Celle qui a grandi dans la ville où se tient l'un des plus importants festivals de la chanson francophone en Amérique du Nord baigne depuis son enfance dans l'univers de la musique. Dès l'âge de huit ans, elle assistait à des finales du Festival international de la chanson de Granby (FICG) et ses parents ont souvent hébergé des participants. Elle connaissait donc bien ce milieu, sans pour autant savoir qu'elle en ferait un jour partie.

Une longue évolution dans l'univers  de la musique

C'est à l'adolescence que Caroline a commencé à chanter dans un groupe avec des amis. À 17 ans, elle décide de suivre une formation au cégep de Drummondville en chant classique. Elle restera seulement un an sur les bancs d'école. C'est plutôt à  23 ans que le véritable déclic se produit. Alors réceptionniste et responsable de l'écoute des maquettes dans un magasin de disques de Montréal, Caroline est promue adjointe aux relations publiques. «J'avais un job que plusieurs pouvaient envier, mais je me suis rendu compte que je ne voulais pas seulement faire la promotion de la relève, je voulais moi-même être une artiste», dit-elle.

En 2004, Caroline est admise à l'École nationale de la chanson de Granby, où elle bénéficiera d'un encadrement et d'une vie de groupe stimulante. «C'est l'après-Granby qui a été un choc. On était tellement habitués de créer en gang, ça a été difficile de réécrire en solo», confie-t-elle. Son parcours inusité a été enrichi par un voyage de plusieurs mois en Europe, où elle s'est davantage consacrée à l'écriture de la chanson, ainsi que d'une année sabbatique qui lui a permis de peaufiner son matériel.