Le fond. Le rendement d'un ustensile de cuisson dépend énormément de sa capacité à empêcher la formation de points chauds (zones de chaleur excessive qui risquent de faire «coller» le plat). Dans le cas de l'acier inoxydable, on s'assure que le fond du poêlon comporte un disque d'aluminium ou de cuivre (un disque est une couche interne qui se limite au fond de la casserole). Plus ce disque est épais, meilleure sera la répartition de la chaleur. À noter: pour assurer la même répartition de chaleur, un disque en aluminium doit être trois fois plus épais qu'un disque en cuivre. On recommande une épaisseur de 5 mm pour l'aluminium et de 1,5 mm pour le cuivre.

Le revêtement antiadhésif. S'il est idéal pour cuisiner sans gras, l'enduit de type Téflon pourrait être cancérigène. En effet, selon Santé Canada, si on le chauffe à plus de 350°C (650°F), il peut dégager des vapeurs irritantes ou toxiques. C'est la raison pour laquelle un poêlon antiadhésif doit toujours être utilisé à feu doux ou moyen. Nouveau sur le marché: le titane. Plus résistant que le Téflon et sans danger pour la santé, il offre une meilleure qualité et une durabilité supérieure, à condition d'utiliser seulement des ustensiles en bois ou en plastique.

La poignée. Pour la cuisson au four, les poignées en métal sont de meilleurs choix que celles en phénol (plastique résistant aux hautes températures), qui finiront par se dessécher et casser. Question assemblage, les poignées peuvent être rivetées, vissées ou soudées. L'industrie de la restauration préfère les poignées rivetées, qui sont plus durables.

Le couvercle. Sa fonction la plus importante est d'emprisonner la vapeur. Les couvercles en aluminium ordinaire se ternissent facilement et sont susceptibles de se déformer, ce qui n'est pas le cas de ceux en aluminium anodisé. Quant aux couvercles en acier inoxydable, on en reconnaît la qualité à l'épaisseur et au fini. Certains fabricants optent pour les couvercles en verre, qui ont l'avantage d'être transparents mais peuvent se briser.