Blogue Coup De Pouce - Coups de coeur et élans spontanés

culture

Lundi 9 avril 2012

On élabore un journal créatif

À l’aide de différentes techniques de collage et de peinture, on réalise une page dans notre journal créatif pour conserver une citation qui nous inspire. Lire la suite

Classé sous On bricole
Lundi 9 janvier 2012

Lectures d’hiver des enfants

Ces jours-ci, on profite de la saison froide pour flâner en pyjama et se faire des pauses de câlins et de lecture. Un peu de chocolat chaud, des pantoufles et hop! Un bon livre, ou deux, ou trois. Lire la suite

Classé sous On lit
Jeudi 18 août 2011

Un jour : Le livre ou le film?


Tout a commencé avec le spécial lectures du magazine. Pour préparer ce reportage, nous recevons des dizaines et des dizaines de livres et nous devons rapidement faire nos choix de lecture. Une boîte pour ceux retenus, une autre pour ceux qu’on est moins certaines de lire. C’est dans cette dernière que s’est retrouvée la traduction française du One Day, de David Nicholls. Couverture plutôt quelconque, histoire qui semblait banale, mais surtout rien pour annoncer qu’une adaptation était sur le point d’apparaître au cinéma. Quelques jours plus tard, après être tombée par hasard sur la bande-annonce du film, je me suis ruée sur les boîtes rejetées pour retrouver la copie du roman. Que j’ai lu d’une traite. Un roman d’été à la fois léger et complexe… Encore aujourd’hui, je suis désolée que ce fabuleux livre n’ait pas fait partie de notre spécial lectures. Lire la suite

Classé sous On lit, On regarde, On sort
Mercredi 3 août 2011

Les magazines qu’on traîne avec nous en vacances…

Je suis mordue de magazines. J’en achète, j’en emprunte, je les entasse dans ma table de nuit, les empile au chalet et j’en donne un maximum à des amies ou aux voisines pour qu’elles en profitent. Quand je suis partie en vacances la semaine dernière, j’ai fait mon petit sac de lecture (bon, mon chum vous dirait plutôt une valise) et j’y ai glissé quelques-uns de mes magazines préférés. D’emblée, je vous le dis : un seul magazine québécois. C’est qu’au boulot, on les lit tous, et franchement, en vacances, j’avais un petit besoin de dépaysement. Voici ma petite liste :


Évidemment, le Coup de pouce! Dans mon travail, je suis responsable de deux sections (le Mieux-vivre et le Santé-Vitalité), ce qui fait que je ne vois jamais le magazine en entier avant son impression. J’en découvre donc une bonne partie en même temps que vous! Difficile, avec sa jolie tarte aux bleuets, de ne pas le glisser dans mon sac!

Étant donné que je suis aussi une mordue de lecture, je suis toujours à la recherche de suggestions. J’y trouve souvent mon compte avec Le Libraire ou le magazine Entre les lignes, mais cet hiver, j’ai découvert un petit bijou de magazine américain, Bookmarks. Il s’agit d’un magazine entièrement consacré aux livres, les récents comme les moins récents. On nous y propose une centaine de recensions par publication. On peut, par exemple, y lire un reportage qui présente 20 romans policiers qui se déroulent dans le monde de l’art. Ce n’est pas le plus beau des magazines, et il est  plutôt difficile à trouver. Mais quel bonheur quand on le déniche. Si vous êtes à Montréal, vous pourriez trouver une copie chez Paragraphe, une petite librairie anglo sur McGill College.

-Et pour le reste? Je me suis rabattue sur les classiques de notre chalet : une pile de vieux Reader’s Digest que ma soeur collectionne depuis des années. Lire les blagues de la section « L’humour en uniforme », pendant que les enfants chassent les grenouilles, ça n’a pas de prix!

Et vous, que trimballez-vous comme lecture pour les vacances?

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Mardi 28 juin 2011

On est tanné… ou tannées?

Si l’usage est roi, cela n’empêche pas la grammaire de grincer des dents de temps à autre. Surtout quand elle lit des phrases du genre «On était familières avec ce genre de chose.»
— Holà! s’écrie-t-elle. N’oubliez-vous pas que «on» est neutre et indéfini, donc masculin (aucun sous-entendu) et singulier de surcroît?
— Ce n’est pas le même «on», lui répond-on. (Ça, ça l’est, par contre.)
— Ah non?
— Non, ce «on», c’est nous. Il n’exclut pas la personne qui parle. Au contraire, il l’inclut ainsi que toutes celles qui sont comme elle.
— Ah bon… répond-elle, pas du tout convaincue. On en reparlera.
— Qui ça?
— Ben, nous.
— Voilà! Vous venez de le dire.

En effet, de plus en plus dans la langue parlée (et donc, par ricochet, dans l’écrite), «on» signifie «nous».
«À quelle heure arrivez-vous, Pierre et toi?
— On arrive vers huit heures.»

Jusque-là, ça va. Là où ça commence à grincer (je parle des dents de madame la grammaire), c’est lorsqu’on se met à accorder des attributs, des participes, des adjectifs, etc., avec ledit «on». C’est alors que le sens s’en mêle et qu’on se retrouve avec des «on» qui sont fatiguées, des «on» qui sont pressés et même des «on» qui sont (comme dans Coup de pouce où, traditionnellement, on accorde au féminin singulier) étonnée.

Ce dernier vous étonne, justement? Eh bien, pensez à la situation suivante. Le mari, qui s’est levé à l’aube, voit sa femme, une lève-tard notoire, entrer dans la cuisine vers les dix heures. Il lui lance: «Alors, chérie, on est finalement levé…?»

D’ailleurs, je vous fais remarquer que ce «on» ne signifie pas «nous», mais plutôt «tu»… Aïe aïe aïe! On peut bien être mélangés!

Classé sous On jase, On lit
Lundi 20 juin 2011

Brave comme le Larousse

Larousse ou Robert? Dans mon travail de réviseur-correcteur, j’utilise le Petit Robert, considéré, m’a-t-on inculqué à mes débuts, comme le seul dictionnaire «normatif» de la langue française. Une notion à laquelle je suis un tantinet rébarbatif: à mes yeux, c’est l’usage qui est normatif. Mais j’avoue qu’il est précieux de pouvoir trouver les mots ou expressions que l’on cherche «en contexte»; cela permet de mieux les cerner.

Cela dit, j’admire la bravoure du Larousse, qui n’hésite pas, année après année, à intégrer des mots nouveaux: «plus de 3 000 nouveaux mots, sens ou expressions et… quelque 150 nouveaux noms propres dont plus de 60 artistes, écrivains, scientifiques ou sportifs», lisait-on dans Cyberpresse la semaine dernière. Et j’applaudis le fait qu’on y trouve désormais des mots comme filovirus ou corium, qui font autant partie de notre réalité que le virus Ebola ou la catastrophe de Fukushima. Et pas besoin d’attendre qu’un comité de grands-pères à perruque statue que ces réalités existent bel et bien.

Par contre, ce qui m’agace un peu dans chaque nouvelle édition, c’est le même empressement, la même naïveté, à intégrer des noms de gens connus. Parce que là, les choix (et je ne parle pas juste des derniers en date) reflètent des jugements de valeur. Leonardo DiCaprio? Et pourquoi pas Christian Bale ou Daniel Day-Lewis? Les Rolling Stones? Et pourquoi pas Frank Zappa ou Eric Dolphy? Dany Laferrière? Je veux bien, mais où est Gauvreau? Sans parler des entrées qui sentent le gros provincialisme: Claude François? Line Renaud?

En passant, je ne peux m’empêcher de me demander si quelqu’un fait du nettoyage dans tous ces noms (ceux des politiciens, par exemple) une fois qu’ils sont «passés date», comme on dit par ici. Jean Charest et Jacques Parizeau à jamais dans le dictionnaire? Allons! L’Histoire ne peut pas nous faire ça!

Classé sous On jase, On lit
Jeudi 16 juin 2011

Une bédé qui se lit… comme un roman

Après avoir bouclé notre gros spécial lectures du numéro de juillet (en kiosque présentement), j’ai papillonné d’un livre à l’autre, sans me poser, comme si rien ne m’attirait véritablement. Vendredi dernier, à la hâte, j’ai glissé dans mon sac une suggestion de François Mayeux, le sympathique proprio de Planète BD, une librairie spécialisée sur la rue St-Denis, à Montréal. Et là, coup de coeur total pour Tamara Drewe. L’histoire? En Angleterre, Beth tient une résidence d’écrivains qui reçoit des auteurs en quête de quiétude et d’inspiration. C’est dans cette ambiance bucolique que débarque Tamara Drewe, une jeune fille qui a grandi dans le coin et qui y revient, à l’aube de la vingtaine, tout sourire, avec une envie folle de mettre son petit nez (refait) dans les affaires de tout le monde. Vie secrète, amours difficiles, conflits, abandon, tout y est! Moi qui ne suis pas une fan finie de bédé, j’ai bien aimé ce style que je ne connaissais pas, à mi-chemin entre la bédé et le roman. On peut y lire quelques bulles, puis une pleine page de texte, pour ensuite se plonger dans une lettre. C’est fluide, très agréable à lire, on s’y plonge avec grand bonheur. Bref, le livre parfait qu’on peut boucler en un weekend! Et vous, qu’emporterez-vous sur la route des vacances cet été?
Tamara Drewe, par Posy Simmonds, Denoël, 2007, 136 p., 45$.

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Lundi 13 juin 2011

And je speak french…

Ce n’est pas d’hier qu’on emprunte des mots aux langues voisines. Pudiquement, au début, on leur met des guillemets. Puis on s’enhardit et on leur badigeonne le contour avec de l’italique. Pour finalement,  impérialistes que nous sommes, les annexer carrément. Bienvenue, les sushi, les bistrots, les t-shirts, les ersatz…

Et ce n’est d’hier que ça dérange, certains jetant les hauts cris, d’autres s’en amusant. À preuve, cette chanson doublement tendancieuse de Léo Ferré, qui date de 1962.


La langue française

C’est une barmaid qu’est ma darling
Mais in the bed, c’est mon travelling
Mon best-seller et mon planning,
c’est mon starter after-shaving
J’suis son parking son one man show
Son fuel, son king, son slip au chaud
Rien qu’un p’tit flash au five o’clock
J’paie toujours cash dans l’bondieu scop
Et j’cause français, c’est un plaisir

C’est ma starlette, ma very good,
mon pick-galette, mon Hollywood
C’est ma baby au tea for two,
c’est ma lady au one two two
J’suis son jockey, son steeple-chase,
j’sais la driver à la française
Dans l’sleeping car after paillasse,
à son milk-bar, j’me tape un glass
Et j’cause français, c’est un plaisir

C’est ma call-girl, ma savourex
qu’efface sa gueule à coups d’kleenex
C’est ma lucky, c’est ma pall mall,
ma camel qui fait ça pas mal
Quand c’est OK, on fait l’remake,
quand c’est loupé, on fait avec
J’lui fais l’mohair et la syntaxe,
très rock in chair, je shoote relaxe
Et j’cause français, c’est un plaisir

C’est une barmaid qu’est ma darling
mais in the bed, c’est du forcing
C’est du pam pam à chaque coup d’gong
C’est plus une femme, c’est un ping-pong
Quand je suis out, elle m’sex appeal
Et dans l’black out, je smash facile
Sur son standing, in extremis,
j’fais du pressing au self-service
Et j’cause français, c’est un plaisir

C’est mon amour, mon coqu’licot
Mon p’tit bonjour, mon p’tit oiseau
And je speak french, c’est un pleasure.

Évidemment, à titre de réviseur-correcteur, cette pratique m’interpelle et sollicite mon jugement quotidiennement.

Généralement, j’essaie d’adopter une attitude pragmatique. Est-ce le mot le plus efficace (ce qui ne veut pas nécessairement dire le plus correct) dans le contexte? Puis-je le remplacer par un autre, plus français, sans avoir recours à une périphrase? Si oui, je le change. Sinon, je le garde. Je pense ici à des mots comme t-shirt, party, al dente, kaizen, ronin…

Il reste que l’emprunt lexical suscite des questions et… des inquiétudes. La peur, entre autres, que cela ne soit un pas de plus vers notre totale assimilation à la culture nord-américaine de langue anglaise. Et il faut reconnaître que, contrairement à nos cousins français, que cela ne gêne pas du tout de mâcher du chewing avec les pipeul, nous sommes plutôt frileux à cet égard. Particulièrement les plus vieux d’entre nous (j’en suis), qui ont subi le mépris unilingue des mythiques vendeuses de chez Eaton.

Mais je ne veux pas me lancer dans des considérations culturelles ou politiques. Je suis simplement curieux, chères lectrices (et lecteurs), de connaître votre position sur ce sujet. Alors…

Êtes-vous pour ou contre?

Cela vous dérange-t-il beaucoup, un peu ou pas du tout?

Et surtout, donnez-moi des exemples de mots anglais que vous acceptez volontiers ou, au contraire, que vous refusez farouchement. Dans ce dernier cas, indiquez le mot français que vous utilisez.

Classé sous On adopte

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