Gagnants du premier prix Tendances & Innovations au Sial de Paris en automne 2010, les cristaux d’huiles essentielles arrivent dans nos magasins d’aliments naturels. J’avoue avoir été sceptique lorsque j’ai reçu le communiqué de presse à leur sujet. Mais après en avoir testées quelques-unes, j’ai été charmée par leur simplicité d’utilisation, leur petit genre cuisine moléculaire, et surtout, leur goût franc, naturel et puissant. C’est un produit 100% bio, composé d’huiles essentielles imprégnées à de la pulpe d’agave bleue cristallisée, qui se décline en une douzaine de flaveurs (basilic, agrumes, bergamote, coriandre, estragon, fenouil, etc.). Lire la suite
Blogue Coup De Pouce - Coups de coeur et élans spontanés
juin 2011
Étonnantes petites granules!
Bouffe de rue
La camionnette Grumman ‘78 est stationnée sur le site du Festival de jazz. Au menu, des tacos mous gourmets: au porc effiloché, garnis de radis marinés ou encore la version végé aux haricots rouges dans une sauce tomatée avec fromage feta. Il y a aussi une version Banh-Mi (que je goûterai la prochaine fois!) Le tout accompagné d’un café glacé Grumman, un mélange de café et de horchata, une boisson au lait mexicaine à la cannelle. MIAM! En attendant que la bouffe de rue soit permise à Montréal (mon rêve), on jette un coup d’œil sur leur site pour savoir dans quel festival la camionnette accostera.
On est tanné… ou tannées?
Si l’usage est roi, cela n’empêche pas la grammaire de grincer des dents de temps à autre. Surtout quand elle lit des phrases du genre «On était familières avec ce genre de chose.»
— Holà! s’écrie-t-elle. N’oubliez-vous pas que «on» est neutre et indéfini, donc masculin (aucun sous-entendu) et singulier de surcroît?
— Ce n’est pas le même «on», lui répond-on. (Ça, ça l’est, par contre.)
— Ah non?
— Non, ce «on», c’est nous. Il n’exclut pas la personne qui parle. Au contraire, il l’inclut ainsi que toutes celles qui sont comme elle.
— Ah bon… répond-elle, pas du tout convaincue. On en reparlera.
— Qui ça?
— Ben, nous.
— Voilà! Vous venez de le dire.
En effet, de plus en plus dans la langue parlée (et donc, par ricochet, dans l’écrite), «on» signifie «nous».
«À quelle heure arrivez-vous, Pierre et toi?
— On arrive vers huit heures.»
Jusque-là, ça va. Là où ça commence à grincer (je parle des dents de madame la grammaire), c’est lorsqu’on se met à accorder des attributs, des participes, des adjectifs, etc., avec ledit «on». C’est alors que le sens s’en mêle et qu’on se retrouve avec des «on» qui sont fatiguées, des «on» qui sont pressés et même des «on» qui sont (comme dans Coup de pouce où, traditionnellement, on accorde au féminin singulier) étonnée.
Ce dernier vous étonne, justement? Eh bien, pensez à la situation suivante. Le mari, qui s’est levé à l’aube, voit sa femme, une lève-tard notoire, entrer dans la cuisine vers les dix heures. Il lui lance: «Alors, chérie, on est finalement levé…?»
D’ailleurs, je vous fais remarquer que ce «on» ne signifie pas «nous», mais plutôt «tu»… Aïe aïe aïe! On peut bien être mélangés!
Le plus beau terrain de jeux
Pour certains, voyager est un luxe. Tout est une question de point de vue. Je n’ai pas d’écran géant à la maison, nos meubles datent de l’âge de pierre, nous ne possédons pas de voiture et je n’ai pas la garde-robe de Victoria Beckham. Depuis mes premiers voyages en solo au début de la vingtaine, il a toujours été clair pour moi que voir du pays serait une priorité.
En choisissant d’avoir un enfant, mon conjoint et moi nous étions préparé à toutes éventualités. Et si le bébé naissait avec une maladie grave? Et si voyager devenait impossible?…
Notre fille est née en octobre 2006, pétante de santé. Rapidement, mon quotidien s’est mis à ressembler à un perpétuel voyage sac au dos. Pendant que Chéri était au boulot, nous arpentions les rues de Montréal en poussette et allions rendre visite à mes parents au Lac-Saint-Jean dès que l’occasion se présentait.
Puis, l’appel de l’ailleurs est revenu. Entre l’âge de 11 mois et de quatre ans, Maya est montée à bord d’une trentaine d’avions. Après un séjour à Taïwan (c’est là où j’ai rencontré son père en 2002 – oui, je sais, c’est étrange de tomber amoureuse d’un Sénégalais en Asie) alors qu’elle avait 16 mois, nous sommes allés faire le tour du Canada en famille pendant quatre semaines. Un périple épuisant, mais ô combien enrichissant! Depuis, nous partons le plus souvent possible, en famille ou sans papa, selon les vacances de ce dernier.
Quand ma puce me demande pourquoi nous n’avons pas de grande cour derrière la maison, je lui explique que notre terrain de jeux est la planète entière. L’ouverture sur le monde et aux autres: voilà l’héritage que je souhaite lui transmettre.
Je suis consciente de ma chance. Mon travail me permet de voyager régulièrement. C’est pourquoi j’ai eu envie de vous emmener avec nous le temps de quelques escapades mère-fille. Pour vous montrer que c’est possible. Que même s’il y a des moments difficiles, les souvenirs qu’on tricote sur la route valent toutes les voitures du monde.
À très bientôt!
P.-S.: Comme j’aime TOUS les types de voyages – sac au dos ET valise à roulettes, hôtels cinq étoiles ET auberges de jeunesse – attendez-vous à de la variété…
Pour découvrir tous les billets d’Un baluchon pour deux, par ici.
Salut à tous les Monsieur Gilles
Bien sûr, tous ceux qui le connaissent vous diront qu’il n’y en a pas deux comme lui et que c’est aussi bien comme ça. (On le dit aussi «tannant» que les enfants…) Moi, j’espère de tout mon coeur qu’il y en a plein d’autres dans les écoles du Québec. Des Monsieur Claude ou Pierre ou des Madame Lucie ou Diane.
Monsieur Gilles est le fondateur et maître d’oeuvre de l’Harmonie du Rucher, l’école primaire de Bois-des-Filion. Et à ce titre, avec ses collègues profs, il encadre et forme chaque année des élèves de 3e à 6e année aux plaisirs de la musique.
Subventionnée par la CSSMI, encouragée par la direction de l’école et coûtant une somme dérisoire aux parents, l’activité permet à l’enfant de bénéficier d’un instrument prêté pour l’année, de participer à de vraies répétitions et de présenter à la fin de chaque trimestre de très jolis concerts qui font chaque fois salle comble.
Mon aîné est passé par là. Et s’il ne deviendra pas musicien, faute d’intérêt, il a des amis qui ont poursuivi en musique et qui sont arrivés au secondaire avec plusieurs longueurs d’avance. Bref, pour l’enfant qui veut, les conditions sont là.
Pourquoi je vous raconte ça? Parce que je suis curieux de savoir s’il existe des initiatives similaires dans d’autres écoles ou régions du Québec. Alors, si c’est le cas dans votre coin, je serais très heureux d’entendre votre histoire et de connaître vos impressions.
P.-S.: Pardonnez-moi de jouer les stools, Monsieur Gilles. Je sais que vous n’aimez pas être en vedette, mais ce que vous faites a trop de valeur pour garder ça secret.
Brave comme le Larousse
Larousse ou Robert? Dans mon travail de réviseur-correcteur, j’utilise le Petit Robert, considéré, m’a-t-on inculqué à mes débuts, comme le seul dictionnaire «normatif» de la langue française. Une notion à laquelle je suis un tantinet rébarbatif: à mes yeux, c’est l’usage qui est normatif. Mais j’avoue qu’il est précieux de pouvoir trouver les mots ou expressions que l’on cherche «en contexte»; cela permet de mieux les cerner.
Cela dit, j’admire la bravoure du Larousse, qui n’hésite pas, année après année, à intégrer des mots nouveaux: «plus de 3 000 nouveaux mots, sens ou expressions et… quelque 150 nouveaux noms propres dont plus de 60 artistes, écrivains, scientifiques ou sportifs», lisait-on dans Cyberpresse la semaine dernière. Et j’applaudis le fait qu’on y trouve désormais des mots comme filovirus ou corium, qui font autant partie de notre réalité que le virus Ebola ou la catastrophe de Fukushima. Et pas besoin d’attendre qu’un comité de grands-pères à perruque statue que ces réalités existent bel et bien.
Par contre, ce qui m’agace un peu dans chaque nouvelle édition, c’est le même empressement, la même naïveté, à intégrer des noms de gens connus. Parce que là, les choix (et je ne parle pas juste des derniers en date) reflètent des jugements de valeur. Leonardo DiCaprio? Et pourquoi pas Christian Bale ou Daniel Day-Lewis? Les Rolling Stones? Et pourquoi pas Frank Zappa ou Eric Dolphy? Dany Laferrière? Je veux bien, mais où est Gauvreau? Sans parler des entrées qui sentent le gros provincialisme: Claude François? Line Renaud?
En passant, je ne peux m’empêcher de me demander si quelqu’un fait du nettoyage dans tous ces noms (ceux des politiciens, par exemple) une fois qu’ils sont «passés date», comme on dit par ici. Jean Charest et Jacques Parizeau à jamais dans le dictionnaire? Allons! L’Histoire ne peut pas nous faire ça!











