Un pêcheur optimiste
Je pêcher mais jamais je ne remets une prise à l'eau. Le poisson, affaibli, sera dévoré par ses prédateurs, et pêcher sans se nourrir montre que la nature est pour nous simple divertissement. Non : la nature n'est pas au service du plaisir de l'homme, elle est plutôt partie intégrante de l'équilibre des choses.

Je répète aux compagnies de pétrole de l'Alberta: vous n'êtes pas une compagnie de pétrole, vous êtes une compagnie d'énergie. Dans cette optique, vous pouvez changer vos façons de faire, en puisant votre énergie du vent ou du soleil, par exemple! C'est là la grande difficulté: convaincre de changer ses façons de faire.

C'est possible dans tous les domaines. J'ai été élevé par une mère japonaise traditionnelle, j'avais trois soeurs, alors je n'ai jamais appris à cuisiner. Lorsque je me suis remarié, Tara, qui était féministe, m'a dit: «Tu vas devoir mettre la main à la pâte». Alors, à 35 ans, j'ai appris la cuisine et c'est une joie!

Si les gens croient qu'il est trop tard pour changer, ils ont le devoir de penser aux enfants. Car un optimiste croit qu'une bonne chose va se produire; un pessimiste croit qu'un malheur s'annonce. Moi, je garde espoir. Les solutions existent.. Il nous appartient de les appliquer.

Recette préférée : la truite grillée
On fait griller une truite qu'on a pêchée soi-même, de préférence la veille. Car si on la fait cuire le jour même, les muscles se contractent, ce qui fait que le poisson se replie sur lui-même dans le poêlon. On attend un jour avant de le cuire, il restera à plat.

Ingrédients
  • 1 truite entière
  • farine
  • beurre
  • café

    Marche à suivre
  • Videz la truite, puis ouvrez-la en deux comme un livre en suivant l'arête dorsale.
  • Trempez-la de chaque côté dans la farine.
  • Sur un petit feu de camp, chauffez un
    morceau de beurre dans un poêlon. Lorsqu'il commence à brunir, mettez la truite dans le poêlon, côté peau dessus.
  • Lorsque l'intérieur est bien cuit, retournez la truite et continuez la cuisson jusqu'à ce que la peau soit croustillante.
  • Mettez la truite dans une assiette, côté peau dessous. En tirant sur la tête, retirez les arêtes et la queue. Tout le reste se mange. La peau est délicieuse.
  • Il faut accompagner ce plat d'une tasse de bon café, préparé lui aussi sur le feu. En fin de compte, ce qui importe, ce n'est pas tant la recette elle-même que les circonstances dans lesquelles on la savoure. Vous êtes dans la nature, vous avez pris du bon poisson et vous le faites cuire au petit matin avec du bon café. Il n'y a rien de meilleur...