devrait nous convenir longtemps: il faut se demander si les choix qu'on fait maintenant nous plairont encore dans 5, 10 ou même 20 ans. Pour répondre par l'affirmative, on doit porter une attention toute particulière au style d'ensemble et au choix des matériaux.

Le style général
À considérer: Les classiques sont éternels, alors que toute mode finit par être dépassée. Pour une cuisine qui dure, on mise sur les classiques dans le choix des éléments les plus coûteux, qui sont là pour rester, comme les armoires et le revêtement de plancher. On relèvera le décor avec des accessoires. Côté couleurs, la tendance est aux armoires blanches, mais le bois d'un brun naturel est un choix plus durable. Pour le plancher et les comptoirs, on joue les teintes sobres, comme le gris ou le beige.

Une valeur sûre: le style shaker, un classique passe-partout dont on ne se lasse pas. On apprécie ses lignes épurées et sa polyvalence, qui permet plusieurs variantes pour s'adapter à notre décor: par exemple, l'ajout d'une moulure ou de battants plus larges.

Les armoires
À considérer: Le budget d'une cuisine se joue sur les armoires, et notre choix sera souvent une affaire de compromis entre style, qualité et coût. Avec une durée de vie de plus de 20 ans, le bois est le choix le plus durable, mais aussi le plus coûteux. C'est aussi une option écolo, à condition de s'en tenir à des essences indigènes (cerisier, merisier, chêne, pin, etc.). À l'opposé, la mélamine est abordable, mais sa durée est limitée à environ 10 ans. D'autres options à envisager: le MDF (parfait pour des armoires laquées), le thermoplastique (abordable et pouvant être agrémenté de moulures et de reliefs) ou le polymère (polyvalent et offrant une excellente durée de vie). On porte attention à la qualité des charnières et des rails, qui doivent supporter plusieurs années d'utilisation.

Une valeur sûre: le bois, à la fois classique et durable. Si on écarte cette option pour une question de coûts, Nancy Ouellet recommande de bien soupeser toutes les possibilités: «Pour un même plan, des armoires en bois peuvent coûter entre 10 000 $ et 35 000 $. Si notre budget est limité, on peut faire des compromis sur des détails de finition ou opter pour des portes en bois moins travaillées, qui dureront quand même deux fois plus longtemps que la mélamine.»

Les comptoirs
À considérer: La surface de travail idéale serait esthétique, résistante, facile d'entretien, antibactérienne et abordable. À défaut d'en trouver une qui soit parfaite, on choisira celle qui nous convient le mieux. Les pierres naturelles (granit, marbre, quartz) sont résistantes et ajoutent du chic au décor; poreuses, elles doivent cependant être traitées avec un scellant chaque année. Robuste et facile d'entretien, le Corian est offert dans un vaste choix de coloris (certains imitant les pierres naturelles), mais son aspect «plastique» ne fait pas l'unanimité. L'acier inoxydable est hygiénique, a du style et résiste à la chaleur, mais les marques y sont très apparentes. Le stratifié (Arborite) est facile à nettoyer et abordable, mais c'est le moins résistant. La céramique est aussi un choix économique, mais les joints compliquent l'entretien et la rendent moins hygiénique.

Une valeur sûre: le granit, qui résiste à la chaleur, à l'eau, à l'usure et aux chocs.

Les planchers
À considérer: Robustesse et facilité d'entretien sont deux importants critères pour sélectionner le plancher d'une pièce aussi passante que la cuisine. On élimine d'emblée les surfaces texturées ou poreuses, comme l'ardoise, qui compliquent le nettoyage. La céramique a présentement la cote: la grande variété de finis et de couleurs s'accommode à tous les styles et à toutes les bourses. Elle est toutefois froide et cassante. Chaleureux et solide, le plancher de bois franc gagne en popularité et donne du cachet. Un couvre-plancher de vinyle se nettoie en un tournemain et représente une solution abordable.

Une valeur sûre: la céramique au fini lisse.

Éclairage: l'utile et l'agréable
Elle est bien loin, l'époque où on éclairait toute la pièce avec un simple plafonnier! On utilise maintenant deux types d'éclairage dans la cuisine:
  • L'éclairage direct. Pour cuisiner de manière sécuritaire, il faut limiter les effets d'ombres, qui empêchent de bien voir ce qu'on fait. Au-dessus des plans de travail et de l'évier, on installe donc un éclairage direct, intense et uniforme. On utilise généralement des fluorescents placés sous les armoires ou des spots halogènes. Quant à la cuisinière, c'est la hotte qui lui procure un éclairage direct.
  • L'éclairage indirect (ou ambiant): Il donne le ton à la pièce et éclaire les aires de circulation. On peut opter pour des lampes suspendues ou encastrées, un rail d'éclairage, un plafonnier, des appliques murales ou une astucieuse combinaison de différentes sources: l'idée est de créer une ambiance, une dynamique entre les zones claires et sombres. L'éclairage ambiant doit être plus doux que l'éclairage direct pour ne pas projeter notre ombre sur les plans de travail. Au besoin, on installe des gradateurs pour ajuster la luminosité.