Chaque été, le même étonnement : je m’émerveille devant la rapidité avec laquelle la nature se métamorphose, faisant passer de toutes petites graines de semis à pousses et de pousses à plantes. J’aime jardiner. Les deux mains dans la terre, je retrouve le plaisir qui accompagnait la confection de châteaux de sable dans mon enfance, traînant un peu trop en plantant une vivace uniquement pour jouer plus longtemps dans la terre, m’acharnant à arracher les mauvaises herbes à la main pour des raisons écologiques, bien sûr, mais aussi parce que j’y trouve un malin plaisir et des vertus thérapeutiques : en effet, aucune pensée négative ne trouve racine lorsque je m’acharne à déraciner les indésirables qui parsèment mon terrain.
Lancée dans la planification de mes plantations, dans l’entretien de mes plates-bandes et de mon potager, je fais le vide pour faire place au neuf. Et les efforts que je mets me sont rendus grassement. Ne serait-ce que pour voir mes enfants effleurer un plant d’une main et la porter à leur visage pour reconnaître l’odeur du thym, de la lavande ou de l’origan, je bêcherais le village tout entier! Le jardinage est une activité fort généreuse et il n’est pas étonnant qu’il fasse tant d’adeptes. 
Ce mois-ci, dans le magazine Coup de pouce, nous vous présentons deux jardinières qui font fleurir leur passion de bien belle façon (Passion jardinage, p.188). L’une d’elle, passionnée et passionnante, me faisait part de ses observations et j’en ai retenu cette analogie intéressante entre le comportement des végétaux et le nôtre: certains, disait-elle, ont besoin d’espace pour s’épanouir, alors que d’autres ont besoin de limites à défaut de quoi ils auront tôt fait de prendre toute la place. Je rattraperais la balle en ajoutant qu’il en va de même en nous. Cultiver son jardin intérieur est une expression galvaudée qui est toutefois fort jolie si on s’arrête pour y penser. Certaines facettes de nos vies ou de notre personnalité méritent peut-être plus de compost et une belle place dans notre jardin; d’autres ont intérêt à être ramenées à des dimensions modestes. Quant à celles qui nous font du tort, mieux vaut les déraciner avant qu’elles n’envahissent le paysage et n’étouffent ses beautés. Semer, arroser, désherber et laisser fleurir… Ah! Vive la belle saison qui nous offre ce temps de pause et ces occasions de jardiner dehors et dedans!






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17 novembre 2011 à 19 h 39 min
Merci d’ avoir posté cette info .
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14 décembre 2011 à 6 h 14 min
Merci pour ce billet
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16 décembre 2011 à 20 h 58 min
Merci pour ce billet .
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8 février 2012 à 7 h 12 min
Merci pour cet article
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10 mars 2012 à 9 h 53 min
Grand merci pour ce post !!!
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26 mars 2012 à 5 h 49 min
Merci pour ce post !!!