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- La libido est dans la tête
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- Le poids de la maladie
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- Les effets des médicaments
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- Une pilule miracle?
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- Solutions et ressources
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Estime de soi déficiente, image corporelle négative, anxiété de performance... On parle souvent des facteurs psychologiques qui nuisent à la libido. Mais les problèmes de santé peuvent aussi affecter notre désir sexuel.
Partout, les sexologues et chroniqueurs santé parlent de l'importance d'entretenir le désir sexuel pour avoir une vie de couple harmonieuse. Mais pour certaines personnes, touchées par la maladie ou contraintes de prendre des médicaments, le défi est considérable. C'est que la libido est plus qu'une simple affaire d'émotions. En fait, explique la Dre Marie-Josée Dupuis, gynécologue obstétricienne au CHUM, «le désir sexuel est un mécanisme complexe dont ne connaît pas véritablement le point de départ. Et, même si la science n'est pas encore fixée quant au fonctionnement de la libido, l'hypothèse la plus solide veut qu'elle soit liée autant au partenaire qu'aux hormones.» Sur le plan hormonal, le désir sexuel serait en grand partie gouverné par les androgènes (hormones mâles), tant chez les femmes que chez les hommes. Une insuffisance à ce niveau mènerait à une baisse de l'appétit sexuel. Selon des études plus récentes, d'autres hormones seraient par ailleurs en cause chez les femmes, dont l'hormone folliculo-stimulante (FSH). «Cette hormone, précise la Dre Dupuis, est sécrétée en continu avec certaines pointes, notamment au moment de l'ovulation, et de nombreuses femmes vivent une hausse spontanée de leur désir sexuel à ce moment de leur cycle.»
La libido est dans la tête
Alors, comment distinguer une perte de libido passagère, due au contexte émotif, et une situation plus grave, causée par la maladie? Selon la Dre Dupuis, il faut en parler avec notre médecin, même si l'exercice peut s'avérer difficile. «Par méconnaissance, certains médecins disent à leur patiente que le problème se résorbera avec le temps, qu'il suffit de se détendre ou, pire encore, que c'est dans leur tête. Si c'est le cas, il faut vite changer de médecin! Quand une patiente affirme qu'elle n'a plus envie de faire l'amour avec son partenaire en ce moment, mais qu'elle croit que les choses seraient autrement si elle partait demain matin en vacances avec cette même personne, le problème n'est vraisemblablement pas physique, mais plutôt psychologique ou émotionnel. Dans le cas contraire, il faut investiguer, et un bon médecin le fera.» Quant à savoir à quel moment il est approprié de consulter, la Dre Dupuis conseille de se laisser guider par notre bien-être. «Chaque personne a sa manière de vivre sa sexualité. Des gens peuvent être en couple pendant des années et n'avoir que très rarement envie de faire l'amour tout en étant entièrement satisfaits. D'autres ont des relations sexuelles fréquentes. L'important est d'être bien. Si ce n'est pas le cas, si on s'interroge, si on sent que quelque chose a changé, il faut consulter.»


















