Quand arrive septembre, sortir les cahiers et les livres d’école n’est pas de tout repos. Les enfants n’ont pas le cœur à l’ouvrage et les parents manquent, eux aussi, cruellement de motivation pour s’y mettre.
Voici un soir de devoirs typique, lorsque ma fille a fait son entrée en deuxième année:
- Épelle-moi «sœur»?
- C’est trop difficile.
- Je te donne un indice : il y a un piège dans le mot. Une lettre muette.
- Je sais, c’est un «o». Mais, c’est trop difficile de savoir où le placer!
- Regarde bien le mot et prends-le en photo avec ton petit appareil imaginaire.
Exaspérée, elle levait les yeux vers le ciel.
- Ferme les yeux et vois-le dans ta tête.
- Trop difficile, bon.
- Allez, un p’tit effort.
- PAS CAPABLE! Je m’en souviens jamais que le «o» va devant le «eu».
- Épelle-le une fois et on n’en parle plus! C’est promis.
- Trop difficile de mettre le «o» devant le «eu».
- Juste pour faire plaisir à maman.
- Je ne réussirai jamais, dans toute ma vie, à me souvenir que c’est S-O-E-U-R.
- Tu viens de l’épeler! Bravo!
- Non! Tu comprends rien! CHU PAS CAPABLE!
- Tu l’as réussi. Épelle-le encore une fois.
- S-E-U-R.
- …
- Tu vois que chu pas capable!
La mauvaise foi, c’est pire que tout!
Et vous, comment s’est passée cette première semaine d’études? Dans le calme ou la tempête?






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10 octobre 2012 à 8 h 09 min
Bonjour! ravie de voir que c’est partout pareil!!! je n’ai malheureusement pas des enfants autonomes en matière de devoirs (ils ont 11 et 12 ans, au collège donc), et j’en viens à me demander si ce n’est pas un peu ma faute, s’ils ne sont pas un peu naturellement fainéants
ou si je ne suis pas un peu trop cool…help!!!!!!!!! Bonne journée Virginie