L'hystérectomie en 12 questions
- Par
- Marie-Eve Cousineau,
- Publié:
- 23 mars 2009
- Mise à jour:
- 23 décembre 2010
Chaque année, environ 10 000 femmes subissent une hystérectomie. Cette chirurgie majeure soulève bien des craintes... et des interrogations. Voici les réponses aux questions les plus fréquentes.
11. Si j'hésite à subir une chirurgie aussi invasive, puis-je demander un deuxième avis?
Oui. Si notre problème est bénin, on peut aussi refuser l'opération ou la reporter à plus tard, surtout qu'il existe des traitements alternatifs (voir plus bas). Avant de subir une hystérectomie, Nicole Reeves conseille de se demander si on est assez forte psychologiquement pour vivre cet événement. «Plus on est anxieuse à l'idée de se faire opérer, plus la récupération physique et psychologique sera longue et difficile», souligne-t-elle. La meilleure façon de réduire l'anxiété, selon elle, est de bien s'informer.
12. Existe-t-il des solutions moins invasives que l'hystérectomie?
Oui. De plus en plus, l'hystérectomie est réservée aux cas graves ou à ceux de cancer. Selon notre problème, on nous proposera, par exemple:
une hormonothérapie à base de progestérone ou d'oestrogènes (comme la pilule) pour réduire les saignements ou interrompre les règles;
de l'ibuprofène (Advil ou Motrin) pour réduire la douleur et les saignements durant les menstruations. C'est souvent la première ligne de traitement proposée contre les maux liés aux menstruations;
les analogues de l'hormone Gn-RH, qui diminuent le volume des fibromes. Ce traitement temporaire convient aux femmes approchant de la ménopause ou en attente d'une chirurgie;
une myomectomie. Cette chirurgie consiste à enlever un fibrome tout en conservant l'utérus. On la réserve aux femmes qui désirent tomber enceintes. Selon la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada, le fibrome réapparaît dans 15 % des cas;
une embolisation, qui consiste à injecter de petites particules afin de boucher les vaisseaux sanguins irriguant le fibrome. Privé de sang, ce dernier nécrose et diminue en taille. Plus de cinq ans après l'embolisation, environ 20 % des femmes doivent subir une autre intervention (hystérectomie, myomectomie ou autre embolisation), rapporte la Dre Bédard; l'ablation de l'endomètre, qui consiste à détruire la paroi de l'utérus (diverses techniques existent), permet de réduire ou d'éliminer les saignements menstruels. Il est pratiquement impossible de tomber enceinte après cette intervention. «Entre 10 % et 15 % des patientes auront de nouveau des problèmes menstruels», note le Dr Waddell;
une laparoscopie pour enlever les lésions;
le pessaire, une petite prothèse en forme de beigne qu'on introduit dans le vagin pour maintenir l'utérus en place (proposé uniquement dans les cas de prolapsus);
une biopsie conique, qui permet de détruire les cellules d'un cancer du col de l'utérus détecté tôt.
Pour en savoir plus
Site Internet de l'obstétricien gynécologue Gilles Desaulniers.
La bibliothèque médicale de l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont , à Montréal (cliquer Documentation pour les patients et leur famille, puis H pour hystérectomie). Comprendre l'hystérectomie, par la Dre Christine West, Modus Vivendi, 2008, 148 p., 9,95 $.
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