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- La libido est dans la tête
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- Le poids de la maladie
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- Les effets des médicaments
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- Une pilule miracle?
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- Solutions et ressources
Estime de soi déficiente, image corporelle négative, anxiété de performance... On parle souvent des facteurs psychologiques qui nuisent à la libido. Mais les problèmes de santé peuvent aussi affecter notre désir sexuel.
Le désir sexuel peut aussi être altéré par certains médicaments. Geneviève Duperron, pharmacienne, confirme par exemple «qu'en agissant sur les neurotransmetteurs certains antidépresseurs, comme Prozac et Paxil, peuvent réduire la libido». Les bêtabloqueurs, c'est-à-dire les médicaments prescrits pour ralentir le rythme cardiaque, le plus souvent au lendemain d'un infarctus, ont aussi un effet certain sur le désir sexuel. «Comme ils ont pour objectif de ralentir le rythme des battements, ces médicaments diminuent la quantité de sang dans les conduits, y compris vers les organes génitaux, ce qui peut diminuer la lubrification chez la femme et l'afflux sanguin nécessaire à l'orgasme.»
Par ailleurs, contrairement à une idée largement répandue, les contraceptifs oraux affectent très rarement la libido. Selon la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada, la dose d'hormone incluse dans les contraceptifs actuels n'est en effet généralement pas assez importante pour influencer l'appétit sexuel.
Quand les hormones s'en mêlent
Certains changements hormonaux peuvent aussi perturber la libido. C'est le cas de la grossesse et de la ménopause. Plusieurs femmes enceintes rapportent en effet une baisse d'appétit sexuel, surtout dans les trois premiers mois de grossesse et à l'approche de l'accouchement. Le fait que la progestérone, reconnue pour son effet sur l'humeur (sensibilité extrême, tristesse, mélancolie, etc.) soit constamment présente dans l'organisme durant la grossesse pourrait expliquer cette situation. Le phénomène est toutefois beaucoup plus répandu chez les femmes ménopausées.
Monique, 64 ans, en sait quelque chose. «Avant ma ménopause, dit-elle, j'avais une vie sexuelle heureuse et agréable. Après, les choses ont beaucoup changé. Faire l'amour était devenu douloureux, je me sentais aussi moins désirable. Petit à petit, le désir s'est atténué.» La baisse de désir sexuel fait partie des symptômes-types de la ménopause. La baisse du niveau d'oestrogènes entraîne en effet une réduction de 60 % du flux sanguin vers la vulve et du vagin. La lubrification est aussi naturellement diminuée à cette période, ce qui rend les relations sexuelles moins agréables et peut, par conséquent, réduire la libido. À terme, le vagin peut aussi s'atrophier.
Selon le Dr Gilles Deslauriers, gynécologue à l'Hôpital du Sacré-Coeur de Montréal, l'utilisation de lubrifiants ou d'hydratants vaginaux sous prescription peut répondre aux problèmes de sécheresse vaginale. Un produit en vente libre, le Replens, offre aussi, à son avis, «un certain soulagement, à condition toutefois qu'il soit utilisé régulièrement, soit tous les deux ou trois jours». La physiothérapie peut aussi s'avérer être d'un précieux secours, notamment par le biais d'exercices visant à renforcer les muscles du plancher pelvien (les fameux exercices de Kegel).
Finalement, aussi curieux que cela puisse paraître, le fait de maintenir une activité sexuelle régulière contribue à augmenter le flot sanguin aux organes génitaux, à maintenir la lubrification et à prévenir la sécheresse vaginale.

















