Dépistage précoce du cancer du testicule

Dès l'âge de 15 ans, tous les hommes devraient apprendre à effectuer l'auto-examen des testicules (AET). Il s'agit d'une pratique simple et sans douleur qui permet de connaître l'état normal de vos testicules, de manière à pouvoir remarquer tout changement éventuel. L'AET devrait être effectué régulièrement. Le dépistage précoce du cancer du testicule peut faire toute une différence dans le traitement de la maladie.

Comment examiner vos testicules 

Le meilleur moment pour examiner vos testicules est immédiatement après le bain ou la douche; les muscles du scrotum sont alors détendus, ce qui permet de sentir plus facilement toute masse, croissance ou sensibilité au toucher.

1.     Tenez-vous debout devant un miroir. Recherchez toute enflure de la peau de votre scrotum. Vous ne devriez ressentir aucune douleur lorsque vous examinez vos testicules.

2.     Tenez votre scrotum dans vos mains de manière à bien sentir la taille et le poids de chaque testicule. Il est normal qu'un de vos testicules soit plus gros ou qu'il descende plus bas que l'autre.

3.     Tâtez chaque testicule et faites-le rouler entre le pouce et un doigt. Il devrait être lisse. Vous sentirez un cordon mou et sensible à l'arrière de chaque testicule. C'est normal.

Une fois que vous serez familier avec votre scrotum, vous serez en mesure de remarquer les changements s'ils se manifestent. N'oubliez pas de demander à votre médecin d'examiner vos testicules lors de votre examen de routine.

Changements à surveiller

Le cancer testiculaire ne crée pas toujours une masse perceptible sur le testicule. Soyez à l'affût de ces signes :

  • une masse dure - comme un petit pois - à l'avant ou sur le côté d'un testicule;
  • tout changement dans la grosseur, la forme, la sensibilité au toucher ou la sensation des testicules ou du scrotum;
  • un changement dans la consistance ou une enflure des testicules ou du scrotum;
  • une douleur dans les testicules ou le scrotum;
  • une douleur sourde ou une pesanteur dans le bas du ventre;
  • une douleur lombaire anormale et persistante;
  • une perte de poids inexpliquée;
  • une augmentation du volume des seins.

Consultez immédiatement votre médecin si vous remarquez un de ces signes.

Réduisez votre risque personnel de cancer

Réduire son risque personnel de cancer, c'est agir concrètement de manière à prévenir l'apparition de la maladie. Votre style de vie de même que votre environnement de vie ou de travail peuvent avoir un effet positif ou négatif sur ce risque. Il faut toutefois savoir que même une personne « à faible risque » peut éventuellement avoir un cancer, tout comme une personne « à risque élevé » n'en sera jamais atteinte.

Un risque faible ne signifie pas que vous n'aurez jamais le cancer, mais qu'il est peu probable que vous en soyez atteint. Un risque élevé signifie que les probabilités de développer un cancer sont plus grandes mais pas absolues.

Le cancer n'est pas attribuable à une seule cause, mais certains facteurs pourraient accroître le risque qu'une personne en soit atteinte. C'est ce que l'on appelle des facteurs de risque. Certains facteurs de risque sont impossibles à modifier, par exemple :

  • l'âge;
  • les antécédents familiaux de cancer (hérédité).

Certains facteurs de risque sont liés à des habitudes quotidiennes que vous pouvez changer. Par exemple, vous pouvez faire les choix suivants :

  • Ne pas fumer et éviter la fumée du tabac;
  • Adopter un régime alimentaire sain;
  • Faire de l'activité physique tous les jours;
  • Maintenir un poids santé;
  • Limiter votre consommation d'alcool;
  • Réduire votre exposition aux rayons ultraviolets (UV) du soleil ou des appareils de bronzage artificiel, par exemple les lits de bronzage;
  • Bien connaître votre corps et signaler tout changement à votre médecin ou à votre dentiste;
  • Suivre les règles de santé et de sécurité lorsque vous utilisez des produits dangereux à la maison ou au travail.