Mon petit homme aura trois ans tout bientôt. Au fil des mois et des années, il délaisse son «matériel» de bébé: l’exerciseur, le moïse, les poussettes, petites et grandes, le porte-bébé, les montagnes de vêtements… Plusieurs objets ont été donnés, surtout aux familles défavorisées, mais le reste, il faut bien le mettre quelque part, en attendant de le prêter ou le donner au suivant.
Nous vivons en ville, en appartement – un choix qui comporte son lot d’avantages et d’inconvénients, sujet d’un autre billet sûrement! – et l’espace rangement est précieux. Ce qu’on garde doit avoir une valeur pratique et/ou sentimentale importante, comme ce moïse qui vit présentement chez une amie et qui héberge le neuvième nouveau-né de mon entourage. Les nouveau-nés étant connus pour grandir à une vitesse impressionnante, le moïse ne sert que deux ou trois mois, ne vieillit jamais vraiment et a l’air aussi neuf qu’il l’était quand on me l’a donné. (Et à 150 $ à l’état neuf, c’est une dépense que la plupart des parents sont contents d’éviter!)
C’est l’exemple parfait du genre d’objet qui est utile pour les nouveau-nés, mais pas essentiel. Qui sert quelques semaines et qui encombre le rangement pendant des années, surtout quand on ne sait pas encore combien d’enfants on aura.
Bébés 2.0
Même si je me considère encore comme une assez nouvelle maman, je suis déjà complètement dépassée quand j’entre dans un magasin de fournitures d’enfants. Ma poussette achetée en 2006 pour mon aîné est déjà totalement archaïque. Depuis, deux ou trois générations de poussettes «intelligentes» ont envahi le marché, toutes plus chères les unes que les autres, jusqu’à celle qui se plie seule et qui recharge notre cellulaire en marchant! Une bibliothèque entière d’applications pour surveiller et noter chaque pipi, sourire ou pleur de notre poupon. Des gadgets qui se multiplient à la vitesse de l’éclair, comme me l’apprend ce superbe topo de la BBC qui m’a fait à la fois sourire et un peu déprimer.
Jusqu’où iront les parents d’aujourd’hui et de demain pour élever leurs poupons? Comment rassurer les nouveaux parents sur leur capacité d’être de bons parents sans tout ça? Quelle dépense vaut le coup? (Une bonne poussette, c’est quelque chose entre un paiement de voiture et un paiement hypothécaire, mais quand je pense aux centaines de kilomètres que j’ai parcourus dans mon quartier, j’étais contente d’y avoir mis le prix!) Qu’est-ce qu’on emprunte à une amie, qu’on achète usagé ou qu’on laisse simplement sur la tablette? J’imagine qu’il y a autant de réponses qu’il y a de parents.
Mais ça me rappelle quand même que, de tout ce que j’ai reçu quand j’ai eu mon premier garçon, ce qui l’a le plus impressionné durant ses premiers mois de vie, c’est un carton accroché à côté de sa table à langer, sur lequel étaient imprimées des formes graphiques en noir et blanc. Zéro techno, immense efficacité.






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1 février 2013 à 15 h 20 min
Enceinte de mon deuxième enfant – le plus vieux ayant 14 ans – j’ai carrément eu la nausée la première fois que je suis entrée chez Baby’R Us… Toutes les bébelles inventées dans les 10 dernières années, devenues « essentielles » à la « parfaite » maman!!! J’ai avisé la famille et les amis que je ne voulais pas de cadeaux et est demandé des sous à la place que j’utiliserai à bon escient.
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4 février 2013 à 9 h 38 min
Ah, je ne suis donc pas la seule qui soit dépassée par les nouveaux gadgets de bébé! Me voilà rassurée. Bonne grossesse Claudy et bonne chance!