Et si on se faisait un peu confiance? Avez-vous déjà pensé que l'autre éprouve peut-être les mêmes craintes? Et si on commençait par partager nos craintes avec lui...
J'ai remarqué qu'habituellement les gens tournent autour du pot pour se donner du temps, pour se mettre en confiance, ce qui est bien en soi, mais que dans le fond, ils n'abordent pas les sujets qui les préoccupent. Je sais, par tout ce que j'ai entendu en consultation, que les hommes et les femmes en sont au même point quant à la peur d'être rejetés ou abandonnés ou ridiculisés. On gagnerait donc à s'en parler, on serait sur le même pied. Et quelle belle complicité, quelle belle intimité on serait en train de créer! J'ai aussi remarqué que côté sexualité on veut aller beaucoup trop vite. On pourrait se donner des permissions, s'entendre pour se caresser par-dessus ses vêtements sans s'obliger à arriver tout de suite à la pénétration. Mais souvent, on ne respecte pas ses peurs et on exige trop de soi-même. On pense que l'autre pense que... mais on ne va pas vérifier! Il est bon de faire des ententes, de se dire ce qu'on veut. On a le droit de prendre soin de soi, avec l'autre. Si on veut que cette relation dure, autant qu'elle parte du bon pied!
On pourrait donc prendre le temps de se parler, de se courtiser, de se toucher graduellement et de rire ensemble et de s'amuser. La confiance y gagnerait probablement, et le désir aussi.
Association des sexologues du Québec










