Me permettez-vous un billet d’humeur?
Je suis parfois piétonne, parfois cycliste et parfois automobiliste. Mais si cela continue, j’ai envie de ne plus sortir du tout de chez moi tellement c’est devenu dangereux! Les voitures se comportent souvent comme si les cyclistes étaient des hologrammes qu’on peut écraser sans conséquence, les piétons ressemblent des fois à un troupeau de daltoniens incapables de faire la différence entre le rouge et le vert, et les cyclistes s’inventent un code de la route ne contenant que les règles qui les avantagent. Chaque jour, je vois des piétons traverser les pistes cyclables comme s’ils étaient au milieu du désert de l’Arizona, tandis que les cyclistes prennent les trottoirs pour des pistes cyclables alternatives. Ajoutez à ce mélange d’enfer les autobus, dont les chauffeurs semblent prendre un malin plaisir à frôler les trottoirs sans égard aux bibites à deux roues qui sont obligées de faire de l’escalade d’urgence vers les zones piétonnières, et vous obtenez une cacophonie quotidienne d’accidents évités de justesse.
L’autre matin j’ai vu le comble: un automobiliste en train de texter au volant qui a failli heurter un cycliste qui textait lui aussi, avec une main sur le guidon et des écouteurs dans les oreilles! Je croyais rêver.
Est-ce que ces situations ne se produisent que sur l’île de Montréal? Les Montréalais sont-ils les seuls à manquer à ce point de civisme et de connaissance du Code de la route?
Une chose est sûre: en cas d’accident, l’automobiliste sera généralement avantagé, tandis que les cyclistes et piétons sont beaucoup plus vulnérables. C’est ce qui me fait penser que les automobilistes sont les premiers, mais non les seuls, à devoir faire des progrès. Dans le Coup de pouce de novembre, en kiosque cette semaine, vous trouverez un quiz pour tester vos connaissances des règles de la route!
Je mentirais en vous disant que je n’aime pas le petit surplus d’adrénaline que me procure l’aller-retour quotidien du bureau à chez moi à vélo. Mais ces temps-ci, je rentre le soir avec un soupir de soulagement, en criant à mon amoureux, qui travaille en haut: «Chéri, je suis là!» À quoi il m’a répondu hier: «Pourquoi tu dis toujours ça en rentrant? Mais tu serais où, au juste, si tu n’étais pas là?» «Écrasée sur la route, mon chéri…» »
NB: Voici le lien vers un excellent article du New York Times sur le port du casque à vélo.
Prenons soin les uns des autres sur la route!






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1 octobre 2012 à 13 h 53 min
Non, ce ne sont pas seulement les Montréalais! Cela se passe partout: des gens au téléphone cellulaire qui pensent qu’un feu rouge est un panneau d’arrêt. Je viens du sud d’Ontario, et je n’aime pas faire du vélo sur les routes ici. C’est trop dangéreux! J’ai envie de rentrer chez moi! Souvent c’est comme si les gens se pensent seuls sur la route et conduisent ainsi.
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2 octobre 2012 à 0 h 05 min
Continuer à nous envoyer des textes comme celui-ci que je ferai parvenir à mes parents et amis. J’aime
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2 octobre 2012 à 17 h 31 min
Merci Madame Hébert et Kitty,
Mes autres textes risquent fort d’être d’humeur plus détendue, mais pour la route, il fallait que je le dise! Texter au volant d’une voiture ou d’un vélo, c’est très dangereux..
Geneviève
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3 octobre 2012 à 17 h 11 min
Vous avez tellement raison, j’ai adoré votre saute d’humeur!
Je ne sais pas ce qu’il faudra faire pour que les gens se réveillent! Peut-être ajouter une nouvelle matière à l’école, le civisme, les bonnes manières, etc. tout ça est vraiment en train de se perdre, oh la la. J’habite sur la rive-sud et le comportement des gens est similaire et je dirais même quelques fois pire.
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4 octobre 2012 à 12 h 22 min
Bonjour Madame Chagnon,
Je me disais ce matin que j’aurais aussi pu mentionner les nids de poule qui forcent des fois les vélos à faire des zig-zags inattendus, et potentiellement dangereux!!!
Geneviève