Tout le monde connaît désormais les algues bleues - ou cyanobactéries - qui empoisonnent la vie de nombreux riverains au Québec. La spiruline appartient à la même famille d'algues, qui compte près de 1 500 espèces. Voilà qui ne moussera certainement pas sa popularité! Plus précisément, la spiruline est une microalgue bleu-vert dont il existe 36 espèces comestibles. La Spirulina platensis domine le marché et on la cultive principalement en Californie et à Hawaï... ce qui n'a sûrement pas nui à son aura presque mythique.

La vérité sur sa valeur nutritive

La spiruline est-elle aussi riche en nutriments qu'on l'a prétendu? En fait, les informations nutritionnelles sur la spiruline varient énormément selon les sources. Le Fichier canadien sur les éléments nutritifs (FCEN) et le United States Department of Agriculture (USDA) sont moins élogieux que les fabricants, on s'en doute bien. Rétablissons donc les faits.

Protéines

La spiruline est constituée d'environ 55% à 70% de protéines, ce qui équivaut à quelque 3 g par dose de 5 g (environ 1 cuiller à thé). C'est beaucoup pour une si petite algue, mais considérant qu'on consomme quotidiennement aux alentours de 50 g de protéines provenant de divers aliments, la perspective devient moins impressionnante et son utilité reste toute relative.

Fer

Avec 1,5 mg par dose de 5 g, la spiruline se qualifie comme source de fer, sans plus. Alors qu'elle contribue à combler 19 % de l'apport quotidien recommandé pour un homme, sa contribution pour une femme atteint seulement 8%, car les besoins féminins en fer sont supérieurs, c'est bien connu. À la lumière de ces chiffres, malheureusement, les apôtres de la spiruline n'ont toujours pas l'autorité pour administrer des dispenses de foie, de viande et d'autres aliments riches en fer.