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- Allergies saisonnières: causes
- Page 2
- Traiter les allergies
- Page 3
- Traitements alternatifs
- Page 4
- Minimiser les symptômes
Les allergies saisonnières nous rendent la vie misérable? Voici ce qu'on doit savoir pour ne pas souffrir tout l'été.
Q.: Comment savoir à quoi je suis allergique?
R.: «On doit d'abord être attentif au moment où se déclenchent nos allergies», dit le Dr Petit. Au Québec, il y a trois principales périodes d'allergies saisonnières. «On peut être sensible à un seul type de pollen, mais aussi à deux ou trois», note le Dr Hébert. Ces trois périodes sont:
- d'avril à mai: allergies causées par le pollen de certains feuillus (bouleau, chêne, aulne, orme d'Amérique, etc.);
- de mai à juillet: allergies dues au pollen des graminées (gazon, foin, seigle, blé, maïs, etc.);
- de la fin juillet jusqu'aux premières gelées: allergies suscitées par des plantes herbacées (dont l'herbe à poux).
Pour connaître la cause exacte de nos allergies, il faut subir un test cutané. «On dépose une goutte de différents allergènes sur l'avant-bras et on fait une petite égratignure sur la peau. S'il y a une réaction (rougeur, boursouflure ou démangeaison) à l'une de ces substances, la personne y est allergique», explique le Dr Petit. Pour passer ces tests, on doit être dirigé par son médecin vers un allergologue, un otorhinolaryngologiste, un pneumologue ou un dermatologue. Si on est prête à couvrir les coûts, on peut aussi se tourner vers une clinique privée - comme la Clinique d'allergie -, sans avoir besoin d'une recommandation de notre médecin.
Q.: Les allergies saisonnières peuvent-elles entraîner des conséquences plus sévères?
R.: «La rhinite allergique n'est pas aussi banale qu'elle en a l'air», assure le Dr Hébert. En plus d'avoir un impact important sur la qualité de vie, les allergies non traitées peuvent entraîner diverses complications: sinusite, conjonctivite, otite, bronchite, difficultés respiratoires et asthme. «Elles peuvent aussi susciter des problèmes de sommeil, notamment, poursuit le spécialiste. Si on n'arrive pas à dormir parce qu'on est congestionné et qu'on tousse sans arrêt, on fonctionne mal pendant la journée. D'ailleurs, la rhinite allergique est l'une des premières causes d'absentéisme à l'école et au travail.»
Q.: Comment traiter mes allergies?
R.: Parfois, les allergies disparaissent d'elles-mêmes sans qu'on sache pourquoi, mais il n'existe aucun traitement pour en guérir. Les médicaments peuvent néanmoins soulager les symptômes et prévenir les complications. Ceux en vente libre soulagent la plupart des personnes atteintes d'allergies légères. Les plus courants, les antihistaminiques, bloquent la production d'histamine, prévenant ainsi l'apparition de plusieurs symptômes comme l'écoulement nasal et les éternuements. «On peut les prendre chaque jour ou au besoin. Ils soulagent pour une période plus ou moins longue», dit le Dr Hébert. On s'informe auprès de notre médecin ou pharmacien pour trouver la marque qui nous convient et connaître les effets secondaires (certains peuvent causer de la somnolence). Si on est encore congestionnée, on peut utiliser un décongestionnant de façon ponctuelle. Mais attention: les décongestionnants peuvent entraîner de l'insomnie et de l'anxiété, et sont déconseillés aux personnes souffrant d'hypertension ou de maladie cardiaque. De plus, on ne doit jamais les employer plus de trois jours d'affilée, sous peine de développer une dépendance au produit et d'aggraver la congestion.














