6. Ce restant de quiche a l'air délicieux et sent très bon, mais on ne sait pas exactement depuis combien de jours il est au frigo. On le mange quand même?

«L'allure et l'odeur peuvent être de bons indices pour vérifier si un aliment est salubre, mais seulement si celui-ci risque peu d'être contaminé», dit Ginette Bourgeois. On peut se fier à notre nez ou à nos yeux pour juger de la qualité de biscuits, de muffins ou de fruits qui ne sont pas coupés, par exemple. À l'inverse, pour les plats contenant de la viande et des légumes cuits ou pour un dessert à la crème, mieux vaut se référer aux recommandations du Thermoguide (publié par le Ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation, MAPAQ). En effet, ces mets sont plus accueillants pour les bactéries pathogènes. Or, «les bactéries dangereuses pour notre santé ne sont pas toujours celles qui altèrent l'allure d'un aliment», explique Christine Barthe, coordonnatrice provinciale à l'évaluation des risques alimentaires au MAPAQ. Bref, un restant de dinde, de quiche ou de potage qui a l'air tout à fait comestible peut être insalubre, tandis qu'un morceau de pain parsemé de moisissures n'est pas nécessairement nocif pour la santé.

7. Si je prévois que le repas de Noël sera long, que puis-je faire pour que les aliments soient sécuritaires jusqu'au dessert?

On évite de placer toute la nourriture sur la table dès le début du repas. On garde plutôt les plats chauds au four et les plats frais au réfrigérateur et on remplit les assiettes de service au fur et à mesure. Pour plus de sécurité, on change l'assiette par la même occasion. En effet, «un restant de sandwich aux oeufs déjà contaminé par des bactéries pourrait contaminer les sandwichs frais qu'on y ajoute», dit Marie-Ève Jalbert. Autre possibilité: on place nos mets chauds sur des plaques chauffantes et nos aliments frais, sur des bols remplis de glace concassée.