Vendredi 24 mai 2013
En début de semaine, j’ai dû autoriser la bibliothèque municipale à laisser une de mes filles emprunter un roman destiné à un public un peu plus âgé qu’elle.
– Ce livre est pour les jeunes de 13 ans et plus, et votre fille n’a que 11 ans, m’a prévenue la bibliothécaire.
– Je sais, mais il correspond à son niveau de lecture. L’histoire n’est peut-être pas pour son âge, mais elle me semble tout de même correcte — entendre ici: pas de scènes sexuelles trop explicites, de drogue ou de violence gratuite.
Mon aînée devait avoir 12 ans lorsque je l’ai laissée lire, pour la première fois, une série pour jeunes adultes que je n’avais pas lue au préalable. Elle en était au quatrième tome lorsque j’ai ouvert le premier livre au hasard. Je suis alors tombée sur le seul passage de la série où la jeune héroïne prenait un bain de minuit, nue, lors d’une fête avec ses copains de classe. Lire la suite
Vendredi 17 mai 2013
Aujourd’hui, je m’éloigne de la littérature pour vous présenter Mondes rebelles junior, un ouvrage de référence jeunesse que j’apprécie particulièrement. Depuis sa réédition, en 2006, il ne se passe pas une année sans que je le recommande à une enseignante ou une amie pour qu’elle puisse expliquer le conflit du jour à ses enfants.
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Vendredi 10 mai 2013
Je ne parle pas souvent de la bibliothèque municipale. Pourtant, dès l’arrivée du beau temps, nous y allons une fois par semaine minimum. On laisse les petites dans le coin pour enfants et on bouquine dans nos rayons favoris.
Et quel plaisir pour les filles de «payer» elles-mêmes leurs emprunts avec leur carte de bibliothèque. Le comptoir est juste à la bonne hauteur et la préposée, toujours disponible et souriante pour les servir.
Lors de notre dernière visite, ma petite de 3 ans a déniché l’album Mélodie aux cent sucettes sur le présentoir de la section pour enfants. Elle l’a attrapé d’une main et s’est exclamée, l’air triste: «Ma suce! Je l’aimais, ma suce!» Lire la suite
Vendredi 3 mai 2013
La littérature jeunesse est sexuée. Pas que les auteurs traitent de sexualité (quoique certains le fassent), mais plutôt parce qu’ils s’adressent à un public bien précis de filles ou de garçons. À un tel point que les livres de nos jeunes ont maintenant un genre aussi tranché que celui de leurs vêtements.
Le phénomène n’est pas nouveau. Adolescente, même si ma bibliothèque comptait bon nombre de romans unisexes, je préférais lire des romans à l’eau de rose (séries Cœur-à-cœur, Fantômette, Sylvie), tandis que mes copains lisaient plutôt des histoires d’aventure (Les livres dont vous êtes le héros, Bob Morane, etc.).
Aujourd’hui, la littérature jeunesse est non seulement sexuée, mais elle s’adresse principalement aux filles. Est-ce parce qu’elles lisent plus que les garçons que l’offre est plus grande pour elles? Est-ce plus difficile pour un auteur de vivre de sa plume quand il s’adresse aux garçons? Lire la suite
Jeudi 25 avril 2013
C’est bien connu, le regard de l’observateur modifie toujours les résultats de l’expérience. Depuis que mes filles savent que j’écris sur ce qu’elles lisent, elles ont changé leurs petites habitudes, sortent de leur zone de confort et lisent davantage de romans québécois. À vrai dire, mon salaire ne fait pas le poids en comparaison de l’esprit critique qu’elles développent au fil du temps.
Il faut les voir zieuter les romans qui traînent sur ma table de travail et me poser des questions sur les auteurs: «Je ne le connais pas! C’est son premier roman?» «Elle écrit du fantastique ou des romans historiques?»
Mais sortir des sentiers battus, c’est être seule: «Mes amies ne lisent que des journaux personnels de filles, des romans d’amour ou des histoires de vampires. Je n’ai plus personne avec qui jaser de mes lectures», me confie l’une. «Je vais recommencer à lire des traductions américaines. Mes amies trippent sur une série et je ne sais pas de quoi elles parlent», me prévient l’autre. Lire la suite
Vendredi 19 avril 2013
Achetez-vous des albums pour enfants?
J’ai posé la question à un petit groupe de mamans de mon quartier et les réponses ont été étonnantes : « Non. Il n’y a pas beaucoup de pages pour le prix. » « Je préfère aller à la bibliothèque municipale, c’est gratuit. »
J’ai alors demandé si elles allaient au cinéma en famille. « Oh! Oui, au moins une fois par mois! » « Disons, trois ou quatre fois par année. »
Mais pourquoi ne pas faire comme avec les livres, les emprunter au club vidéo? « On va au club vidéo et au cinéma. Le cinéma, c’est pour voir les nouveautés! On n’aime pas attendre qu’elles arrivent ou qu’elles soient enfin disponibles au club vidéo. Et si on loue un film trop souvent, on achète le DVD. »
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