Les causes majeures de l'AVC demeurent l'hypertension artérielle et l'hypercholestérolémie. L'embonpoint, le diabète, la fibrillation auriculaire (type d'arythmie), la sédentarité, l'athérosclérose, la consommation excessive d'alcool, le tabagisme et le stress sont également des facteurs de risque. Parmi les facteurs de risque incontrôlables, notons l'âge, le sexe, les antécédents familiaux, l'origine ethnique et les AVC antérieurs. En effet, les risques d'être victime d'un AVC augmentent après l'âge de 65 ans; plus de femmes que d'hommes meurent d'un AVC; les autochtones, les personnes d'origine africaine et sud-asiatique sont plus susceptibles que la population en général de souffrir d'hypertension artérielle et de diabète, deux facteurs de risque de l'AVC.

Il y a deux types d'AVC: ischémiques et hémorragiques.

Dans la majorité des cas, les AVC sont ischémiques, c'est-à-dire qu'ils sont causés par un caillot sanguin qui interrompt la circulation sanguine dans le cerveau. On parle d'AVC thrombotique lorsqu'un caillot se forme à l'intérieur d'une artère cérébrale et d'AVC embolique lorsqu'un caillot se forme ailleurs dans le corps (cœur, cou, carotide) et qu'il est transporté dans le cerveau par la circulation sanguine. Par exemple, la fibrillation auriculaire, la forme d'arythmie cardiaque la plus fréquente au pays, représente une des causes principales de la formation de caillots dans le cœur. L'infarctus du myocarde (ou crise cardiaque) peut également en être une cause, si une paroi cardiaque fraîchement endommagée ne pompe pas correctement et forme un thrombus mural (un caillot qui est fixé ou accroché à la paroi du cœur).

L'AVC ischémique survient souvent chez les personnes souffrant d'athérosclérose, une condition qui peut entraîner le rétrécissement ou le blocage des vaisseaux sanguins qui alimentent le cerveau, ralentissant ou obstruant la circulation sanguine dans le cerveau.

L'ischémie cérébrale transitoire (ICT), qu'on appelle parfois un mini-AVC, est une interruption temporaire de la circulation sanguine dans le cerveau. Les signes avant-coureurs sont semblables à ceux de l'AVC ischémique, sauf qu'ils se résorbent naturellement après quelques minutes ou quelques heures (plusieurs personnes en font sans le savoir). À la suite d'une ICT, les risques de faire un AVC dans les 90 jours suivants sont de l'ordre de 10 à 20 %. Les personnes qui font une ICT sont aussi cinq fois plus sujettes que le reste de la population à subir un AVC au cours des deux années suivantes.

Les AVC hémorragiques sont quant à eux causés par un saignement incontrôlé dans le cerveau, y perturbant la circulation sanguine normale et y détruisant les cellules cérébrales. Il y a deux types d'AVC hémorragiques: l'hémorragie subarachnoïde (caractérisée par un saignement incontrôlé entre le cerveau et la boîte crânienne) et l'hémorragie intracérébrale (lorsqu'une artère dans le cerveau se rompt).

L'hémorragie peut être causée par:

  • un anévrisme: une section de la paroi d'un vaisseau sanguin se gonfle de sang et forme un renflement, qui peut être rompu à cause d'une hypertension artérielle ou d'un traumatisme. L'anévrisme peut présenter des symptômes précurseurs comme un mal de tête très violent. La rupture peut survenir durant le sommeil ou lorsqu'il y a élévation soudaine de la pression (toux, exercice physique intense, orgasme).
  • une malformation artérioveineuse: généralement présente dès la naissance, une malformation des vaisseaux sanguins dans le cerveau affaiblit les parois des artères.
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