Notre vieille cuisine nous déprime? Son manque de fonctionnalité nous fait rager? On est mûre pour la rénover! Pour que le résultat soit à la hauteur de nos attentes, voici la démarche à suivre.
Un investissement rentable De toutes les améliorations qu'on apporte à une propriété, rénover la cuisine est la plus rentable: selon la SCHL, au moment de la vente, on peut s'attendre à récupérer entre 68 % et 73 % du montant investi. Selon l'Institut canadien des évaluateurs, ça peut aller jusqu'à 100 %! Encore doit-on respecter un budget raisonnable.
Comment l'établir? La règle d'or est d'y investir environ 10 % de la valeur de la propriété. «Si on investit trop peu, la cuisine ne répondra pas aux exigences des acheteurs dans cette gamme de prix. Si on dépasse la moyenne, on ne pourra pas récupérer l'investissement, car la valeur de la maison ne suivra pas», explique Nancy Ouellet, designer en chef chez Club Cuisine et salle de bains BCBG. Ainsi, pour une maison de 200 000 $, on vise des dépenses d'environ 20 000 $, qui incluent le coût des permis, les armoires, le revêtement de sol, les modifications aux installations (chauffage, ventilation, plomberie, électricité) et à la structure, les portes et fenêtres et l'élimination des déchets.
Rénover ou récupérer? Avant de se lancer tête baissée dans des travaux majeurs, on se demande si de petites améliorations ne suffiraient pas à rendre notre cuisine plus agréable. À la fois économique et écologique, la récupération est la solution à privilégier si:
l'aménagement actuel nous convient et que seul le style est à revoir. Comme les armoires sont l'élément le plus coûteux d'une rénovation, on les conserve si elles sont encore en bon état. On peut transformer la cuisine en remplaçant uniquement ce qui est désuet ou abîmé. Par exemple, on ravive le look de nos armoires en bois en leur donnant un coup de pinceau ou en changeant seulement les portes tout en préservant la structure des caissons (qui sont souvent comme neufs). D'autres petites améliorations faciles qui font une grosse différence: remplacer la robinetterie, changer un plan de travail, troquer le plancher de vinyle pour une belle céramique et revoir l'éclairage. Si nos électroménagers se font vieux, on magasine des appareils homologués Energy Star, qui réduiront notre facture d'électricité. on vise la vente rapide de la maison. «Je ne recommande à personne de refaire sa cuisine en prévision d'une vente: il est trop difficile de tomber pile dans les goûts d'un acheteur, qui préférera payer la propriété moins cher pour ensuite la refaire à son goût», souligne Hélène Bergevin, agente immobilière affiliée Remax. Mieux vaut faire des investissements minimes pour mettre en valeur les atouts de la cuisine actuelle, par exemple en changeant les comptoirs stratifiés défraîchis ou en ajoutant de la céramique aux murs.