Blogue Coup De Pouce - Coups de coeur et élans spontanés

juillet 2011

Mardi 26 juillet 2011

Ces temps-ci, j’écoute…

… de la guitare. Plus précisément: de la guitare classique. Celle qu’on joue avec nos dix doigts. Non pas que je n’aime pas la guitare électrique (je pourrais citer un million de titres que j’adore, mais je vais me contenter de recommander Gone to Earth, de David Sylvian [version remastérisée], un génie méconnu, pour les beaux solos de Robert Fripp) ou la guitare de jazz (j’ai déjà parlé de mon amour pour Pat Metheny, mais mon préféré-préféré est Jim Hall), mais la guitare classique a un je ne sais quoi de magique. En tout cas, pour moi qui la côtoie depuis l’âge de 7 ou 8 ans (sur une guitare en plastique!), sans être un virtuose, je tiens à le préciser.

En fait, je me débrouille. J’ai longtemps appris seul. Au début pour des raisons financières, mes parents n’ayant pas les moyens de me payer des cours. Après, par habitude, étant généralement habile à découvrir les choses tout seul. Mais je dois reconnaître que j’ai vraiment progressé le jour où l’idée m’a pris de suivre des cours avec un vrai prof. Une vraie prof, en fait. (Je te salue, Inger Woest, où que tu sois.) Grâce à elle, j’utilise aujourd’hui tous mes doigts et je suis capable de jouer des pièces que je n’aurais jamais cru pouvoir aborder… Bon, je m’égare. Je voulais partager avec vous ce que j’écoute (et joue, tant bien que mal) ces temps-ci. Alors, voilà:
Suite populaire brésilienne, de Heitor Villa-Lobos. Cinq pièces magnifiques. L’essence même de la guitare classique. Je vous conseille le disque de Michael Tröster (sur iTunes). Sur YouTube, allez voir les interprétations de Julian Bream (mon guitariste classique préféré).

Julian Bream

• Pièces diverses de Francisco Tárrega, le père de la guitare classique moderne. De la belle guitare romantique. (Tárrega est à la guitare ce que Chopin est au piano.) Je vous recommande 19th Century Guitar Favorites, de Norbert Kraft (5,99 $ sur iTunes!).

Bonne écoute!

Classé sous On jase, On écoute
Dimanche 24 juillet 2011

Paris, le bilan

Moi : Alors Maya, qu’as-tu préféré cette semaine?

Elle : Sauter!

Moi : Tu veux dire, sur le trempoline, à la fête foraine?

Elle : Ouiiiiiii!

Tout ça pour ça, ai-je eu envie de me dire. Mais non. Même si l’attraction du Jardin des Tuileries a constitué l’un des moments forts du séjour de ma jeune compagne de voyage, elle l’a tout de même vécu après avoir admiré la Joconde et goûté le chocolat chaud d’Angelina.

Elle a aussi attribué cinq étoiles dans son petit journal de bord au Parc Astérix et à Disneyland, et rigole encore en se souvenant de sa première leçon de conduite à bord d’une voiturette de golf dans le premier jardin à la française créé par Le Nôtre (à Vaux le vicomte).

L’Aquarium suit pas très loin derrière parce qu’elle a pu toucher des poissons dans le «Bassin caresses». «J’ai aussi aimé aller en bateau, même si c’était un tout petit peu plate… mais pas trop!»

Vous l’aurez compris, à quatre ans et demi, la clé d’une activité gagnante réside dans l’action (du moins, pour Maya). J’ai tout de même vu ses yeux s’allumer devant Vaux le vicomte et le Louvre. «On dirait un château!» s’est-elle exclamé en apercevant la façade du musée. L’occasion de lui apprendre qu’il en avait déjà été un…

Impossible d’oublier son émerveillement quand elle a aperçu la tour Eiffel s’illuminer la première fois. «Regarde Maman! Elle scintille! s’est-elle écriée, debout sur le lit, en pointant la Dame de fer par la fenêtre. On dirait des diamants!» Oui, une chambre avec vue sur le monument le plus célèbre de la ville reste un must avec des enfants.

Je n’ai rien voulu forcer. J’ai parfois dû resserrer la vis (un tour de carroussel par jour, d’accord, mais pas dix!), il m’est arrivé de surévaluer son intérêt pour certaines activités et de sous-estimer son degré de fatigue (vive la poussette, même à presque cinq ans), mais je crois avoir atteint mon objectif, soit de semer quelques graines d’intérêt. Peut-être aura-t-elle envie d’aller découvrir les colocataires de Mona Lisa. Peut-être pas. Mais elle sait maintenant qu’un grand château devenu musée abrite les oeuvres de plusieurs artistes importants. La suite lui appartient.

Mes coups de cœur à moi? Vaux le vicomte (que je me promets de prendre le temps de visiter seule ou avec des copines), le Louvre (non, je n’y étais encore jamais allée!), le Parc Astérix, la bouffe (toujours la bouffe – même un simple sandwich jambon-beurre me réjouit à Paris – et je ne vous parle pas des pâtisseries!),  les périodes de marche sans pluie (elles se sont faites rares – quel bonheur de déambuler tranquillement dans la ville!) et notre matinée à déguster des macarons Pierre Hermé à la Place Saint-Sulpice et au Jardin du Luxembourg (je ne me lasse pas de cet endroit – nous n’avons cependant pas eu le temps d’aller au théâtre de marionnettes comme je le souhaitais). J’ai aussi eu beaucoup de plaisir à Disneyland, même si je n’étais pas vraiment en France ce jour-là.

Alors, sommes-nous oui ou non montées dans la Tour Eiffel, finalement? Non… Si, à deux ans et demi, l’interminable file d’attente n’avait pas rebuté Maya, à près de cinq ans, elle a préféré la regarder depuis le carrousel d’en face. Trop contente de m’en tirer cette fois-ci, je lui ai offert l’une des mini-tours qu’elle voulait tant depuis le début du voyage (des vendeurs itinérants se font concurrence au pied du monument – j’ai payé celle de Maya deux euros – négociez!).

Nous avons déjà hâte de revenir… En espérant que les dieux n’auront pas l’idée de vider leur piscine sur nos têtes la prochaine fois, par Toutatis!

Quelques notes pratico-pratiques prises tout au long du séjour :

• Il paraît qu’on trouve des acenseurs dans certaines stations de métro (parole de chauffeur de taxi), mais je n’en ai vus aucun. On voit parfois des escaliers roulants (les fameux «escalators»), mais pas partout. Autant vous dire que ce n’est pas l’idéal avec une poussette. J’ai par contre trouvé les deux dans les gares de RER où nous nous sommes arrêtées. Perso, je privilégie la marche, dans la mesure du possible.

• Si vous comptez vous déplacer en transport en commun, munissez-vous de passes permettant d’accéder à l’ensemble du réseau de façon illimitée, histoire d’éviter de devoir acheter chaque fois des tickets. Par exemple, une carte «Paris visite» de cinq jours (le maximum) couvrant toutes les zones coûte 29,90 euros pour un adulte et 25,60 pour les enfants de 4 à 11 ans. Notez que les forfaits Navigo sont réservés aux résidents de l’Île-de-France. Info : RATP.fr.

• Des préposés à l’information sont postés un peu partout dans les stations de métro.

• WiFi n’est pas aussi facile à trouver qu’on pourrait le croire en France. Moi qui déteste McDo, je me suis surprise à chercher les succursales pour autre chose que leurs toilettes propres (une vieille habitude de glote-trotteuse). Car L’Arche d’or propose maintenant WiFi dans 11 500 de ses restos (et oui, ça fonctionne bien). Il est également possible se connecter dans certains parcs de la ville. Autre tuyau d’une copine voyageuse: on peut se brancher gratuitement aux réseaux des boutiques Apple sans même avoir besoin d’y entrer (il suffit de rester proche).

• Si vous avez envie d’une bonne gâterie après avoir visité la tour Eiffel, une boutique Lenôtre se trouve pas très loin, sur l’avenue du Président Kennedy. On y accède en traversant le pont Bourdonnais.

• Il est très facile de se rendre à Disneyland en transport en commun.

• Si vous disposez d’une seule semaine dans les parages, évitez de changer d’hôtel. Le temps perdu en transport et autres tracasseries est inversement proportionnel à la fatigue gagnée.

• D’autres suggestions que nous n’avons pas eu le temps de tester: Paris d’enfants, les ateliers Tok-Tok du Palais de Tokyo et la Galerie des enfants du Centre Pompidou. Conseil du chauffeur d’autobus qui nous a emmenées au Parc Astérix: le Jardin des plantes. La Galerie des enfants du Muséum national d’histoire naturelle me semble aussi fort intéressante avec des jeunes de 6 à 12 ans. J’avais par ailleurs beaucoup aimé le Parc de la Villette il y a deux ans.Encore besoin d’inspiration? Consultez le guide Paris mômes.

• Si vous n’avez pas envie de trimballer poussette et tout le tralala, la compagnie Baby’tems loue du matériel pour bébé.

• Ne prévoyez pas TOUTES les activités en fonction de la marmaille. Nous avons besoin de «nananes», nous aussi! Voir du pays en famille, c’est aussi apprendre l’art du compromis aux enfants. Si les deux parents sont du voyage, n’hésitez pas non plus à vous accorder des moments de répit en solo (j’avoue que j’aurais adoré aller voir l’expo Dogon au musée du quai Branly et flâner seule chez Colette).

• Prévoyez toujours un plan B. Non, le soleil ne brille pas toujours à Paris!

• Vous n’aurez pas le temps de voir tout ce qui vous intéresse. Alors autant déterminer quelques incontournables (j’ai dit «quelques»!;-) plutôt qu’une longue liste qui vous donnera de l’urticaire. Il y aura des imprévus, des envies spontanés et aussi des moments où ne rien faire vous semblera la chose la plus excitante qui soit. Après tout, on voyage pour découvrir et vivre des expériences. Pas pour se créer de nouvelles sources de stress!

P.S.: Tout à l’heure, quand j’ai reposé la question à Maya à propos de son activité favorite à Paris, elle a répondu «le parc Astérix»… Ce sera quoi, demain, à votre avis? ;-)

Ce voyage a été rendu possible grâce à la collaboration d’Atout France, d’Air Canada et de Pierre et vacances. Merci à Paul Brisson pour ses pistes de recherche. Pour des informations supplémentaires sur Paris et les environs, consultez le site de Tourisme Paris Île de France.

Les épisodes précédents: Coup de coeur pour le Parc Astérix, Paris sous la pluie, Magnifique Vaux le vicomte, Des manèges, encore des manèges, toujours des manèges!, Cap sur Paris! et Le plus beau terrain de jeux.

Pour découvrir les autres billets d’Un baluchon pour deux, par ici.

Classé sous On voyage
Samedi 23 juillet 2011

Coup de coeur pour le Parc Astérix


Ce sont souvent les lieux pour lesquels on a aucune attente qui parviennent à nous charmer le plus. Le Parc Astérix, à une trentaine de kilomètres au nord de Paris, a agréablement surpris tant la fille que la mère.

Alors que Maya a surtout craqué pour les manèges (somme toute assez classiques, mais avec une touche gauloise amusante), moi, j’avais «la banane dans la face» en déambulant dans le village de mes idoles d’enfance.

Pour les journées plus clémentes, le Parc Astérix propose une réplique à Paris Plage, Lutèce plage!

Quelques clichés ensoleillés de notre avant-dernière journée en Gaule.
Pratico-pratique:
• Outre les jeux d’eau et autres activités de Lutèce plage (apportez votre maillot!), certains manèges comportent des risques d’éclaboussures ou carrément de douche (voir photo ci-dessus). C’est le cas notamment de Menhir Express (version extrême de notre Pitoune). Prévoyez des vêtements de rechange si vous détestez être trempé.
• Dormir au parc? C’est possible à l’Hôtel des Trois Hiboux.
• Il est possible de se procurer un billet d’entrée et un aller-retour en autobus (départ à 8h30 du Louvre ou à 12h45 du quai en face de la Tour Eiffel) pour 45 euros (tarif adulte). Pour la liste complète des prix, par ici.
• Mon conseil: arrivez tôt (contrairement à nous), car le parc comporte de nombreuses attractions, en plus des spectacles présentés à différents moments de la journée.

Ce voyage est rendu possible grâce à la collaboration d’Atout France et d’Air Canada. Merci à Pierre et vacances et à Parc Astérix. Pour des informations supplémentaires sur Paris et les environs, consultez le site de Tourisme Paris Île de France.

Les épisodes précédents: Paris sous la pluie, Magnifique Vaux le vicomte, Des manèges, encore des manèges, toujours des manèges!, Cap sur Paris! et Le plus beau terrain de jeux.

Pour découvrir les autres destinations d’Un baluchon pour deux, par ici.

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Vendredi 22 juillet 2011

Paris sous la pluie

On a beau être dans l’une des villes les plus chouettes de la planète, cinq jours de grisaille en continu, ça mine le moral.  Ajoutez à cela des températures automnales et vous êtes bons pour vous rouler en boule dans votre lit d’hôtel. C’est ce que nous avons fait mercredi. Parfois, il faut savoir s’arrêter.

Après une une nuit de migraine intense (pour Maman – Fillette se porte très bien), un peu de repos s’imposait. Ainsi, mis à part une escapade pour aller rédiger quelques courriels (il n’y a pas WiFi  à l’Adagio Tour Eiffel, où nous sommes déménagées mardi), quelques emplettes chez Monoprix (le bonheur de pouvoir remplir le frigo à sa guise!) et un souper en compagnie d’un ami, nous sommes restées bien sages dans notre apparthôtel avec vue sur la Tour Eiffel. Merci à la chaîne Gulli, qui m’a permis de somnoler tranquillement entre deux discussions avec ma verbomotrice de fille.

Notre apparthôtel au 28e étage - le lit était caché derrière le canapé

Mercredi, hop! Debout! Pas question de traîner sous les draps même si Dame Nature s’obstine à faire la gueule.

L’idée de prendre part à une Croisière enchantée (destinée aux enfants) sur la Seine avec Bateaux parisiens m’avait ravie au moment où je planifiais le voyage. Mais comme l’activité n’était pas offerte au moment de notre passage, nous nous rabattons sur une visite guidée classique.

À ma grande surprise, j’apprécie la promenade sur ce fleuve intimement lié à l’histoire de la ville. D’accord, il n’y a pas plus cliché. Mais je comprends pourquoi tant de touristes succombent à l’envie de tenter l’expérience. Tantôt sérieuses, tantôt cocasses, les informations prodiguées constituent de bonnes pistes pour poursuivre ensuite l’exploration de manière indépendante. Une activité relaxe tout à fait appropriée en début de voyage (surtout quand on a pas trop envie de se casser la noix ni de trop marcher). Maya a trouvé la balade un peu longuette (une heure), mais admet avoir été heureuse de monter à bord.

Croisière sur la Seine

Et une autre photo de la Tour Eiffel!

Après une croisière sur la Seine (ou l’acension de la Tour Eiffel, juste en face), l’Aquarium de Paris permet une agréable parenthèse à l’intérieur. Maya a particulièrement aimé le «bassin caresses», où les enfants peuvent toucher les poissons. Des films sont également présentés (le «cinéaqua») et des activités de bricolage, proposées. Notez qu’il est possible de se procurer les billets en ligne.

Pas pour les enfants, le Louvre? À prime abord, on serait porté à le croire. C’est sans compter les nombreuses activités et les ateliers adaptés aux jeunes. La majorité se déroulent toutefois pendant l’année scolaire. L’été, les seules au programme s’adressent aux enfants capables de lire.

Comme mon but était d’initier Maya à l’art et non de la dégoûter des musées, j’ai conclu un marché avec elle : un tableau pour Maman, et un manège de la Fête foraine du Jardin des Tuileries, juste à côté, pour elle. Pour rendre le tout plus ludique, j’improvise un jeu : «Cherchez la Joconde». Cela me permet d’admirer quelques toiles en route, pendant que la demoiselle tente de repérer Mona Lisa dans les différentes salles.

Avant notre départ, j’avais parcouru avec elle la version «enfant» du site Web du musée afin de la préparer à notre visite. Pour l’activer, il suffit de cliquer sur le petit personnage qui se trouve en haut de la page («Lupicatule»), à droite. Là encore, j’y suis allée à petites doses. Le personnage plaira probablement aux enfants un peu plus âgés (sept ou huit ans approx).

Tous les étés, le Jardins des Tuileries accueille une fête foraine. Rien de bien spectaculaire, mais tout pour séduire une fillette en mal de sensations fortes. Attraction choisie pour conclure cette journée fort chargée: le trempoline. En voici un aperçu.

Ce soir-là, après avoir regardé la tour Eiffel scintiller depuis notre lit, nous avons rapidement sombré dans un sommeil profond.

Scintillante Tour Eiffel

Ce voyage est rendu possible grâce à la collaboration d’Atout France et d’Air Canada. Merci à Pierre et vacances, à Bateaux parisiens, à l’Aquarium de Paris et au musée du Louvre. Pour des informations supplémentaires sur Paris et les environs, consultez le site de Tourisme Paris Île de France.

Les épisodes précédents: Magnifique Vaux le vicomte, Des manèges, encore des manèges, toujours des manèges!, Cap sur Paris! et Le plus beau terrain de jeux.

Pour découvrir les autres destinations d’Un baluchon pour deux, par ici.

Classé sous On voyage
Vendredi 22 juillet 2011

Une série télé « sortez vos mouchoirs »

L’été, ce n’est pas tellement le moment d’écouter la télé, mais sur la route ou quand il pleut, une série format DVD, c’est toujours apprécié! Mon coup de coeur côté série joue présentement en rafale à TVA les lundis en soirée, mais si, comme moi, vous venez de le découvrir à mi-saison, vous pouvez toujours vous procurer le DVD de la saison.  The Big C est une série américaine fascinante ayant pour sujet…le cancer. C’est en apprenant la nouvelle que commence la saison 1 : atteinte à un stade assez avancé Cathy décide de ne pas le dire à personne et de ne pas se faire soigner. Au fil des épisodes de 30 minutes, on la voit profiter de la vie, avoir une aventure, se faire creuser une énorme piscine, s’acheter une décapotable, et on ne peut s’empêcher de se demander ce qu’on ferait, nous, s’il nous restait tout au plus un an à vivre. C’est touchant, c’est drôle, c’est triste… rarement je me suis sentie aussi gâtée avec une série télé! Disponible en librairie, sur Itunes, et peut-être même à votre bibliothèque! En anglais, avec sous-titres en français, environ 30$.

Classé sous On regarde
Mercredi 20 juillet 2011

Mon évasion

Je suis née en banlieue, dans un confortable entre-deux, mais c’est au cœur de la ville que j’ai choisi de m’installer dès que mes ailes ont pu m’y porter, pour des raisons pratiques et parce que j’aime sa frénésie, son abondance de ressources et sa diversité. Puis, pour faire le contrepoids aux excès de la ville, j’ai senti le besoin de me tourner vers son contraire. C’est ainsi qu’il y a quelques années, l’Homme et moi nous sommes laissés attendrir par une charmante maison d’ouvrier, dans un non moins charmant petit coin de campagne. Craquant est un mot plus juste pour décrire notre joyau datant de 1900, dont le poids des années a laissé les marches et les planchers grinçants, le revêtement à clins brinquebalant et les murs mal isolés. D’amour, notre maison avait grandement besoin, et que dire sinon que nous l’avons écoutée en lui en donnant régulièrement! Relaxant? Pas toujours. Dépaysant? Certainement! Entre la ville et la campagne, mon cœur balance désormais comme un pendule, n’appartenant ni à l’une, ni à l’autre, mais aux deux. Et dès que la chaleur réchauffe le sol et colore le paysage de teintes vives, il me démange d’enlever mes chaussures et de mettre ma pédicure à l’épreuve pour retrouver le plaisir de gambader sur notre terrain (qui est aussi en mal d’attention, mais nous y travaillons!).
Au-delà de ses montagnes, de ses paysages et de ses parfums, ma campagne recèle bien d’autres charmes: par un incroyable tour de magie, le temps ralentit au fur et à mesure qu’on s’engouffre dans ses paysages, faisant passer une heure pour deux. Ma campagne, c’est aussi là où les voisins ont un nom, où les maisons sont identifiées par leur couleur et non leur adresse, où on fait avec ce qu’on a ou on fait sans parce que l’épicerie la plus proche est a des kilomètres de distance, où on enfile le premier vêtement qui nous passe sous la main parce que ça n’a pas d’importance, où la haute vitesse ne fait pas partie du vocabulaire, encore moins en ce qui concerne Internet, où tout s’improvise et semble plus simple… Ma campagne est évasion parce qu’elle n’est pas quotidienne. Et c’est là, dans cette zone hors routine, que je me soustrais aux obligations durant les vacances d’été. Et vous? Où vous évadez-vous? Si les idées manquent, je prêcherai pour ma paroisse en vous suggérant d’agréables balades à faire dans l’un des plus beaux coins du Québec : les Cantons-de-l’Est. Si vous passez dans la région, ne manquez pas un détour par le Cafetier de Sutton, la boulangerie d’Abercorn, et les magnifiques points de vue sur la chaîne des Appalaches qu’offrent la station du Diable Vert, à Glen Sutton, ainsi que les chemins Claybank, Perkins et Pinacle ouest. Bonne évasion!

Classé sous On sort

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