On donne tellement d'importance au REER que plusieurs en concluent que ce régime s'impose, peu importe notre situation. En fait, contribuer ou non à un REER est une des questions qu'on doit se poser dans le cadre d'un exercice de planification financière. Il est faux de prétendre que tout le monde devrait avoir un REER.

Un exemple concret
Une dame dans la quarantaine, qui élève seule son garçon, m'a parlé de ses problèmes financiers. Elle pensait vendre sa copropriété parce qu'elle n'arrivait pas à boucler ses fins de mois. Je lui ai demandé de me faire une liste rapide de ses dépenses: hypothèque, carte mensuelle pour le métro... retrait automatique pour son REER. «Comment se fait-il que vous ayez ce genre de retrait?», lui ai-je demandé. Elle m'a répondu qu'elle avait rencontré un représentant d'une société financière qui lui avait conseillé de contribuer à un REER.

Cette personne travaille depuis plus de 20 ans pour une société d'État; elle a un bon régime de retraite qui lui assurera 70% de son salaire de ses dernières années de travail une fois à la retraite. Elle a probablement acheté des fonds qui, dans le meilleur des mondes, lui rapporteront 8% par an, soit 5% après les frais élevés qu'elle débourse, pendant que ses soldes de crédit impayés comportent des intérêts de 15% par mois. Voilà une mauvaise façon de s'enrichir!