Blogue Coup De Pouce - Coups de coeur et élans spontanés

juillet 2011

Mardi 26 juillet 2011

Ces temps-ci, j’écoute…

… de la guitare. Plus précisément: de la guitare classique. Celle qu’on joue avec nos dix doigts. Non pas que je n’aime pas la guitare électrique (je pourrais citer un million de titres que j’adore, mais je vais me contenter de recommander Gone to Earth, de David Sylvian [version remastérisée], un génie méconnu, pour les beaux solos de Robert Fripp) ou la guitare de jazz (j’ai déjà parlé de mon amour pour Pat Metheny, mais mon préféré-préféré est Jim Hall), mais la guitare classique a un je ne sais quoi de magique. En tout cas, pour moi qui la côtoie depuis l’âge de 7 ou 8 ans (sur une guitare en plastique!), sans être un virtuose, je tiens à le préciser.

En fait, je me débrouille. J’ai longtemps appris seul. Au début pour des raisons financières, mes parents n’ayant pas les moyens de me payer des cours. Après, par habitude, étant généralement habile à découvrir les choses tout seul. Mais je dois reconnaître que j’ai vraiment progressé le jour où l’idée m’a pris de suivre des cours avec un vrai prof. Une vraie prof, en fait. (Je te salue, Inger Woest, où que tu sois.) Grâce à elle, j’utilise aujourd’hui tous mes doigts et je suis capable de jouer des pièces que je n’aurais jamais cru pouvoir aborder… Bon, je m’égare. Je voulais partager avec vous ce que j’écoute (et joue, tant bien que mal) ces temps-ci. Alors, voilà:
Suite populaire brésilienne, de Heitor Villa-Lobos. Cinq pièces magnifiques. L’essence même de la guitare classique. Je vous conseille le disque de Michael Tröster (sur iTunes). Sur YouTube, allez voir les interprétations de Julian Bream (mon guitariste classique préféré).

Julian Bream

• Pièces diverses de Francisco Tárrega, le père de la guitare classique moderne. De la belle guitare romantique. (Tárrega est à la guitare ce que Chopin est au piano.) Je vous recommande 19th Century Guitar Favorites, de Norbert Kraft (5,99 $ sur iTunes!).

Bonne écoute!

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Dimanche 24 juillet 2011

Paris, le bilan

Moi : Alors Maya, qu’as-tu préféré cette semaine?

Elle : Sauter!

Moi : Tu veux dire, sur le trempoline, à la fête foraine?

Elle : Ouiiiiiii!

Tout ça pour ça, ai-je eu envie de me dire. Mais non. Même si l’attraction du Jardin des Tuileries a constitué l’un des moments forts du séjour de ma jeune compagne de voyage, elle l’a tout de même vécu après avoir admiré la Joconde et goûté le chocolat chaud d’Angelina.

Elle a aussi attribué cinq étoiles dans son petit journal de bord au Parc Astérix et à Disneyland, et rigole encore en se souvenant de sa première leçon de conduite à bord d’une voiturette de golf dans le premier jardin à la française créé par Le Nôtre (à Vaux le vicomte).

L’Aquarium suit pas très loin derrière parce qu’elle a pu toucher des poissons dans le «Bassin caresses». «J’ai aussi aimé aller en bateau, même si c’était un tout petit peu plate… mais pas trop!»

Vous l’aurez compris, à quatre ans et demi, la clé d’une activité gagnante réside dans l’action (du moins, pour Maya). J’ai tout de même vu ses yeux s’allumer devant Vaux le vicomte et le Louvre. «On dirait un château!» s’est-elle exclamé en apercevant la façade du musée. L’occasion de lui apprendre qu’il en avait déjà été un…

Impossible d’oublier son émerveillement quand elle a aperçu la tour Eiffel s’illuminer la première fois. «Regarde Maman! Elle scintille! s’est-elle écriée, debout sur le lit, en pointant la Dame de fer par la fenêtre. On dirait des diamants!» Oui, une chambre avec vue sur le monument le plus célèbre de la ville reste un must avec des enfants.

Je n’ai rien voulu forcer. J’ai parfois dû resserrer la vis (un tour de carroussel par jour, d’accord, mais pas dix!), il m’est arrivé de surévaluer son intérêt pour certaines activités et de sous-estimer son degré de fatigue (vive la poussette, même à presque cinq ans), mais je crois avoir atteint mon objectif, soit de semer quelques graines d’intérêt. Peut-être aura-t-elle envie d’aller découvrir les colocataires de Mona Lisa. Peut-être pas. Mais elle sait maintenant qu’un grand château devenu musée abrite les oeuvres de plusieurs artistes importants. La suite lui appartient.

Mes coups de cœur à moi? Vaux le vicomte (que je me promets de prendre le temps de visiter seule ou avec des copines), le Louvre (non, je n’y étais encore jamais allée!), le Parc Astérix, la bouffe (toujours la bouffe – même un simple sandwich jambon-beurre me réjouit à Paris – et je ne vous parle pas des pâtisseries!),  les périodes de marche sans pluie (elles se sont faites rares – quel bonheur de déambuler tranquillement dans la ville!) et notre matinée à déguster des macarons Pierre Hermé à la Place Saint-Sulpice et au Jardin du Luxembourg (je ne me lasse pas de cet endroit – nous n’avons cependant pas eu le temps d’aller au théâtre de marionnettes comme je le souhaitais). J’ai aussi eu beaucoup de plaisir à Disneyland, même si je n’étais pas vraiment en France ce jour-là.

Alors, sommes-nous oui ou non montées dans la Tour Eiffel, finalement? Non… Si, à deux ans et demi, l’interminable file d’attente n’avait pas rebuté Maya, à près de cinq ans, elle a préféré la regarder depuis le carrousel d’en face. Trop contente de m’en tirer cette fois-ci, je lui ai offert l’une des mini-tours qu’elle voulait tant depuis le début du voyage (des vendeurs itinérants se font concurrence au pied du monument – j’ai payé celle de Maya deux euros – négociez!).

Nous avons déjà hâte de revenir… En espérant que les dieux n’auront pas l’idée de vider leur piscine sur nos têtes la prochaine fois, par Toutatis!

Quelques notes pratico-pratiques prises tout au long du séjour :

• Il paraît qu’on trouve des acenseurs dans certaines stations de métro (parole de chauffeur de taxi), mais je n’en ai vus aucun. On voit parfois des escaliers roulants (les fameux «escalators»), mais pas partout. Autant vous dire que ce n’est pas l’idéal avec une poussette. J’ai par contre trouvé les deux dans les gares de RER où nous nous sommes arrêtées. Perso, je privilégie la marche, dans la mesure du possible.

• Si vous comptez vous déplacer en transport en commun, munissez-vous de passes permettant d’accéder à l’ensemble du réseau de façon illimitée, histoire d’éviter de devoir acheter chaque fois des tickets. Par exemple, une carte «Paris visite» de cinq jours (le maximum) couvrant toutes les zones coûte 29,90 euros pour un adulte et 25,60 pour les enfants de 4 à 11 ans. Notez que les forfaits Navigo sont réservés aux résidents de l’Île-de-France. Info : RATP.fr.

• Des préposés à l’information sont postés un peu partout dans les stations de métro.

• WiFi n’est pas aussi facile à trouver qu’on pourrait le croire en France. Moi qui déteste McDo, je me suis surprise à chercher les succursales pour autre chose que leurs toilettes propres (une vieille habitude de glote-trotteuse). Car L’Arche d’or propose maintenant WiFi dans 11 500 de ses restos (et oui, ça fonctionne bien). Il est également possible se connecter dans certains parcs de la ville. Autre tuyau d’une copine voyageuse: on peut se brancher gratuitement aux réseaux des boutiques Apple sans même avoir besoin d’y entrer (il suffit de rester proche).

• Si vous avez envie d’une bonne gâterie après avoir visité la tour Eiffel, une boutique Lenôtre se trouve pas très loin, sur l’avenue du Président Kennedy. On y accède en traversant le pont Bourdonnais.

• Il est très facile de se rendre à Disneyland en transport en commun.

• Si vous disposez d’une seule semaine dans les parages, évitez de changer d’hôtel. Le temps perdu en transport et autres tracasseries est inversement proportionnel à la fatigue gagnée.

• D’autres suggestions que nous n’avons pas eu le temps de tester: Paris d’enfants, les ateliers Tok-Tok du Palais de Tokyo et la Galerie des enfants du Centre Pompidou. Conseil du chauffeur d’autobus qui nous a emmenées au Parc Astérix: le Jardin des plantes. La Galerie des enfants du Muséum national d’histoire naturelle me semble aussi fort intéressante avec des jeunes de 6 à 12 ans. J’avais par ailleurs beaucoup aimé le Parc de la Villette il y a deux ans.Encore besoin d’inspiration? Consultez le guide Paris mômes.

• Si vous n’avez pas envie de trimballer poussette et tout le tralala, la compagnie Baby’tems loue du matériel pour bébé.

• Ne prévoyez pas TOUTES les activités en fonction de la marmaille. Nous avons besoin de «nananes», nous aussi! Voir du pays en famille, c’est aussi apprendre l’art du compromis aux enfants. Si les deux parents sont du voyage, n’hésitez pas non plus à vous accorder des moments de répit en solo (j’avoue que j’aurais adoré aller voir l’expo Dogon au musée du quai Branly et flâner seule chez Colette).

• Prévoyez toujours un plan B. Non, le soleil ne brille pas toujours à Paris!

• Vous n’aurez pas le temps de voir tout ce qui vous intéresse. Alors autant déterminer quelques incontournables (j’ai dit «quelques»!;-) plutôt qu’une longue liste qui vous donnera de l’urticaire. Il y aura des imprévus, des envies spontanés et aussi des moments où ne rien faire vous semblera la chose la plus excitante qui soit. Après tout, on voyage pour découvrir et vivre des expériences. Pas pour se créer de nouvelles sources de stress!

P.S.: Tout à l’heure, quand j’ai reposé la question à Maya à propos de son activité favorite à Paris, elle a répondu «le parc Astérix»… Ce sera quoi, demain, à votre avis? ;-)

Ce voyage a été rendu possible grâce à la collaboration d’Atout France, d’Air Canada et de Pierre et vacances. Merci à Paul Brisson pour ses pistes de recherche. Pour des informations supplémentaires sur Paris et les environs, consultez le site de Tourisme Paris Île de France.

Les épisodes précédents: Coup de coeur pour le Parc Astérix, Paris sous la pluie, Magnifique Vaux le vicomte, Des manèges, encore des manèges, toujours des manèges!, Cap sur Paris! et Le plus beau terrain de jeux.

Pour découvrir les autres billets d’Un baluchon pour deux, par ici.

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Samedi 23 juillet 2011

Coup de coeur pour le Parc Astérix


Ce sont souvent les lieux pour lesquels on a aucune attente qui parviennent à nous charmer le plus. Le Parc Astérix, à une trentaine de kilomètres au nord de Paris, a agréablement surpris tant la fille que la mère.

Alors que Maya a surtout craqué pour les manèges (somme toute assez classiques, mais avec une touche gauloise amusante), moi, j’avais «la banane dans la face» en déambulant dans le village de mes idoles d’enfance.

Pour les journées plus clémentes, le Parc Astérix propose une réplique à Paris Plage, Lutèce plage!

Quelques clichés ensoleillés de notre avant-dernière journée en Gaule.
Pratico-pratique:
• Outre les jeux d’eau et autres activités de Lutèce plage (apportez votre maillot!), certains manèges comportent des risques d’éclaboussures ou carrément de douche (voir photo ci-dessus). C’est le cas notamment de Menhir Express (version extrême de notre Pitoune). Prévoyez des vêtements de rechange si vous détestez être trempé.
• Dormir au parc? C’est possible à l’Hôtel des Trois Hiboux.
• Il est possible de se procurer un billet d’entrée et un aller-retour en autobus (départ à 8h30 du Louvre ou à 12h45 du quai en face de la Tour Eiffel) pour 45 euros (tarif adulte). Pour la liste complète des prix, par ici.
• Mon conseil: arrivez tôt (contrairement à nous), car le parc comporte de nombreuses attractions, en plus des spectacles présentés à différents moments de la journée.

Ce voyage est rendu possible grâce à la collaboration d’Atout France et d’Air Canada. Merci à Pierre et vacances et à Parc Astérix. Pour des informations supplémentaires sur Paris et les environs, consultez le site de Tourisme Paris Île de France.

Les épisodes précédents: Paris sous la pluie, Magnifique Vaux le vicomte, Des manèges, encore des manèges, toujours des manèges!, Cap sur Paris! et Le plus beau terrain de jeux.

Pour découvrir les autres destinations d’Un baluchon pour deux, par ici.

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Vendredi 22 juillet 2011

Paris sous la pluie

On a beau être dans l’une des villes les plus chouettes de la planète, cinq jours de grisaille en continu, ça mine le moral.  Ajoutez à cela des températures automnales et vous êtes bons pour vous rouler en boule dans votre lit d’hôtel. C’est ce que nous avons fait mercredi. Parfois, il faut savoir s’arrêter.

Après une une nuit de migraine intense (pour Maman – Fillette se porte très bien), un peu de repos s’imposait. Ainsi, mis à part une escapade pour aller rédiger quelques courriels (il n’y a pas WiFi  à l’Adagio Tour Eiffel, où nous sommes déménagées mardi), quelques emplettes chez Monoprix (le bonheur de pouvoir remplir le frigo à sa guise!) et un souper en compagnie d’un ami, nous sommes restées bien sages dans notre apparthôtel avec vue sur la Tour Eiffel. Merci à la chaîne Gulli, qui m’a permis de somnoler tranquillement entre deux discussions avec ma verbomotrice de fille.

Notre apparthôtel au 28e étage - le lit était caché derrière le canapé

Mercredi, hop! Debout! Pas question de traîner sous les draps même si Dame Nature s’obstine à faire la gueule.

L’idée de prendre part à une Croisière enchantée (destinée aux enfants) sur la Seine avec Bateaux parisiens m’avait ravie au moment où je planifiais le voyage. Mais comme l’activité n’était pas offerte au moment de notre passage, nous nous rabattons sur une visite guidée classique.

À ma grande surprise, j’apprécie la promenade sur ce fleuve intimement lié à l’histoire de la ville. D’accord, il n’y a pas plus cliché. Mais je comprends pourquoi tant de touristes succombent à l’envie de tenter l’expérience. Tantôt sérieuses, tantôt cocasses, les informations prodiguées constituent de bonnes pistes pour poursuivre ensuite l’exploration de manière indépendante. Une activité relaxe tout à fait appropriée en début de voyage (surtout quand on a pas trop envie de se casser la noix ni de trop marcher). Maya a trouvé la balade un peu longuette (une heure), mais admet avoir été heureuse de monter à bord.

Croisière sur la Seine

Et une autre photo de la Tour Eiffel!

Après une croisière sur la Seine (ou l’acension de la Tour Eiffel, juste en face), l’Aquarium de Paris permet une agréable parenthèse à l’intérieur. Maya a particulièrement aimé le «bassin caresses», où les enfants peuvent toucher les poissons. Des films sont également présentés (le «cinéaqua») et des activités de bricolage, proposées. Notez qu’il est possible de se procurer les billets en ligne.

Pas pour les enfants, le Louvre? À prime abord, on serait porté à le croire. C’est sans compter les nombreuses activités et les ateliers adaptés aux jeunes. La majorité se déroulent toutefois pendant l’année scolaire. L’été, les seules au programme s’adressent aux enfants capables de lire.

Comme mon but était d’initier Maya à l’art et non de la dégoûter des musées, j’ai conclu un marché avec elle : un tableau pour Maman, et un manège de la Fête foraine du Jardin des Tuileries, juste à côté, pour elle. Pour rendre le tout plus ludique, j’improvise un jeu : «Cherchez la Joconde». Cela me permet d’admirer quelques toiles en route, pendant que la demoiselle tente de repérer Mona Lisa dans les différentes salles.

Avant notre départ, j’avais parcouru avec elle la version «enfant» du site Web du musée afin de la préparer à notre visite. Pour l’activer, il suffit de cliquer sur le petit personnage qui se trouve en haut de la page («Lupicatule»), à droite. Là encore, j’y suis allée à petites doses. Le personnage plaira probablement aux enfants un peu plus âgés (sept ou huit ans approx).

Tous les étés, le Jardins des Tuileries accueille une fête foraine. Rien de bien spectaculaire, mais tout pour séduire une fillette en mal de sensations fortes. Attraction choisie pour conclure cette journée fort chargée: le trempoline. En voici un aperçu.

Ce soir-là, après avoir regardé la tour Eiffel scintiller depuis notre lit, nous avons rapidement sombré dans un sommeil profond.

Scintillante Tour Eiffel

Ce voyage est rendu possible grâce à la collaboration d’Atout France et d’Air Canada. Merci à Pierre et vacances, à Bateaux parisiens, à l’Aquarium de Paris et au musée du Louvre. Pour des informations supplémentaires sur Paris et les environs, consultez le site de Tourisme Paris Île de France.

Les épisodes précédents: Magnifique Vaux le vicomte, Des manèges, encore des manèges, toujours des manèges!, Cap sur Paris! et Le plus beau terrain de jeux.

Pour découvrir les autres destinations d’Un baluchon pour deux, par ici.

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Vendredi 22 juillet 2011

Une série télé « sortez vos mouchoirs »

L’été, ce n’est pas tellement le moment d’écouter la télé, mais sur la route ou quand il pleut, une série format DVD, c’est toujours apprécié! Mon coup de coeur côté série joue présentement en rafale à TVA les lundis en soirée, mais si, comme moi, vous venez de le découvrir à mi-saison, vous pouvez toujours vous procurer le DVD de la saison.  The Big C est une série américaine fascinante ayant pour sujet…le cancer. C’est en apprenant la nouvelle que commence la saison 1 : atteinte à un stade assez avancé Cathy décide de ne pas le dire à personne et de ne pas se faire soigner. Au fil des épisodes de 30 minutes, on la voit profiter de la vie, avoir une aventure, se faire creuser une énorme piscine, s’acheter une décapotable, et on ne peut s’empêcher de se demander ce qu’on ferait, nous, s’il nous restait tout au plus un an à vivre. C’est touchant, c’est drôle, c’est triste… rarement je me suis sentie aussi gâtée avec une série télé! Disponible en librairie, sur Itunes, et peut-être même à votre bibliothèque! En anglais, avec sous-titres en français, environ 30$.

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Mercredi 20 juillet 2011

Mon évasion

Je suis née en banlieue, dans un confortable entre-deux, mais c’est au cœur de la ville que j’ai choisi de m’installer dès que mes ailes ont pu m’y porter, pour des raisons pratiques et parce que j’aime sa frénésie, son abondance de ressources et sa diversité. Puis, pour faire le contrepoids aux excès de la ville, j’ai senti le besoin de me tourner vers son contraire. C’est ainsi qu’il y a quelques années, l’Homme et moi nous sommes laissés attendrir par une charmante maison d’ouvrier, dans un non moins charmant petit coin de campagne. Craquant est un mot plus juste pour décrire notre joyau datant de 1900, dont le poids des années a laissé les marches et les planchers grinçants, le revêtement à clins brinquebalant et les murs mal isolés. D’amour, notre maison avait grandement besoin, et que dire sinon que nous l’avons écoutée en lui en donnant régulièrement! Relaxant? Pas toujours. Dépaysant? Certainement! Entre la ville et la campagne, mon cœur balance désormais comme un pendule, n’appartenant ni à l’une, ni à l’autre, mais aux deux. Et dès que la chaleur réchauffe le sol et colore le paysage de teintes vives, il me démange d’enlever mes chaussures et de mettre ma pédicure à l’épreuve pour retrouver le plaisir de gambader sur notre terrain (qui est aussi en mal d’attention, mais nous y travaillons!).
Au-delà de ses montagnes, de ses paysages et de ses parfums, ma campagne recèle bien d’autres charmes: par un incroyable tour de magie, le temps ralentit au fur et à mesure qu’on s’engouffre dans ses paysages, faisant passer une heure pour deux. Ma campagne, c’est aussi là où les voisins ont un nom, où les maisons sont identifiées par leur couleur et non leur adresse, où on fait avec ce qu’on a ou on fait sans parce que l’épicerie la plus proche est a des kilomètres de distance, où on enfile le premier vêtement qui nous passe sous la main parce que ça n’a pas d’importance, où la haute vitesse ne fait pas partie du vocabulaire, encore moins en ce qui concerne Internet, où tout s’improvise et semble plus simple… Ma campagne est évasion parce qu’elle n’est pas quotidienne. Et c’est là, dans cette zone hors routine, que je me soustrais aux obligations durant les vacances d’été. Et vous? Où vous évadez-vous? Si les idées manquent, je prêcherai pour ma paroisse en vous suggérant d’agréables balades à faire dans l’un des plus beaux coins du Québec : les Cantons-de-l’Est. Si vous passez dans la région, ne manquez pas un détour par le Cafetier de Sutton, la boulangerie d’Abercorn, et les magnifiques points de vue sur la chaîne des Appalaches qu’offrent la station du Diable Vert, à Glen Sutton, ainsi que les chemins Claybank, Perkins et Pinacle ouest. Bonne évasion!

Classé sous On sort
Dimanche 17 juillet 2011

Magnifique Vaux le vicomte


Au moins, on a pas eu à se tartiner de crème solaire.

Au lever, le ciel oscille entre le «gris Dumbo» et le «gris Chef Rémy». Mon sac à dos suinte toujours après notre longue journée sous la pluie à Disneyland. Impossible de réveiller ma princesse, même en scandant : «Hou-hou! Aujourd’hui, on s’en va voir un VRAI château!»…

Je la tire du lit à la dernière seconde. Du moins, c’est ce que je crois à ce moment. En réalité, c’est plutôt la 3600e.… trop tard.

«Il passe toutes les dix minutes environ aujourd’hui», me répond la préposée du RER quand je lui demande à quelle fréquence arrivent les trains.

Nous attendons….

… attendons….

… attendons.

Je commence à me résigner : nous serons en retard.

Une bonne de trentraine de minutes après notre arrivée sur le quai, j’aperçois les phares du train.

La pluie tombe.

Il vente à écorner Clarabelle.

Maya somnole dans sa poussette.

À la Gare de Lyon, où nous devons effectuer un transfert, je me rappelle une chose que ma mémoire efface systématiquement séjour parisien après séjour parisien : le mot «efficacité» n’a pas la même définition en France qu’en Amérique du Nord. Le dimanche, alors que tout est fermé, trouver quelqu’un qui connaît la «vraie» réponse à une question relève de l’exploit. Je croise une bonne dizaine de touristes qui errent dans la gare, comme nous, à la recherche d’une personne fiable pouvant leur indiquer CLAIREMENT comment se rendre à un point B.

Après avoir tourné en rond pendant 100 ans pour trouver un guichet automatique (ou «distributeur», si vous parlez frenchy), je réalise que j’ai loupé le second train pouvant nous emmener à Vaux le vicomte.

Quatre vingt euros (ouch!) et une heure plus tard, un taxi nous dépose devant le château. Nos mâchoires tombent à tour de rôle. «Wow!» «Re-wow!» Nous oublions presque les péripéties de la matinée.

Maya ne le sait pas (il faut bien garder quelques surprise!), mais elle prendra part à une visite costumée . Tous les dimanches de l’été, deux fois par jours, une quinzaine d’enfants âgés entre 4 et 11 ans découvrent les lieux en compagnie d’une comédienne qui raconte le quotidien des bambins du 17e siècle.

Première étape : la «salle magique». Un sourire se dessine sur le visage de ma fille au moment où la guide lui enfile une jolie robe rose.

En moins de deux, toutes les fillettes sont transformées en princesses et les petits garçons, en mousquetaires. Il faut ensuite apprendre à se déplacer dans les escaliers avec de pareilles tenues. Maya sourit toujours, mais je vois bien qu’elle lutte pour garder les yeux ouvert. Décalage horaire? Contrecoup de l’intense journée passée à Disneyland? Chose certaine, une sieste lui ferait le plus grand bien.

«Dès sa naissance, l’enfant est confié à une dame qu’appelle une nourrice, débute la comédienne. Elle s’occupe de lui jusqu’à l’âge de deux ou trois ans. Souvent, elle habite à la campagne, alors il est emmené là-bas…»

Pendant que ma fille semble sur le point de tomber endormie, moi, je bois littéralement les paroles de la conteuse.

Nous nous écartons du groupe pour aller découvrir le reste du château. Maya retrouve son énergie lors de la visite du premier jardin dessiné par André le Nôtre, plus célèbre paysagiste de France (conduire la voiturette de golf – accompagnée, bien sûr – n’a certainement pas nuit à son regain).

Plus tard, la pluie se remettra à tomber, nous égarerons l’imperméable de ma princesse dans les sentiers, je perdrai nos tickets de RER (et les retrouverai après avoir franchi le tourniquet) et je réaliserai que j’ai oublié la carte qui nous permet d’accéder à notre chambre. Mais pour le moment, nous profitons des quelques minutes de soleil pour immortaliser notre passage dans ce lieu de rêve.

Je me promets de revenir un jour pour la visite du château aux chandelles… et le bar à champagne. ;-)

P.S.: L’obligation de nous «crémer» de la tête aux pieds est bien l’une des rares choses que je déteste de l’été.

Pratico-pratique :

• Les visites costumées ont été officiellement ajoutées au programme depuis ce printemps. Elles ont lieu tous les dimanches, à 11h et 14h.

• Mon constat : bien que la comédienne tente d’adapter son discours à tous les âges et arrive à capter l’attention des tout-petits, il est difficile de plaire à tous. Je suis persuadée qu’avec trois ou quatre ans de plus, Maya aurait eu le même enthousiasme que les grands du groupe. À mon (humble) avis, les enfants âgés de plus de six ans apprécient davantage ce genre de contenu. À quatre ans, la notion «d’époques» et de «siècles» est encore très floue.

• Vous souhaitez vous rendre à Vaux le vicomte sans faire la visite costumée? «Nous suggérons aux gens de consacrer une journée à la visite du château», me dit Muirgen Rio, chargée de promotion.

• À l’arrivée, des cahiers d’activités sont remis aux enfants selon leur âge, afin qu’ils puissent résoudre des énigmes en cours de visite.

L’histoire de Vaux le vicomte est fascinante. Il faut d’abord s’attarder au destin tragique du jeune parlementaire Nicolas Fouquet, qui commande l’érection du château tel qu’on le connaît en 1641 (il a alors 26 ans). Malgré sa dévotion envers le roi, Louis XIV le fait jeter en prison pour des motifs douteux (pour l’anecdote, c’est D’Artagnan qui vient l’arrêter). L’endroit est aussi très lié aux artistes de l’époque. Molière, Jean de la Fontaine et Charles Le Brun font partie des protégés de Fouquet.

• Vaux le vicomte est privé et appartient à la même famille depuis 1875.

• De nombreux événements se déroulent dans ce décor féérique au cours de l’année. En septembre 2011, le spectacle Au temps des mousquetaires sera notamment présenté. À Pâques, 35 000 œufs sont cachés dans le jardin pour la chasse,et à Noël, des sapins sont disposés un peu partout sur le site.

• La visite aux chandelles a lieu tous les samedis soirs à la tombée de la nuit jusqu’au 8 octobre. Deux fois par mois, des feux d’artifice sont également tirés.

• Plusieurs films ont été tourné à Vaux le vicomte. Deux exemples: L’homme au masque de fer, mettant en vedette Leonardo Di Caprio, et Marie Antoinette, avec Kirsten Dunst.

• Si vous souhaitez faire la visite costumée du dimanche, je vous conseille fortement de vous y rendre en voiture (pour que moi, qui les ai en aversion, vous recommande ce moyen de transport, il faut vraiment qu’il s’impose!). Si vous choisissez de vous y rendre en RER, partez tôt. Très tôt. (C’est dimanche!).  La navette touristique Chateaûxbus 2011 vous permet aussi de vous rendre à Vaux le vicomte, mais ses horaires ne concordent pas avec ceux des visites costumées.

• Il est aussi possible de prendre part à des visites combinant Vaux le vicomte à une autre attraction avec Cityrama. Par exemple, vous devrez débourser 49 euros pour Vaux le vicomte et Fontainebleau et le bus ira vous cueillir à votre hôtel parisien.

• C’est à Vaux le vicomte que se sont mariés Eva Longoria et Tony Parker (ben quoi).

Ce voyage est rendu possible grâce à la collaboration d’Atout France, d’Air Canada et de Pierre et vacances. Merci particulier à Muirgen Rio pour son accueil chaleureux au château Vaux le vicomte. Pour des informations supplémentaires sur Paris et les environs, consultez le site de Tourisme Paris Île de France.

Les épisodes précédents: Des manèges, encore des manèges, toujours des manèges!, Cap sur Paris! et Le plus beau terrain de jeux.

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Samedi 16 juillet 2011

Des manèges, encore des manèges, toujours des manèges!

Treize heures. Treize heures entre le moment où nous avons quitté notre apparthôtel ce matin et celui où nous l’avons retrouvé, trempées jusqu’aux os et grelottantes. Mais commençons par le début…

Vendredi, 11h30. Nous arrivons à l’Adagio Val d’Europe après une longue balade en RER depuis l’aéroport. Nos valises à peine déposées, Maya me somme de sortir son maillot de bain (et d’aller enfiler le mien). Le hic, c’est que moi, j’ai à peine dormi une petite demi-heure dans l’avion (j’en veux un peu au système de divertissement d’Air Canada qui m’a tenue réveillée pendant presque tout le vol – j’ai tellement rarement l’occasion de regarder des films que j’en profite quand je suis dans les airs. Cette fois-ci, j’ai eu un méga-coup de coeur pour le documentaire In the foosteps of Marco Polo – à voir absolument!). Je flanche devant son enthousiasme et me résous à aller frissonner (brrr! il fait froid depuis notre arrivée!) une dizaine de minutes au bord de la piscine.

La suite se décline en un joyeux mélange de crises, de larmes, de «tu m’avais diiiiit» et autres jolis mots d’amour d’une fillette à bout qui refuse de le reconnaître. Une sieste de quatre heures nous remet «sur le piton» (tant pis pour les purs et durs, moi, le décalage, je l’intègre en me reposant, pas en combattant le sommeil). Nous dégustons une pizza (pas très bonne) sur une terrasse (très chouette) à deux pas de l’hôtel, après quelques tours de carrousels.

Nous nous endormons sitôt la tête posée sur l’oreiller. Je ne me rappelle pas la dernière fois où je suis arrivée à passer huit heures d’affilée dans les bras de Morphée… Bonheur.

Ce matin, 8h. À nous, Disneyland! Bien sûr, on ne vient pas à Paris pour plonger dans le merveilleux monde de Mickey. Mais peu importe où je voyage dans le monde, si un parc Disney se trouve à proximité et que ma fille m’accompagne, il m’apparaît impensable de ne pas aller y passer ne serait-ce que quelques heures. Pas seulement parce que Maya les ADORE (moi aussi, je dois l’admettre – celui qui aurait prédit cette affirmation il y a dix ans se serait farci l’un de mes discours moralisateurs sur «l’essence du vrai voyage» – eh oui, avoir un enfant m’a ramollie, mais surtout, montré que des univers factices peuvent engendrer du vrai bonheur), également parce qu’ils me servent d’argument de négociation. Une journée entière à Disney compense bien pour une petite heure au Louvre, non? ;-) Dans la vraie vie, ça ne fonctionne pas toujours ainsi. Mais une mère s’essaie. Même s’il aurait été préférable de garder la «nanane» pour la fin (ce qui n’a pas été possible cette fois-ci).

Treize heures plus tard, alors que ma dynamo roupille profondément, je peux affirmer que j’ai (presque autant) pris mon pied qu’elle malgré la pluie battante qui nous a accompagnées pendant plus de la moitié de la journée. Entre le classique Dumbo «the flying elephant» (oui, nous sommes bien en France) et le récent Crush’s Coaster (du côté de Walt Disney Studios), nous avons par moment pesté contre le manque de savoir-vivre de certains visiteurs (inévitable) et négocié serré pour l’achat de quelques souvenir (elle a choisi des friandises plutôt que le rayon laser de Buzz Lightyear qui l’avait fait craquer à prime abord), mais surtout, partagé de nombreux moments de complicité.

Résumé photo de notre journée.

Buzz lightyear Laser Blast - approuvé!

Il y avait plus d'une heure d'attente pour se faire photographier en compagnie de Raiponce, au moment où nous sommes arrivées. Tant pis! Nous avons pris des photos sans elle, avec son caméléon Pascal...

... et Flynn Rider!

Toutes les deux devant le château de la Reine de coeur (Alice's Curious Labyrinth, Disneyland)

Maya paparazzi (Walt Disney Studios)

Les attractions les plus marquantes ne sont pas toujours les plus sophistiquées: Maya s'est amusée à grimper sur les personnages de Monster inc (et à jouer les monstrueuses à son tour)

Winnie sous la pluie, lors d'un des défilés de la journée

Nous sommes rentrées après les feux d’artifice, trempées jusqu’aux os et grelottantes, mais avec des étoiles plein les yeux.

P.S.: Merci aux gentils Québécois/Belge de Planet Hollywood, qui sont presque parvenus à me faire oublier à quel point les plats sont, disons, fades, dans ce resto. Super-accueil!

Pratico-pratique:

• Ne rien planifier la première journée du voyage permet d’atterrir en douceur. Les humeurs de chacun sont aussi imprévisibles que celles de Dame Nature par les temps qui courent, alors mieux vaut ne pas se taper LA crise du siècle dans un musée, genre.

• Un bon moyen d’éviter les longues queues (sans jeu de mots): vous procurer les billets en ligne. Par contre, assurez-vous de pouvoir les imprimer avant l’arrivée. L’année dernière, nous nous sommes tapés une ligne sûrement aussi longue au guichet du service à la clientèle qu’à la billetterie.

• Un billet permettant l’accès aux deux parcs (Disneyland et Walt Disney Studios) coûte 51 euros (parent ou enfant) s’il est acheté en ligne au moins cinq jours avant la date de visite.

• Si vous ne souhaitez pas vous éterniser et voyagez avec de très jeunes enfants, je vous conseille d’opter pour Disneyland, où l’on retrouve les classiques et le château de la Belle au bois dormant, plutôt que pour Walt Disney Studios.

• Les boutiques de souvenirs sont partout. Entendez-vous avec l’enfant AVANT le départ pour éviter les drames sur place. J’étais tellement heureuse que Maya remette un jouet bruyant sur les tablettes que je lui ai offert une paille de Stitch et un parapluie de princesses en extra. De belles surprises, puisqu’avant de partir, je l’avais prévenue qu’elle reviendrait les mains vides. Mon cousin Philippe, qui a des enfants plus âgés, alloue carrément un budget à chaque enfant pour l’achat de souvenirs. Une bonne manière de les responsabiliser.

• Oui, on attend longtemps à Disney (même avec les «Fast Pass»). Préparez-vous psychologiquement aux files d’attente (et préparez aussi la marmaille), sinon, vous risquez de trouver la journée vraiment longue.

• Si les deux parents voyagent avec les enfants, il est possible de pratiquer le «baby switch», c’est-à-dire faire le manège à tour de rôle, mais la queue une seule fois.

• Certains manèges peuvent faire peur aux tout-petits, même s’ils sont accessibles à tous. Consultez le site Web avant votre visite pour savoir lesquels vous plongent dans la noirceur totale, par exemple.

• Il est possible de louer des poussettes sur place. Je vous avoue cependant que je n’ai pas regretté une seconde d’avoir pris la décision d’apporter la nôtre!

Ce premier voyage est rendu possible grâce à la collaboration d’Atout France, Air Canada et Pierre et vacances. Merci à Disneyland Paris qui nous a offert les tickets pour la journée. Pour des informations supplémentaires sur Paris et les environs, consultez le site de Tourisme Paris Île de France.

Les épisodes précédents: Cap sur Paris! et Le plus beau terrain de jeux.

Pour découvrir les autres destinations d’Un baluchon pour deux, par ici.

Classé sous On voyage
Jeudi 14 juillet 2011

Du bon pain de mon côté du fleuve

L’an dernier, la foodie que je suis a quitté avec tristesse la Petite Italie (et son marché Jean-Talon) pour faire son nouveau nid sur la Rive-Sud. Depuis, je cherche les bonnes adresses de gourmands curieux dans ma région!

Voici les deux premières adresses de ma liste, section boulangerie :

Pour les croissants au beurre et la baguette bien craquante : le Garde-manger de François, à Chambly. Il y a aussi une jolie sélection de pain (miches à la bière, aux raisins, etc.) et les croissants aux amandes, mes préférés, fondent dans la bouche. Si vous passez sur la piste cyclable du Canal Chambly, faites un mini détour pour y faire un arrêt!

Pour les pains au fromage, aux noix, aux pommes ou à l’oignon et toutes les savoureuses viennoiseries et pâtisseries : Pains & Saveurs à St-Bruno. On planifie notre un arrêt à l’heure du lunch, pour leurs délicieux sandwichs et autres mets préparés sur place.

Le bon goût n’est pas réservé qu’à la métropole, non? Avez-vous d’autres adresses pour moi?

Classé sous On goûte
Mercredi 6 juillet 2011

S’habiller quand on est enceinte… Pas facile!

Pendant une grossesse, il y a les gros irritants (mon top 3 personnel : les nausées, l’insomnie et ma cadence de marche descendue à moins de 1km/h) et les petits. Dans cette catégorie, j’inclus le fait de répéter 10 fois par jour «Non, ce n’est pas pour bientôt, hé oui, j’ai une grosse bedaine», me faire flatter le ventre par quelqu’un qui n’est ni mon chum, ni ma fille (paraît que certaines aiment bien… Avis à tous, ce n’est pas mon cas!) et la sapristie question : «que vais-je bien me mettre sur le dos?».

Je trouve frustrant de me retrouver soudain confinée à deux chaînes de vêtements pour m’habiller toute une année. Ce n’est pas parce qu’on est enceinte qu’on a toutes les mêmes goûts vestimentaires! Oui, il y a maintenant des friperies et des designers spécialisés en maternité… Mais les prix sont souvent élevés, et honnêtement, je n’aime pas assez magasiner pour passer des journées à courir les petites boutiques. Surtout pour des vêtements que je ne porterai qu’un temps limité.

Je m’en suis sortie cet été de deux façons. D’abord, je suis allée faire un tour dans les sections «liquidation» des magasins où je vais habituellement. Quand les tendances sont aux tissus extensibles et aux formes amples, on peut facilement faire entrer un bedon de femme enceinte dans un chandail régulier, quitte à prendre une taille plus grande. Ces hauts commenceront peut-être à crier grâce avant ma 40e semaine… Mais à 19,99$ chacun, ce n’est pas bien grave!

Ensuite, j’ai découvert la nouvelle collection Maternité de Mexx. Enfin, une autre option disponible en centre d’achat! La collection est à l’image des vêtements réguliers de Mexx, classique et de qualité, bref, parfaite pour une future mère qui travaille dans un bureau. Et les prix sont raisonnables, considérant que les vêtements de maternité coûtent tous un peu plus cher que les autres. J’aime particulièrement ce capri, qui combine une bande élastique confortable et un look plus «fini» à la taille que les autres pantalons du genre.

Ainsi, ma garde-robe est juste assez bien garnie pour la saison chaude. En espérant que l’été s’étire assez longtemps pour que je n’aie pas à répéter l’exercice pour des vêtements d’automne…

Classé sous On porte
Mardi 5 juillet 2011

Cap sur Paris!

Chaque fois, la même excitation. Préparer un voyage m’emballe autant que le voyage lui-même. Pour la première escale de notre série, Paris s’est imposée. Il faut dire que la Ville lumière occupe une place spéciale dans mon cœur : c’est ici que Maya et moi avons fait notre premier voyage toutes les deux, sans papa ni collègues de Maman, quelques mois avant son troisième anniversaire.

Je me souviens encore de son obstination à monter dans la tour Eiffel. Sa détermination n’a pas fléchi pendant les deux heures d’attente. Une fois au sommet, elle m’a demandé candidement : «Mais où est ma cousine?»… J’ai compris à ce moment qu’elle avait associé la maison de ma belle-soeur, qui habite près de Lyon, à la dame de fer dessinée sur la mappemonde qui décore sa chambre. Depuis, je prends soin de lui raconter l’histoire des monuments quand nous la contemplons ensemble… et de préciser que personne ne les habite.

Une autre raison qui m’a poussée à débuter par Paris : les nombreux parcs et caroussels disséminés aux quatre coins de la ville. Je ne me lasse pas des balades au Jardin du Luxembourg, où les enfants ont accès à de nombreuses activités. J’ai envie de prendre le temps de flâner aux jardins des Tuileries. J’ai aimé Paris en solo; je l’aime tout autant à hauteur d’enfant.

L'un des nombreux carrousels de Paris

Pendant notre séjour, nous testerons la formule «apparthotels» Adagio de Pierre & vacances, groupe hôtelier spécialisé dans la location d’appartements, de maisons et de «villages-clubs».  Nous séjournerons d’abord à Marne La Vallée, puis à deux pas de la Tour Eiffel.

Pas question de surcharger l’horaire avec une fillette de quatre ans et demi. Parmi les activités que je ne veux manquer pour rien au monde, il y a la visite du Château Vaux-le-Vicomte animée par une comédienne costumée. Maya pourra même se transformer en princesse pour l’occasion. Chuuut, ne le lui dites pas!

Rendez-vous ici autour du 16 juillet.

En attendant, voici un aperçu vidéo de notre voyage mère-fille en France en juin 2009.

Dans mon bagage à main : mon ordinateur, mon iPhone, mon reflex, une caméra Flip, un carnet de notes (qui se transforme parfois en cahier à dessins), deux stylos, un iPod rempli de jeux et de films (mon «arme secrète» pour les moments de turbulence… et je ne parle pas des zones que l’avion risque de traverser!), des barres tendres, des bonbons (pas santé du tout, mais ça fait partie des petites exceptions du voyage), de la gomme pour l’atterrissage, un pashmina (pratique pour se couvrir), un oreiller gonflable, un paquet de mouchoirs, du savon sans eau et des écouteurs. Sans oublier nos passeports et pièces d’identité, bien sûr.

Dans le sac à dos de Maya : un cahier à colorier, des crayons, un livre, un toutou, un appareil photo, des jumelles, un coussin girafe, une carte d’affaires de Maman (elle en aura une sur elle en permanence pendant le voyage avec mes coordonnées, au cas où elle s’égarerait) et un pull.

Avant de monter à bord, j’achète toujours une bouteille d’eau.

La grande question maintenant : apporter ou ne pas apporter la poussette parapluie? Quatre ans et demi, c’est grand pour se balader en poussette, mais petit pour marcher de grandes distances. Qu’en pensez-vous?

Ce premier voyage est rendu possible grâce à la collaboration d’Atout France, d’Air Canada et de Pierre et vacances. Pour des informations supplémentaires sur Paris et les environs, consultez le site de Tourisme Paris Île de France.

«Non Maman! Pas de photo!» (Jardin du Luxembourg, juin 2009)

Classé sous On voyage

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