«Le pourboire n'est pas une obligation, mais une manière de remercier un employé pour le bon service qu'il nous a apporté.» Là-dessus, Virginie Bassène, coach et conférencière en étiquette des affaires, est catégorique. Si le service n'a pas été bon, rien ne nous oblige à laisser du pourboire et personne n'a le droit de nous y forcer. «Même si l'employé est payé au salaire minimum et qu'il compte sur les pourboires, s'il ne m'offre pas un bon service, c'est tant pis pour lui», précise-t-elle. De plus, il ne faut pas hésiter à exprimer poliment son mécontentement et signifier à l'employé pourquoi on ne donne pas ou peu. L'inverse est cependant valable: pourquoi ne pas donner un peu plus lorsque le service est exceptionnel et que l'on est pleinement satisfait? On le comprend, le pourboire est une affaire personnelle laissée à la discrétion du client.

Métiers à pourboire

«J'essaie toujours d'offrir un service personnalisé aux tables parce que les tips complètent mon salaire, explique Nathalie Soulange, serveuse au centre-ville de Montréal. J'ai d'ailleurs intérêt à donner un bon service parce que je suis imposée sur mes pourboires, que j'en reçoive ou pas!» En effet, dans l'hôtellerie comme la restauration, les salaires sont moindres, car on part du principe qu'ils seront complétés par les pourboires. Revenu Québec augmente automatiquement les revenus de ces salariés de 8 % pour déterminer leur revenu imposable. Mme Soulange ajoute également qu'elle précise toujours aux touristes que les pourboires ne sont pas inclus. «Je n'ai pas de problèmes avec les Américains qui sont assez généreux, mais je dois souvent le préciser aux touristes européens et asiatiques», remarque-t-elle. En effet, dans certains pays d'Europe, comme la France, l'Italie, l'Espagne ou encore la Norvège, tout est compris dans la facture. En Chine et au Japon, le pourboire est inexistant. D'ailleurs si vous voyagez en Italie ou au Japon, ne laissez pas de pourboire au serveur, il se sentirait insulté!