Un peu de bonheur

«Ce n'est pas bien difficile pour mes proches de savoir comment je vais: ils n'ont qu'à regarder le contenu de mon assiette! Quand je me sens bien, elle est pleine d'aliments santé. Quand je file un mauvais coton, je peux avaler les pires cochonneries vendues sur le marché. En me permettant absolument tout ce dont j'ai envie - et ça va des jelly beans aux pogos surgelés -, j'ai l'impression de m'offrir une cure anti-frustrations. Comme ces écarts occasionnels me procurent un plaisir immédiat, ils éloignent, le temps d'une collation ou d'un repas, les soucis qui me pèsent sur la patate. Quand je suis mal dans ma peau, chaque seconde de petit bonheur compte et, de petit bonheur en petit bonheur, je finis presque toujours par retrouver le sourire.» - Mélissa, 26 ans

Exit les conserves!

«J'ai grandi dans une famille où les soupes, les macédoines de légumes, les sauces à spaghetti, les salades de poulet, les tartes et même les vinaigrettes étaient achetées toutes faites. Dans de telles conditions, bien manger a vite été pour moi synonyme de restaurants, car je ne me régalais vraiment que les soirs où on échappait aux mets "préfabriqués". Pendant toute ma jeunesse, je n'ai donc pas été très gourmand. Voir ma mère ouvrir une boîte de conserve ne m'a jamais mis l'eau à la bouche et, encore aujourd'hui, la simple vue d'une conserve ou d'un plat du commerce me donne mal au coeur. Pour moi, bien manger est maintenant synonyme de popote maison et, à moins d'être très mal pris, ma femme et moi préparons tout nous-mêmes, ketchup et mayonnaise inclus.» - Louis, 33 ans

Du carburant et rien d'autre

«Pour moi, la nourriture n'est pas très importante. Durant de nombreuses années, je ne prenais d'ailleurs qu'un méchant déjeuner afin de mettre du carburant dans la voiture et ne pas tomber malade. Je l'engloutissais et j'étais débarrassée pour la journée! En fait, j'ai de l'appétit quand je partage mon repas avec des gens. Manger seule, c'est comme s'entraîner seule: c'est plate. Si on le fait avec quelqu'un, ça devient beaucoup plus agréable. Depuis un an, mon chum me prépare des lunchs pour s'assurer que je mange le midi. Et comme je déteste le gaspillage, je leur fais honneur.» - Josette, 47 ans